Aux racines de la bête

Le groupe Plants and Animals se produira au...

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Le groupe Plants and Animals se produira au parc Landsdowne le 15 septembre prochain, dans le cadre du CityFolk.

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Après avoir laissé leurs empreintes sur Parc Avenue en 2008, Nicolas Basque, Warren Spicer et Matthew Woodley n'avaient pas envie que leur quatrième album complet s'inscrive simplement « en réaction» aux précédents.

Pour Waltzed in from the Rambling, que Plants and Animals a lancé un peu plus tôt cette année et qu'il viendra défendre sur scène lors du CityFolk jeudi soir, le trio a éprouvé le besoin de renouer avec le souffle des expérimentations de ses débuts.

« On a pris beaucoup de temps pour redéfinir qui on était en tant que groupe, ce qu'on désirait explorer comme sonorités, pour peaufiner ce disque à partir de nos forces, confirme Nicolas Basque. L'esprit de Waltzed in from the Rambling se rapproche donc de notre premier disque. Comme si on bouclait une boucle pour en commencer une autre. »

Plants and Animals avait jusqu'à maintenant délibérément cultivé des sonorités sortant des sentiers battus sur la galette précédente.

« La La Land était plus rock, parce qu'on ne voulait pas répéter Parc Avenue. Ensuite, on a épuré notre son sur The End of That pour offrir quelque chose de vraiment différent de La La Land. Cette fois, créer "en réaction à" n'était pas une option. On a juste fait la musique dont on avait envie, pour les bonnes raisons, c'est-à-dire pour le pur plaisir de travailler ensemble. Et parce qu'on croyait en nos chansons. »

« C'est peut-être l'album pour lequel on a le plus discuté, comme s'il s'agissait de notre premier disque, quoi ! » renchérit le guitariste d'un ton réjoui. 

Le résultat est concluant, laissant sourdre de leurs solides élans de jeunesse retrouvée toute la maturité et les expériences accumulées en tournée et en studio au fil des ans. 

« Conscients » de leur chance de toujours faire de la musique ensemble, plus de 10 ans après avoir formé le groupe (Plants and Animals lançait un premier EP, éponyme, en 2005), les trois artistes ont développé une complicité leur permettant d'encore plus s'éclater sur scène.

« On a toujours été bons pour improviser, parce qu'on a justement commencé à jouer dans les bars, sans toujours savoir ce qu'on allait chanter. Avec le temps, on a développé notre écoute, si bien que maintenant, on sent instinctivement où on veut tous les trois aller avec une pièce, en spectacle », explique Nicolas Basque.

L'effet Wolf Parade

À ce chapitre, le guitariste évoque la première tournée de Plants and Animals, en première partie d'un autre groupe montréalais, Wolf Parade, il y a une dizaines d'années. La bande réunie par Spencer Krug continue de l'inspirer aujourd'hui.

« C'est le groupe qui m'a assurément le plus marqué et influencé sur scène. L'énergie des gars, leur fougue et leur espèce de je-m'en-foutisme me nourrissent encore. Au point où, des fois, je me demande ce que la gang de Wolf Parade ferait à notre place face aux éclairages ou à d'autres détails de nos performances », mentionne Nicolas Basque.

Car lorsqu'il se retrouve dans la foule, ce dernier n'a pas envie d'entendre l'artiste ou le groupe devant lui reproduire son disque note pour note. Ni que sa prestation soit si planifiée et lissée que rien ne dépasse. « Je préfère de loin ce qui est moins contrôlé », fait-il valoir en riant.

Cela dit, le passage du studio aux planches, dans le cas de Waltzed in from the Rambling, coule de source pour Warren Spicer, Matthew Woodley et lui. Notamment parce qu'à mi-parcours de création, les trois comparses ont testé leur nouveau matériel auprès d'amis et de proches.

« On a pris le pouls, et on a vite réalisé que tout tombait en place comme on l'espérait. On étirait où on voulait, et les commentaires de nos amis nous rassuraient : ils nous disaient que tout sonnait naturel, comme si ça faisait longtemps déjà que les pièces nous habitaient. Bref, c'est probablement le disque qui se livre le mieux sur scène pour nous, parce qu'on est vraiment satisfaits du résultat », conclut fièrement le musicien.

Pour y aller

Parc Lansdowne

Le 15 septembre, 22 h 30

cityfolkfestival.com

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