Half Moon Run, ensorcelant

Pendant que Brad Paisley soulevait la foule compacte d'amateurs de country... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Etienne Ranger, LeDroit

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Pendant que Brad Paisley soulevait la foule compacte d'amateurs de country arborant fièrement bottes et chapeaux de cowboy massée devant la scène principale du Bluesfest, mercredi soir, Half Moon Run s'est pour sa part emparé de la scène parallèle située derrière le Musée canadien de la guerre, devant un public tout aussi impressionnant en nombre (toute proportion gardée) et en enthousiasme.

Les inconditionnels du groupe montréalais, qui avaient littéralement envahi chaque centimètre carré disponible de cette portion du site, ont été récompensés par une performance électrisante.

« Je viens juste de remarquer ce qui se trouve là-haut, en face de nous... Quelle nuit magnifique ! » a lancé Devon Portielje, en pointant la demi-lune brillant fort à propos dans le ciel.

Ce dernier était visiblement heureux d'être de retour dans la ville qui l'a vu grandir. En forme sur le plan vocal, tantôt sautillant à qui mieux mieux (comme sur I Can't Figure Out What's Going On), tantôt chaloupant derrière sa guitare (entre autres sur The Debt, livrée à fleur de peau), il a donné le ton à une soirée aussi enveloppante que dansante. À ses côtés, Conner Molander, Dylan Phillips et Isaac Symonds n'étaient pas en reste, ici récupérant le sourire aux lèvres une erreur dans le couplet de Devil May Care, là déployant Everybody Wants de l'épure à la texture planante.

Tout en faisant la part belle aux pièces du récent Sun Leads Me On  (Consider Yourself , assénée tel un direct au plexus, valait à elle seule le déplacement), la formation a entre autres offert Fire Escape et Full Circle en guise de rappels, au plus grand bonheur des spectateurs.

La soirée moite a certes été propice aux retrouvailles, rendant les corps et les âmes particulièrement poreux aux sonorités ensorcelantes d'Half Moon Run. Un seul regret, cependant. Alors que mardi, ils avaient pris le temps de s'adresser aux gens en français au Festival d'été de Québec, Devon Portielje et ses complices ont malheureusement semblé oublier qu'une foule, à Ottawa-Gatineau, compte aussi son lot de francophones... Ces derniers n'auront eu droit qu'à un bref « merci beaucoup » lancé en guise d'au revoir. Dommage.

Alessia Cara au Bluesfest : sympa, mais trop court

Pendant que Brad Paisley soulevait la foule compacte... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Etienne Ranger, LeDroit

À 20 ans tout juste sonnés, Alessia Cara est très consciente d'être devenue depuis quelques mois une artiste à laquelle plusieurs jeunes s'identifient.

Sans pour autant se prendre trop au sérieux, l'auteure-compositrice-interprète a profité de la scène non seulement pour livrer sa pop aux effluves R & B, mais aussi pour donner envie à ceux et celles qui l'écoutent de croire en eux et leurs rêves (elle leur a dédié Four Pink Walls) et de s'accepter tels qu'ils sont.

« Il y a tant de beautés différentes, pourquoi devrait-on correspondre à une image imposée par les autres ? Si le monde vous dit que vous n'êtes pas beau, c'est le monde qui devrait changer, pas vous ! » a fait valoir l'Ontarienne avec fougue et conviction en guise d'introduction à Scars To Beautiful.

Quelques centaines d'adolescents (surtout des adolescentes) étaient visiblement là spécifiquement pour elle. Et ils ont vite répondu à son appel, reprenant le refrain d'I'm Yours d'entrée de jeu.

Si la chaleur accablante n'a pas réduit les ardeurs des agents de sécurité (munis de boyaux d'arrosage, ils ont passé une partie de ce début de soirée caniculaire à faire pleuvoir de l'eau sur la foule et à remplir les bouteilles qu'on leur tendait), elle semble toutefois avoir eu raison d'Alessia Cara.

En à peine un peu plus de 40 minutes - elle avait pourtant droit à une heure complète -, elle a enfilé les principales pièces de son premier (et seul) album, de la ballade River Of Tears à Overdose (servie à la guitare), en passant par Wild Things.

On ne peut dès lors que regretter que sa prestation, autrement énergique et chaleureuse, se soit terminée aussi abruptement après l'incontournable Here.

La chanteuse a rapidement quitté la scène en compagnie de ses trois musiciens, sans offrir de rappel, laissant ses fans sur leur faim.

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