Les matous de The Cat Empire reviennent parader

Le sextuor pop-jazz-ska australien The Cat Empire est... (Courtoisie)

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Le sextuor pop-jazz-ska australien The Cat Empire est constamment sur la route, ou dans les airs, bondissant de ville en ville.

Courtoisie

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Capturer un chat n'est jamais chose aisée. Attraper au bond les membres de The Cat Empire n'est pas plus facile: le sextuor pop-jazz-ska australien est constamment sur la route, ou dans les airs, bondissant de ville en ville.

Après un premier rendez-vous téléphonique raté, il y a quelques semaines, à cause du décalage horaire avec l'Océanie, on a enfin réussi à attraper au vol le trompettiste-chanteur Harry James Angus, mardi, dans sa chambre d'hôtel torontoise, à deux jours du concert que la bande donnera à Ottawa.

«On est arrivé au Canada il y a presque une semaine; c'est un peu bizarre, parce qu'on fait des allers-retours entre l'est et l'ouest, alors on est beaucoup dans l'avion, mais c'est cool. [...] Ça fait un bail qu'on était venu; j'avais oublié à quel point le Canada est beau, l'été. Tout est vert et doux. Alors que par chez nous, en ce moment, tout est brun. On fait plein de festival, et il y a vraiment une bonne vibration, ici.»

Paru en mars, le plus récent album du Cat, Rising With the Sun, poursuit sur la lancée entreprise par le groupe en 2013, sur Steal the Light. Ravis, satisfaits et «confiants», les musiciens avaient le sentiment «d'avoir bouclé une boucle», d'être revenus à la base de ce qu'est, ou de ce que doit être, le groupe.

«On était très heureux du résultat de Steal the Light. C'était la première fois qu'on aimait assez un album pour avoir envie de garder le même réalisateur [Jan Kubiszewski] et d'essayer de faire les choses de la même façon. On a donc essentiellement conservé les mêmes éléments, en terme de processus d'écriture et de son», reconnaît Harry James Angus.

Certes, Angus et son comparse Felix Riebl, qui déploie son énergie aux percussions et aux voix, font office de figure de proue dans le groupe. Mais la vision et la démarche artistique de Cat Empire reposent sur un exercice collaboratif. C'est pourquoi il est parfois difficile de réussir à capturer collectivement l'essence du groupe, avoue le trompettiste. «Mais ces deux derniers disques, pour quelque raison que ce soit, sonnent "justes" (they feel right).»

Sans doute parce que les musiciens ont enfin trouvé, même durant les sessions d'enregistrement, le confort dans «la spontanéité quasi chaotique» qui caractérise le groupe. «En studio, on travaillait librement à partir des bribes et idées que chacun lançait. Tout s'est construit et mis en place là, librement, de façon toute naturelle. C'était quelque chose qu'on n'avait jamais fait auparavant... alors que c'est ce qu'on aurait dû faire depuis le début, je crois.»

Rising With the Sun repose donc sur la même recette festive. Il plonge lui aussi, à sa façon, dans le royaume d'animaux fantasmés - cette fois, des taureaux, loups et aigles, entre autres créatures sauvages - qu'on pourra caresser au Algonquin Commons Theatre, le 28 juillet. 

Cette fascination pour la faune féroce tient toutefois davantage de la «coïncidence» que du concept, soulève Harry James Angus. Encore que... «J'ai l'impression que les gens vouent un culte aux animaux sauvage, en ce moment. J'en vois plein sur les t-shirts.  C'est peut-être une façon de s'identifier à eux, des symboles de liberté à l'heure où la société fait qu'on se sent de plus en plus domestiqués. Moi, ça me rappelle la fauconnerie, qui fascinait les gentlemen maniérés des siècles précédents», se risque-t-il à analyser.

Mais l'album célèbre moins le règne animalier que la transe du corps humain. Formation cuivrée conçue pour faire le party, The Cat Empire aime, pour se définir, convoquer «l'image d'une grande parade joyeusement bordélique qui descendrait la rue. Qui ne serait pas cantonnée à un espace en particulier. [...] La seule ambition, à la fois toute simple et profonde, de ces disques, c'est de donner envie de danser. Au-delà de ça, il n'y a plus grand-chose à dire...»

Pour y aller

Quand? Jeudi 28 juillet, 20h

Où? Algonquin Commons Theatre

Renseignements: www.ticketfly.com ou 613-727-4723 poste 6442

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