Gregory Charles, piano franco

Lors du spectacle, le chanteur Gregory Charles joue... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Lors du spectacle, le chanteur Gregory Charles joue le rôle de chef d'orchestre, pianiste, chanteur...et animateur !

Etienne Ranger, LeDroit

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CRITIQUE / Comme chaque année, le Franco marque le coup d'envoi des festivals d'été à travers une dizaine de concerts étalés sur trois soirées dévolues à la fierté culturelle francophone, avec vue imprenable sur le Parlement.

Pour la cause linguistique, on nous promet un spectacle 100 % francophone pour la prestation de Gregory Charles... exceptions faites pour les Beatles, Nirvana et quelques autres incontournables qui viendront subrepticement se glisser dans le répertoire. Autres vedettes de la soirée : les 200 choristes des écoles De La Salle et Séraphin-Marion, invités à rejoindre l'artiste sur scène une demi-heure après le début du concert pour une incursion à la tonalité très différente vers le chant religieux. Réussi ! Le début du concert, pourtant, ne présageait rien de tel.   

La terre est si belle d'Hugues Aufray, La fête, Attention, mesdames et messieurs de Michel Fugain, J'ai L'rock'n Roll Pis Toé d'Offenbach, suivie de Starmania, Ce soir on danse à Naziland et Quand on arrive à ville; une bribe de Nirvana par-ci, un solo de batterie par là. Passer de l'un à l'autre donne l'idée de l'incroyable pot-pourri musical qui a rythmé la deuxième soirée du festival. 

L'homme-orchestre

Dans ce grand panier, le chanteur Gregory Charles joue le rôle de chef d'orchestre, pianiste, chanteur... et animateur ! Il explique au public le langage des signes qu'il utilise avec ses musiciens sur scène, un jeu auquel est rompu son fidèle public : un geste pour signaler un changement de rythme, un autre pour l'arrêt de la chanson, par exemple. En définitive, l'enchaînement des morceaux sans temps mort ni hésitation donne l'impression d'un concert bien rodé. 

Il n'annonce pas les titres, saute sur un autre morceau au détour d'un couplet, mélange les styles avec ses six musiciens capables de jouer sans transition du reggae autant qu'un solo improvisé ou un air rock. Puis il chante, prend un plaisir évident à reproduire la voix caverneuse de Louis Armstrong sur What a Wonderful World ou plus fluette de Michel Fugain. Impossible de citer tous les artistes repris dans le medley de Gregory Charles, vendredi soir. Mais qu'importe, le public les reconnaît, encourage volontiers, fredonne et danse. C'est l'effet tube, le plaisir de retrouver des chansons complices. L'artiste conjugue avec brio humour et variété. Petits et grands reprennent ses paroles en choeur, certains se prennent par la main pour entrer dans la danse, d'autres semblent davantage intéressés par leur pinte de bière. 

C'est cela l'ambiance du Festival franco-ontarien. Convivial et bon enfant. On vient en famille, ou avec des copains, ou des voisins.

Samedi après-midi, il ne faut pas manquer l'énergie contagieuse de l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly à 21 h, ni le tout nouveau spectacle de Karim Ouellet à 19 h 30, ni le trio français fort prometteur de Radio Elvis, à 18 h 30.

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