L'hymne à la paix de Matt Laurent

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« J'en perds mon coréen ! » lance en boutade Matt Laurent, en relatant son plus récent séjour à Séoul et en cherchant à se rappeler comment dire « tout droit » à un chauffeur de taxi, là-bas.

Blague à part, l'auteur, compositeur, interprète, producteur, arrangeur et ex-Quasimodo dans Notre-Dame de Paris peut bien perdre son coréen par les temps qui courent. Entre ses spectacles (en troupe ou en solo) aux quatre coins de l'Asie, au Liban et ici, une demande pour un nouvel album de Lucky Uke venant... d'Allemagne, il a trouvé le moyen de devancer le lancement de son tout nouveau disque, Comme le beau temps, parce qu'il doit repartir en tournée... au Japon, en Chine et en Russie cet automne.

« Comme la chanson J'écris LOVE a grimpé rapidement au palmarès au printemps, on a décidé de sortir l'album plus tôt », fait valoir Matt Laurent dans un sourire.

Cet hymne à la paix donne d'ailleurs le ton à une galette gorgée de lumière et portée par les accords chaleureux de son ukulélé.

« À la base, je ne suis pas quelqu'un qui a la déprime facile, mais il y a tellement de violence dans le monde que j'avais musicalement besoin d'apporter des messages d'espoir et de mettre un peu de soleil dans nos vies », explique-t-il. 

Ici, la Rosie de Francis Cabrel se teinte de bossa. Là, la Hélène de Roch Voisine chaloupe sur un air de reggae. Et entre les reprises, Matt Laurent a pu notamment compter sur Nelson Minville et Richard Charest (qui lui a offert On va s'parler d'amour sur son précédent éponyme) pour collaborer à ses nouvelles pièces originales qui portent des titres éloquents, de Croire à Don't Worry.

« Jouer du ukulélé et chanter me font du bien. Je suis de type plutôt nerveux, alors écouter et m'inspirer d'un Jack Johnson par exemple, ça m'aide à apprendre à devenir relax et cool ! » dit en éclatant de rire celui qui rêve de prendre « un jour, qui sait » sa retraite à Hawaï avec sa conjointe Ariane Gauthier (alias Ari Cui Cui).

L'Asie sous le charme

En attendant, Matt Laurent continue d'accumuler les projets et les voyages. L'an dernier seulement, il a été entre autres partie prenante de The French Musical Gala Concert pour la quatrième fois à Tokyo, à Taiwan et en Corée du Sud. Il a aussi foulé les planches pour ses ultimes représentations de Notre-Dame de Paris (NDP) à Séoul, Daegu et Busan, de la mi-octobre à la mi-décembre.

« La comédie musicale, en Asie, ça marche très, très fort. Ça tient du phénomène ! »

Au point où Séoul est « le troisième plus grand marché au monde ». Que les membres de la distribution de NDP, présentée une première fois en 2005 dans en Corée du Sud, y sont devenus des vedettes reconnues et invités sur tous les plateaux de télé. Que des Coréens se sont mis à apprendre le français. Et que le chanteur a engendré des vocations sans

le savoir.

« Quand on est retournés à Séoul pour fêter les 10 ans de Notre-Dame de Paris l'an dernier, on a été entre autres été voir Once en version coréenne. La jeune chanteuse de la production était incroyable. Je me suis rendu en coulisses pour la féliciter et là, toute émue, elle m'a dit que c'est en me voyant dans Notre-Dame de Paris en 2005 qu'elle avait décidé de faire carrière en comédie musicale... Je te raconte ça et j'en ai encore des frissons ! » clame-t-il.

Matt Laurent a officiellement « accroché [s]a bosse » de Quasimodo au terme du spectacle du 13 décembre dernier à Daegu et ce, après plus de 17 ans et 1000 représentations. 

Mais NDP sera remontée au Québec en 2018, ne serait-il pas alors tenté de reprendre le rôle pour un dernier tour de piste chez lui ? 

« Je ne dis pas... » répond-il, laissant la porte ouverte à toutes les possibilités.

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