Carrie Underwood en mode rock

Carrie Underwood a déployé sa grosse machine bien... (Martin Roy, LeDroit)

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Carrie Underwood a déployé sa grosse machine bien huilée au Centre Canadian Tire d'Ottawa, vendredi soir.

Martin Roy, LeDroit

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CRITIQUE / Carrie Underwood a laissé ses fans en pâmoison, vendredi soir au Centre Canadian Tire, où elle s'est arrêtée raconter quelques-unes de ses meilleures histoires, dans le cadre de son Storyteller Tour - Stories in the Round.

La tournée reprend logiquement le nom de son cinquième album, Storyteller, paru en octobre dernier, ainsi nommé pour évoquer le fait que chaque chanson country est aux yeux d'Underwood - et qui sommes-nous pour contredire l'Oklahomienne, cette sommité qui ne cesse de fracasser des records de vente et/ou popularité, que la critique encense pour sa précision et son élasticité vocales, et dont les accords country-pop sont appréciés tant par Steven Tyler et Tony Bennett que par Dolly Parton? - une petite histoire en soi. 

L'enrobage musical de ses historiettes à elle tient particulièrement bien la route. 

Scène à 360 degrés

Underwood a gambadé pendant presque deux heures le long des trois scènes circulaires aménagées en plein centre de la patinoire et liées par des passerelles. Cette disposition «étirée» et la configuration à 360° lui permettent une grande proximité avec la foule, tout en insufflant beaucoup d'énergie au spectacle. 

La Nashvilloise (un peu Ottavienne de coeur? N'est-elle pas mariée à l'ancien joueur des Sénateurs d'Ottawa, Mike Fisher, avec qui elle a partagé pendant plusieurs année une résidence secondaire dans les environs d'Ottawa?) est arrivée des hauteurs, d'abord cachée, puis solidement campée sur une plate-forme à étages d'où elle surplombait ses musiciens, tel un soleil blond et platine, que sa robe pailletée d'or ne dépareillait pas.

Elle s'est empressée d'entonner Renegade Runaway, sous les vivats admiratifs de la foule.

Après cette apparition angélique digne de Nashville ou de Versailles, la lauréate de sept prix Grammy a poursuivi dans même veine franchement plus rock que country, faisant défiler ses hits à grandes enjambées, allant chercher les choeurs et la complicité du public sur Undo It et Good Girl

«Ça fait du bien d'être de retour» en ces lieux où elle se sentait un peu comme à la maison, a-t-elle partagé avant de faire sonner ses Church Bells, son nouvel extrait radio. 

À la fin du dernier couplet, la voilà qui joue à la prestidigitatrice, disparaissant sous l'aréna une bonne petite minute (on en a profité pour regarder de plus près ses musiciens: ils sont huit, dont quatre très mobiles, à l'entourer tels des satellites), pour revenir vêtue de blanc, juchée sur un énorme juke-box des années 1950, et tenant un micro évoquant la même époque. 

Elle amorçait ainsi le deuxième de ses quatre actes, chacun d'eux étant l'occasion d'enfiler un nouveau costume. 

On était dans la séquence «émotions». En  reconnaissant les premières notes de Cowboy Casanova, j'ai eu une pensée émue pour une collègue coincée au bureau en cet instant précis, qui ne se serait pas fait priée pour qu'on troque nos sièges. 

Carrie Underwood a continué à faire ronronner la foule en reprenant doucement Heartbeat puis Jesus, Take the Wheel, tirée de son tout premier album, Some Hearts, et grâce à laquelle elle reçut l'un de des trois premiers trophées Grammy, en 2007. 

Le moteur s'est réchauffé au troisième acte, grâce à Blown Away. Et les choses ont redémarré sur les chapeaux de roues, à bord de Two Black Cadillacs, morceau qui ne laisse aucun doute sur la solidité de ses cordes vocales. Des effets de néons et de lasers baignant la scène ont agrémenté l'interprétation, histoire d'en mettre plein la vue en même temps que plein les oreilles. 

Un des disques constituant la scène centrale s'est mis à tourner sur Dirty Laundry - était-ce pour évoquer le tambour des laveuses? L'effet de cet artifice sur la foule a été moins palpable que lorsque la chanteuse a sorti son harmonica sur la chanson suivante, Choctaw County Affair, qui mettait fin au troisième acte. 

Au retour, l'icône country s'est frottée au répertoire de Dolly Parton, osant reprendre a capella I Will Always Love You - un air que Parton chantait bien avant que Whitney Houston ne commence à prendre des médicaments contre la toux. Joli moment, dont la pureté s'est prolongée sur le piano solo de What I Never Knew I Always Wanted. 

Honnêtement, on craignait d'être un peu perdu, sans bottes de cow-boy, dans ce répertoire country-pop qui ne nous était guère familier. Surprise: on a eu un spectacle très rock, pop sur les bords (à cause des ballades) et finalement assez peu country. 

L'énergie rock s'est même précipitée à l'heure du crescendo final, constitué de l'incontournable Before He Cheats, puis Smoke Break et Something in the Water, en rappel.

Première partie

En tout début de soirée, les amateurs de country ont eu l'occasion d'apprécier des étoiles montantes, mais déjà bien brillantes, de la scène country-rock américaine: les deux Swon Brothers - Zach et Colton - puis le suave Easton Corbin.

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