L'hymne de Céline au temps passé avec René

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Cette pièce, Encore un soir, que la diva a réclamée avec insistance à son complice Jean-Jacques Goldman, s'inscrit dans sa volonté de chanter le lien unique qui l'unissait à René Angélil.

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«C'est pas pour me plaindre / Ça, vous n'avez rien à craindre / La vie m'a tellement gâtée / J'ai plutôt du mal à l'éteindre», chante Céline Dion avec autant de sincérité que de sérénité sur la pièce Encore un soir, disponible depuis mardi matin.

Sur ce premier simple de son nouveau disque en français à venir en août, on entend clairement son désir de partager «Encore un soir / Encore une heure / Un peu de nous / Un rien de tout», voire «juste un baiser» et «une larme de bonheur», avec son mari et imprésario René Angélil, décédé le 14 janvier dernier des suites d'une longue maladie. 

«J'ai jamais rien demandé / Ça, c'est pas la mer à boire / Allez! face à l'éternité / Ça va même pas se voir / Ça restera entre nous / Oh, juste un léger retard», lance-t-elle d'ailleurs plus loin, comme une prière adressée à Dieu afin de garder son homme auprès d'elle encore un peu.

Cette pièce, que la diva a réclamée avec insistance à son complice Jean-Jacques Goldman, s'inscrit dans sa volonté de chanter le lien unique qui l'unissait à René Angélil, alors que le temps leur filait inexorablement entre les doigts.

Ce temps que la femme aurait voulu pouvoir mettre sur pause...

Écrin pop pour voix sereine

Encore un soir n'a toutefois rien de larmoyant, ni de sirupeux, et s'écoute plutôt comme un vibrant hymne à savourer chaque instant avant qu'il ne soit trop tard. Car portée par les mots et la musique de l'auteur-compositeur français, la Québécoise évoque aussi ce temps qui a su la combler.

La chanson porte indéniablement la griffe de celui qui ne voulait pas reprendre la plume, croyant déjà lui avoir tout écrit sur D'eux (sorti en 1995, ce disque demeure l'album francophone le plus vendu de tous les temps), S'il suffisait d'aimer (1998) ou encore sur 1 fille & 4 types (2003). Or, du texte évitant les écueils du mélodrame à la mélodie bercée de piano doux, de batterie pulsant comme un coeur, de guitares bien vivantes et de choeurs, force est de reconnaître qu'il fait une fois de plus chanter la diva comme peu de paroliers et compositeurs y parviennent. 

Dans cet écrin pop que Goldman lui a finalement et finement ciselé sur mesure, Céline peut aujourd'hui déposer en toute confiance une voix laissant affleurer des aspérités et une vulnérabilité assumées.

«Il m'a fait un cadeau merveilleux. J'ai eu le temps de la chanter à René, qui était, comme on dit chez nous, "aux petits oiseaux"», a d'ailleurs raconté Céline Dion lors d'une récente entrevue accordée à Paris Match.

Cette dernière se réjouissait qu'«avec sa délicatesse habituelle», le Français lui ait «une chanson qui n'est même pas triste».

Initialement prévue pour ce printemps, la sortie de sa prochaine offrande dans sa langue maternelle a été repoussée au mois d'août.

Outre Jean-Jacques Goldman, Céline Dion y interprétera des textes de Serge Lama (sur une musique de Francis Cabrel, avec qui elle collaborera pour la première fois sur disque) et de Grand Corps Malade. 

De plus, elle prêtera sa voix aux mots du comédien Daniel Picard (le frère de l'homme de radio de la région Michel Picard), dont la pièce À la plus haute branche a été retenue par vote populaire à la suite d'un concours organisé l'an dernier.

Que le spectacle continue

Par ailleurs, juste avant de recevoir le prestigieux prix Icon des mains de son fils aîné René-Charles lors du gala des Billboard Music Awards dimanche dernier, la quadragénaire est remontée sur scène à Las Vegas pour livrer sa relecture de The Show Must Go On.

Juste avant de recevoir le prestigieux prix Icon... (Richard Shotwell, Invision/AP) - image 4.0

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Juste avant de recevoir le prestigieux prix Icon des mains de son fils aîné René-Charles, dimanche dernier, la quadragénaire est remontée sur scène à Las Vegas pour livrer sa relecture de The Show Must Go On.

Richard Shotwell, Invision/AP

Bien qu'elle l'interprétait déjà en spectacle, sa reprise du classique de Queen a évidemment pris une dimension particulièrement émotive pour elle et le public depuis de la mort de son mari et imprésario, dont «the show must go on» était le leitmotiv.

En plus de son disque en français, Céline Dion travaille sur son prochain album en anglais, qui atterrira quant à lui dans les bacs des disquaires l'an prochain.

D'ici là, elle sera en spectacle à Québec, Montréal et Trois-Rivières, au cours de l'été, en plus de fouler les planches en Europe, à Anvers et Bercy.

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