Harmonies en tandem

Alain Barbeau et Geneviève RB vivent «un conte de fée». Ils ont d'abord suivi... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Alain Barbeau et Geneviève RB vivent «un conte de fée». Ils ont d'abord suivi en parallèle leur propre chemin d'auteur-compositeur-interprète: lui, remarqué par sa technique de guitare; elle, félicitée pour son jeu délicat au piano.

Lorsqu'ils se rencontrent, en 2012, sur les planches de la salle Odyssée, le coup de foudre est immédiat. Artistique, avant tout, mais Cupidon se chargera de les rapprocher dans la foulée. Le couple fait paraître son tout premier «bébé» conjoint, tout simplement baptisé On est les deux, un disque folk calme et acoustique qui sera lancé à La Basoche, mardi.

C'est le comédien gatinois Patrice Bélanger qui les a réunis, en tant qu'anciens participants au Concours de la relève culturelle de Gatineau, le gala annuel qu'il anime à la Maison de la culture. Depuis, l'« admiration réciproque » des deux tourtereaux n'a fait que croître, confessent-ils - non pas en choeur, mais en écho l'un à l'autre... comme si l'exercice d'harmonies vocales qui est au coeur de leur collaboration se prolongeait dans la vraie vie, de façon naturelle. 

Convaincus que leurs deux univers étaient solubles l'un dans l'autre, ils s'invitaient mutuellement sur scène, même quand ils continuaient de se produire officiellement en solo. Ils ont ensuite simplement continué de jouer au ping-pong collaboratif au moment d'écrire et composer leurs nouvelles chansons. Un processus « naturel », aussi évident pour eux que de se partager les tours de vaisselle et les factures, explique en riant le Gatinois. 

« On a une grande complicité dans la vie et ça transparaît, sur scène et dans nos harmonies vocales. Nos deux univers [partagent] un son un peu nostalgique, ce qui fait qu'ils se relient si bien », poursuit l'Ottavienne de naissance. 

Le couple a même découvert, après coup, des liens poétiques accidentels entre certaines chansons de l'album, tel cet écho imprévu entre Le pont noir, qui met en scène un homme semblant vouloir se jeter du haut de ce pont gatinois, et Donner des noms aux étoiles, qui donne voix à une fillette dont le père a disparu. « Et pourtant, elles n'ont pas le même auteur », observe Geneviève RB.

On est les deux n'est toutefois « surtout pas un disque de chansons d'amour. On ne veut surtout pas miser sur le fait qu'on est amoureux... même si ça paraît», prévient Alain Barbeau, découvert en 2013 à l'époque de Chemin Freeman, un minialbum de chansons folks nourries de finger-picking.

Un peu plus que deux

Le tandem est allé enregistrer On est les deux «dans une ambiance de contes», dans le village de Saint-Élie de Caxton. Au studio Pantouf de Jeannot Bournival, le directeur musical attitré de Fred Pellerin. 

«C'est un sage, Jeannot! Comme il était très occupé, il n'était pas censé s'occuper autant de nous, au début; finalement, il en a fait énormément. On a bien fait de lui faire confiance », expose Geneviève RB, en évoquant la justesse et la pertinence de tous ses commentaires, et le fait qu'il s'est installé au piano sur une des chansons. 

De passage au studio à l'improviste, le frangin Pellerin, Nicolas, s'est empressé de se greffer au projet. Au violon, il a dynamisé d'un reel de son cru La locomotive

« Il y avait déjà quelque chose de magique à se rendre [à Saint-Élie] et à conduire à travers des chemins de bois sinueux en écoutant Nicolas et les Grands Hurleurs, en sachant que leur disque avait été enregistré là... mais sans réaliser qu'il allait venir jouer sur le nôtre », se remémore Alain Barbeau.

On est les deux a été concocté en collaboration avec une dizaine de musiciens, dont Karl Surprenant (basse et contrebasse), Simon Blouin (batterie), et une des idoles d'Alain Barbeau, le guitariste américain Willy Porter, qui, à distance, a ajouté un solo à C'est pas la peine. Plusieurs violons et violoncelles étoffent aussi ce disque qui a ensuite été matricé à New York, chez Gene Paul (le fils du légendaire Les Paul), lequel s'était aussi occupé du mastering des disques de Fred Pellerin. 

Dans les prochains mois, le grand public aura plusieurs occasions de découvrir de plus près le fruit de leurs harmonies. Le tandem participera à la tournée Réseau Ontario en janvier et février. Patrice Bélanger a aussi invité le couple à participer au spectacle-anniversaire de la Maison de la culture de Gatineau, prévu pour le 8 mars prochain. Puis, le 1er avril 2017, le couple montera sur les planches de La Nouvelle Scène, cette fois accompagné de la Poétique» Antoine Côté-Legault.

Pour y aller

Cabaret la Basoche

Le 27 septembre, à 19 h

819-243-8000 ; ovation.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer