Les Trois Accords: musique, public et fric

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Les Trois Accords - qui sont quatre - ont dégoté la mélodie du bonheur ces derniers temps: leur performance à l'incontournable émission La Voix, en finale de surcroît, n'est pas passée inaperçue. «3,2 millions de téléspectateurs», glisse le batteur Charles Dubreuil, pas peu fier. «C'est rare qu'on puisse conceptualiser une prestation avec autant de moyens. C'est l'un des événements les plus marquants de notre histoire.»

En tournée médiatique deux semaines avant leur concert... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 1.0

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En tournée médiatique deux semaines avant leur concert à Gatineau, le 28 avril, Charles Dubreuil et Simon Proulx gèrent leur frénésie de rockers avec une rigueur qui confine presque à l'ascèse. 

Patrick Woodbury, LeDroit

En fin stratège, le groupe mettait en ligne, le jour même de son passage télévisuel, une série de clips vidéo tirés du dernier album Joie d'être gai. Pour une formation réputée chanter des histoires de licorne et de dauphin, Les Trois Accords gardent la tête sur les épaules en affaires.

En tournée médiatique deux semaines avant leur concert à la salle Odyssée le 28 avril, le chanteur Simon Proulx et son acolyte Charles Dubreuil gèrent leur frénésie de rockers avec une rigueur qui confine presque à l'ascèse. 

Au micro depuis le début, Simon Proulx, chandail beige immaculé et brushing blond impeccable, n'a aucune difficulté à parler chiffres ou commanditaires. C'est la première fois que le groupe fait appel à un partenaire privé pour financer ses clips. Quitte à faire du placement de produit (bière), Les Trois Accords assument leur choix: «De toute façon, l'intégration de produits dans les films, ça existe depuis les années 1930, se défend Charles Dubreuil. C'est difficile de mettre en scène un party, le résultat aurait pu être très laid.» 

Ils ont fait appel à leur réalisateur de toujours, Louis-Philippe Eno, qui décline les 10 morceaux de l'album en autant de capsules festives. Là encore, Les Trois Accords manient l'art du contre-pied comme personne. 

Alors que la pièce-titre Joie d'être gai nous évoquait à première écoute l'homosexualité masculine, le clip met en scène deux gars éconduits par deux filles lesbiennes. 

«On se demande toujours où aller plus loin, partage Simon Proulx. La mise en image de notre musique constitue une grosse partie de notre travail.»

Chorales improvisées

Sur scène, l'affaire est tout autre et fonctionne à l'huile de coude, plutôt qu'à l'attirail scénographique cosmétique. 

D'inciter l'assistance en nage à clamer leurs chansons. De chanter (ou vociférer) chaque parole comme si l'avenir de l'humanité en dépendait. Affirmons-le derechef: extraverti dans ses chansons (seulement), le quatuor représente une sommité en la matière, lui qui est réputé pour ses disques humoristico-grunge, et surtout, ses concerts où, par la magie des décibels et d'un public qui le lui rend bien, Les Trois Accords se transforment en performeurs inouïs. À chaque étape de sa tournée, la formation recrute «une chorale» parmi ses admirateurs. 

«J'ai vu les rappeurs Ghostface Killah et badbadnotgood recréer le Wu-Tang Clan en concert en invitant des gens du public à monter sur scène, j'ai trouvé l'idée intéressante», partage le batteur. Peu importe le niveau de ces chorales improvisées, un seul mot d'ordre: «Avoir du fun

Pour y aller

Quand? 28 avril

Où? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements: www.salleodyssee.ca ou 819-243-2525

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