Chanter à deux voix le «bonheur assumé»

La route infinie, c'est l'album du « bonheur assumé ». Celui d'un couple... (Courtoisie)

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Courtoisie

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La route infinie, c'est l'album du « bonheur assumé ». Celui d'un couple heureux qui ne se sent plus obligé de justifier l'image qu'il projette en rappelant sans cesse qu'il n'est pas parfait. Pas plus sur disque que sur scène. Ni à l'ombre des projecteurs. Discussion avec Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau, toujours aussi amoureux, et parents comblés de la petite Léa.

Le nouvel album de matériel entièrement original du couple fleure bon l'amour, bercé par leurs voix qui se marient de nouveau et les sonorités country-folk de la « musique qu'on écoute ensemble en auto », soutient Jean-François Breau, énumérant Creedence Clearwater Revival, America et autres Eagles, entre autres sources d'influences.

Du coup, La route infinie confirme le virage entrepris avec le précédent, Libre (2014), par lequel le tandem laissait dans le rétroviseur les effluves vintage et des reprises de La vie à deux.

« Ce qu'on entend sur Libre et La route infinie ressemble effectivement beaucoup plus à qui on est », corrobore le principal intéressé, sans pour autant renier les concepts antérieurs.

Libre avait rapidement été bouclé autour de l'idée de l'enfance, rappelle cette dernière. Pour La route infinie, le couple a eu le « luxe d'un peu plus de temps », entre autres pour demander à leurs collaborateurs (Patrice Michaud, Nelson Minville, Stéphane Blanchette et Zachary Richard, notamment) des textes faisant écho à leurs relation et réalité.

Ainsi, c'est à Michel Rivard et Ève Déziel qu'une Marie-Ève alors enceinte a réclamé une chanson sur Léa. Ç'a donné C'est une fille, «solo» que la maman a tenu à enregistrer après avoir accouché pour mieux «ressentir et comprendre» ce que pouvait vouloir dire «C'est le manque de sommeil/De deux coeurs qui veillent/Au moindre soupir dans la nuit».

«Cela dit, on est gâtés-pourris: Léa fait déjà ses nuits!» raconte le fier papa de 38 ans.

Un papa qui, après avoir été «un petit baryton frustré de ne pas pouvoir chanter haut», apprécie aujourd'hui sa voix plus grave, plus «enracinée», quand il s'en sert pour endormir sa fille.

«Moi, j'étais une auteure-compositrice frustrée, au point d'en faire une obsession, soutient pour sa part sa complice de tous les jours. J'ai écrit Libre, en pensant à mon frère décédé, et c'est devenu le titre de notre précédent album. Mais j'ai surtout appris à lâcher prise, à ne plus me soucier autant de ma technique pour mettre ma voix au service de l'émotion. Une grande porte s'est alors ouverte, pour moi.»

L'incontournable amour

La femme de 31 ans est par ailleurs bien consciente que «chanter en duo, quand tu formes un couple dans la vie, ça fait que tu peux difficilement ne pas chanter l'amour...»

«...mais on n'avait pas le goût de faire semblant d'être un nouveau couple. Ça fait 13 ans qu'on vit ensemble, quand même! intervient son chum. On voulait donc parler de la réalité de se choisir à nouveau à chaque matin. Et de la spontanéité qui est parfois nécessaire pour y parvenir!»

Ainsi sont nés les titres comme C'est le premier jour et La maison où je veux vivre. Ou encore Avec toi et la chanson titre - deux pièces évoquant les élans vers l'autre qui donnent envie de rouler pendant des heures pour retrouver la personne dont on s'ennuie.

D'où, aussi, Le temps manque, dont les paroles et musique sont signées Alex Nevksy et Jean-Philippe Perras. «Alex et Jean-Philippe ont mis le doigt sur ce qu'on vit. Pourquoi être heureux devrait-il rimer avec être quétaines? On n'a pas à être gênés d'être bien ensemble!» lance la nouvelle maman.

D'où, également, Resteras-tu mon coeur?, dont Stéphanie Boulay a signé le texte, les faisant interpréter: «Quand la gloire s'éloignera derrière/Que ma voix, seule, redeviendra nue [...] Resteras-tu/Mon coeur».

«Oui, on veut faire ce métier le plus longtemps possible, mais quand les gens ne seront plus là pour nous applaudir, JF sera-t-il là pour me tenir encore la main? C'est cool d'avoir la chance de chanter ça avec ton chum!» clame la trentenaire.

«Marie-Ève et moi, on s'est connus sur scène [dans la comédie musicale Don Juan], les gens nous ont vu évoluer en tant que couple, mais on s'assure régulièrement qu'on est ensemble pour les bonnes raisons, et non pas par souci de préserver une image de nous qui ne nous correspondrait plus», fait valoir son partenaire.

Ne pas partir en tournée après avoir lancé Libre, puis devenir parents (Léa a six mois et demi) leur a donné l'occasion de prouver qu'«on existe pour nous d'abord et avant tout, et ailleurs que dans le seul oeil du public».

Ce qui ne les empêche pas d'avoir très hâte de renouer avec les planches et leur public, ce qu'ils feront en 2017, afin de l'entraîner à leur suite sur cette Route infinie sur laquelle le couple file son petit bonheur.

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