Alessia Cara sur son nuage

Alessia Cara sera au Bluesfest mercredi soir après... (Yan Doublet, Le Soleil)

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Alessia Cara sera au Bluesfest mercredi soir après son passage au Festival d'été de Québec.

Yan Doublet, Le Soleil

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Alessia Cara a soufflé ses 20 bougies lundi soir au Festival d'été de Québec, ouvrant la soirée pour Selena Gomez. Dire que cette 20e année a logé à l'enseigne de la propulsion fulgurante relève presque de l'euphémisme: depuis la sortie de son album Know-It-All, en novembre dernier, l'Ontarienne a ouvert le gala des Juno et y été sacrée découverte de l'année (elle était en nomination pour quatre prix) ainsi qu'interprété ses tubes Here et Wild Things lors de la finale de Star Académie en avril.

La jeune sensation canadienne a aussi assuré récemment la première partie de Coldplay en Europe (elle accompagnera Chris Martin et sa bande aux États-Unis en juillet et en août), en plus d'avoir annoncé sa tournée bien à elle pour l'automne.

«La dernière année a été complètement folle! En fait, tout va tellement vite que je ne suis pas certaine de vraiment absorber tout ce qui m'arrive en ce moment. Je me laisse porter par tout ça, comme sur un nuage», avoue Alessia Cara, attrapée au vol alors qu'elle se préparait à prendre l'avion, en prévision de son spectacle au Bluesfest ce mercredi.

L'avenir s'appelle musique

Une chose est certaine: la jeune femme n'aurait «jamais osé» croire qu'elle serait là où elle est rendue aujourd'hui quand elle a commencé à faire de la musique il y a quatre ans.

«J'ai toujours eu de la difficulté à choisir une discipline, que ce soit à l'école ou ailleurs, sans qu'elle finisse par m'ennuyer rapidement. Mais je ne me lasse pas de la musique. C'est la seule chose que je me vois faire quand je me projette dans l'avenir.»

Si elle n'était «pas certaine d'arriver à écrire et composer une chanson, à 16 ans», elle était néanmoins convaincue que c'était ce qu'elle voulait faire.

«La musique est la seule façon que j'ai trouvé pour exprimer pleinement qui je suis. J'ai donc souvent l'impression que ce que je dis des choses beaucoup plus signifiantes dans mes chansons que lorsque je parle!» lance-t-elle en rigolant.

D'où l'importance, pour celle qui signe ses textes et mélodies de son vrai nom Alessia Caracciolo, d'avoir été partie prenante du processus de création de chaque pièce de son premier album.

Ainsi, elle parle tantôt de sa préférence de se fondre dans le décor pendant les partys, où elle ne s'est jamais totalement senti à l'aise (Here), tantôt du fait que chacun a le droit de briller de ses propres feux (Scars To Your Beautiful). 

Elle chante aussi qu'à 17 ans (Seventeen), elle a souhaité suspendre la course du temps. 

«Je traversais une période étrange. Je ne voulais pas avoir 18 ans parce qu'à mes yeux, ça voulait dire être considérée comme une adulte, et que je ne me sentais pas prête pour ça, raconte-t-elle. J'ai 20 ans aujourd'hui et j'aimerais encore pouvoir arrêter le temps pour profiter pleinement des moments que je vis maintenant sans avoir à penser à demain, ni aux responsabilités de l'adulte que je deviens!»

Bref, elle incarne aussi bien les incertitudes, peurs et questionnements existentiels que les convictions, désirs d'émancipation et d'autonomisation de sa génération.

«Écrire relève de la thérapie. Ça part de moi et je le fais à la base pour moi. En même temps, les gens s'approprient mes paroles, leur donnent leur propre sens, une fois que les chansons sont lancées. Et je trouve ça super quand une personne me raconte ce que tel ou tel texte veut dire pour elle, comment elle l'interprète et l'a fait sienne.»

Responsable d'être soi

L'auteure, compositrice et interprète est par ailleurs consciente que des milliers d'adolescentes l'écoutent, se retrouvent dans ses propos, voire s'identifient à elle.

«Je ne suis pas la plus célèbre, mais la plate-forme que j'ai, j'entends quand même l'utiliser de manière responsable, soutient-elle. C'est pour ça qu'il est essentiel que j'adhère totalement à ce que j'écris, pour que le public me croit quand je lui chante qu'on a tous le droit d'être soi et de vivre sans craindre d'être jugé si on n'est pas comme tout le monde.»

Et elle, comment vit-elle avec cette nouvelle notoriété et qu'a-t-elle appris sur elle à travers tout ça?

«Je n'ai pas encore pu me poser assez longtemps pour évaluer l'impact sur moi de tout ce qui s'est passé depuis un an, mais j'ai pris confiance en mes moyens, ça, je le sens. Je me suis prouvé que je n'étais finalement pas aussi gênée que je croyais l'être, à force de monter sur scène, et, surtout, que j'ai pas mal plus d'aptitudes pour pratiquer ce métier et m'y faire une place que je le pensais.»

Prochaine étape: apprendre à mixer et produire son matériel. 

«Pourquoi pas?» lance-t-elle d'un ton qui laisse peu de place à l'interprétation quant à ses intentions de relever le défi.

Pour y aller

Ce mercredi, 19 h

Plaines LeBreton

ottawabluesfest.ca

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