Pas de «pension» pour le Petit Roi

Jean-Pierre Ferland... (Erick Labbé, Archives Le Soleil)

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Jean-Pierre Ferland

Erick Labbé, Archives Le Soleil

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Jean-Pierre Ferland a bien «voulu essayer ça», la retraite. Mais à force de s'ennuyer d'écrire, de composer et de chanter, il a tout simplement « abandonné l'idée en cours de route ».

« Mon travail, c'est ma vie. Et je ne veux pas tirer la langue à ma vie ! » clame l'auteur, compositeur et interprète de 82 ans.

Le ton gouailleur, Jean-Pierre Ferland raconte qu'il a pris la décision de «sortir» de sa retraite après qu'une dame l'eut abordé dans un supermarché en lui demandant s'il était heureux, « à la pension ».

« Je lui ai répondu du tac au tac qu'elle venait justement d'arrêter là, ma 'pension' ! » lance l'octogénaire en riant.

Était-ce ce mot que, petit, il associait à la vieillesse qui lui a fait peur ? Toujours est-il qu'il l'a reçu comme un coup au coeur.

« Pension, ça frôlait trop la dégringolade pour que je ne décide pas de remonter sur scène ! »

Ainsi, lorsqu'on l'invite, Jean-Pierre arrive en ville. Entouré de quatre musiciens et deux choristes, il foulera donc les planches du Centre des arts Shenkman, ce samedi, devant une salle comble. Puis il reviendra à Gatineau en février prochain, cette fois au Théâtre du Casino du Lac-Leamy.

Dans ce nouveau spectacle, les chansons deviennent un prétexte aux confidences et aux histoires.

« Je mêle l'humour et la poésie, parce que je fais rire les gens avec toutes sortes d'anecdotes sur mes échecs et mes bons coups, avant de passer aux choses sérieuses, en interprétant mes chansons qui parlent toutes d'amour », explique-t-il.

Comme il change de programme à chaque représentation, en fonction du public et de ses réactions, il se permet également de puiser ici et là parmi le répertoire d'autres auteurs, en plus de son propre catalogue.

Ferland revisite Éric Lapointe

Il rejoint du coup l'idée même de son prochain album, Chansons jalouses, sur lequel il revisite une dizaine de titres signés Jacques Brel (La chanson des vieux amants), Félix Leclerc (Bozo) et Gilles Vigneault (J'ai pour toi un lac), mais aussi Michel Rivard (Tout simplement jaloux), Claude Dubois (Si Dieu existe), voire Éric Lapointe (Mon ange). Autant de pièces qu'il aurait voulu écrire, explique-t-il, et qu'il reprend à sa manière pour leur rendre hommage.

« Il nous en reste deux à enregistrer et le disque sera prêt » pour sa sortie prévue pour le 22 novembre, précise M. Ferland.

Ce dernier se réjouit de vivre cette « expérience ragoûtante », qui lui donne notamment l'occasion d'« essayer » de s'approprier Si j'étais un homme de Diane Tell.

« Je découvre que je peux être bon interprète, alors que ç'a toujours été secondaire pour moi. Ginette [Reno] m'avait toujours dit que notre voix était à son meilleur à 60-65 ans. À 82 ans, je suis un late bloomer ! La mienne a développé un grain qui surprend tout le monde, moi le premier. Elle n'a jamais été aussi belle qu'en ce moment ! » clame-t-il fièrement.

Pour y aller

Le 25 février, 20 h

Théâtre du Casino du Lac-Leamy

1-877-977-7970; ticketmaster.ca

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