Idol, en forme, mais moins en voix

Billy Idol a donné le ton à l'édition...

Agrandir

Billy Idol a donné le ton à l'édition 2016 du Bluesfest, jeudi soir, sur les plaines LeBreton. Le rocker en a mis plein la vue et les oreilles aux festivaliers venus nombreux pour cette première soirée.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CRITIQUE/ Toujours le roi des rebelles, Billy Idol? Le sexagénaire en entretient assurément l'image, à défaut d'en avoir encore la voix... Le Britannique a donné le coup d'envoi du Bluesfest jeudi soir. Un coup d'envoi en demi-teinte, à cheval entre nostalgie (ses tubes des années 80, assument avec une redoutable efficacité leur trentaine et n'ont pas pris une ride) et la réalité d'aujourd'hui: malgré l'«attitude» qu'il déploie pour convaincre qu'il mérite encore son titre, force est de reconnaître que les cordes vocales du chanteur ont moins bien vieilli que ses chansons. Bref, sa prestation avait de quoi laisser mi-figue, mi-raisin.

Arborant ses éternels cheveux blonds et des jeans noirs savamment troués, Billy Idol continue de cultiver son allure d'éternel adolescent. Certes, il ne saute plus sur les caisses de son (comme il l'avait allègrement fait lors de son dernier passage à Ottawa, en 2008), mais il ne lésine pas sur les éclats de voix pour compenser, tantôt rugissant sur Shock To The System, tantôt encourageant Ottawa à danser avec lui (sur l'incontournable Dancing With Myself, servie dès les premières minutes de sa prestation).

Le guitariste Steve Stevens a ensuite fait grimper la température d'un cran, en entonnant les premières mesures si aisément reconnaissable de Flesh For Fantasy, donnant l'occasion au chanteur de troquer sa longue redingote pour la veste de cuir aux manches ajourées... ouverte sur son torse nu, comme il se doit. 

Ces deux électrochocs livrés coup sur coup laissaient entrevoir une soirée endiablée, la foule ayant fortement réagi aux classiques.

Mais à force de chanter à s'en cracher les poumons, Billy Idol n'a pu éviter quelques fausses notes. Elles ont été particulièrement audibles sur Can't Break Me Down, extraite de son album Kings & Queens Of The Underground, lancé à l'automne 2014.

D'ailleurs, ses plus «récentes» pièces ont beau s'inscrire dans le droit-fil de son répertoire des premières années, elles ont semblé laisser la foule de marbre, jeudi.

Il a fallu attendre Eyes Without A Face pour sentir de nouveau un frisson faire vibrer les spectateurs. Et encore... Blue Highway n'a pas non plus réussi à soulever la foule. 

Seuls le cri de ralliement Rebel Yell et White Wedding (malgré la fatigue qui s'entendait dans la voix du chanteur) ont véritablement ranimé les milliers de gens massés à ses pieds, les faisant hurler à leur tour, en toute fin de soirée. 

Steve Stevens spectaculaire

À ses côtés, il faut toutefois saluer la présence de son complice Steve Stevens. Ce dernier s'avère toujours aussi spectaculaire à la guitare, qu'il en joue aveuglément son instrument derrière la tête, ou qu'il y aille d'un impressionnant solo aux accents latins se fondant dans le fameux riff de Stairway To Heaven avec toute la personnalité (aussi flamboyante que sa guitare, d'ailleurs) qu'on lui reconnaît sur scène.

Le duo était par ailleurs solidement appuyé par le reste de sa bande, dont Erik Eldenius à la batterie. 

Ce dernier a également eu droit à son solo de batterie, en guise de mise en bouche pour le clou de la soirée: la très attendue Mony, Mony

Et qui, à elle seule, aura valu la soirée - ou du moins l'attente pour l'entendre livrée en guise d'ultime rappel, électrisant à souhait.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer