Retour en fanfare de Trombone Shorty

Trombone Shorty and Orleans Avenue  ont su plaire... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Trombone Shorty and Orleans Avenue  ont su plaire aux mélomandes du Festival de Jazz d'Ottawa, lundi soir.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La programmation du Festival de Jazz d'Ottawa ménage son lot de musiciens habitués d'Ottawa et d'autres, tout à fait inédits.

Dans la première catégorie, figure le retour de Trombone Shorty, jeune souffleur de la Nouvelle-Orleans venu au Bluesfest pas plus tard qu'en 2014. Faut-il rappeler le phénomène ? 

Proclamé jeune prodige, le tromboniste jouait dans les fanfares à l'âge de 6 ans... Il a compris, dès son enfance dans la famille musicale Andrews/Hill, que la musique était un divertissement qu'il fallait traiter avec sérieux. Confirmation prouvée lundi soir, où le musicien a embrasé la pelouse du parc de la Confédération en compagnie de son groupe de toujours, les Orleans Avenue. Un boulevard funk/rock épatant !

Des érudits des cuivres à l'énergie dévastatrice, puisant sans vergogne dans les grands crus millésimés pour pratiquer un assemblage gonflé que des vétérans n'oseraient plus. 

Lunettes noires et barbe de trois jours, Trombone Shorty, 30 ans, n'attend pas deux chansons pour dresser son patchwork sudiste, après une incursion chez Lenny Kravitz (Sistamamalover) qu'il connaît bien pour avoir joué dans sa section de cuivres. Puis vient une reprise tonique d'Ernie K-doe, Here Come The Girls, pure démonstration rythmique à faire swinguer un métronome ! 

L'onctuosité somptueuse des cuivres mixée aux mesures chaloupées du batteur Joey Peebles, et voilà un écrin de velours bleu pour la voix bien timbrée de notre tromboniste. Il chante avec délectation Ray Charles (I got a woman), James Brown (Get up), des rocks grimés, du funk endiablé, puis saisit son trombone, sa trompette, gonfle démesurément les joues et finit souvent cambré, à bout de souffle mais le sourire éclatant. 

Une telle vitalité n'a eu aucune peine à faire danser les spectateurs, même les inconditionnels de la chaise pliante ! Ses concerts donnent invariablement une pêche incroyable, réitérée lundi soir à Ottawa.

Encore faut-il mentionner ses (excellents) musiciens : Pete Murano à la guitare ouvrira le bal des solos époustouflants. Mais aussi Dan Oestreicher  et BK Jackson, aux saxophones. On oubliera bien vite les soucis de micro du chanteur lors des premiers titres. 

De la Nouvelle-Orléans aux airs de fanfares carnavelesques, Troy Andrews (de son vrai nom) a le chant nonchalant et l'abandon jazzy. En rappel, on reconnaîtra des mesures When The Saints Go Marching In. Le road trip en Nouvelle-Orléans pouvait être bouclé.

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 3 juillet

Où? Parc de la Confédération et CNA

Renseignements? ottawajazzfestival.com

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