Les vinyles font encore tourner les têtes

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Près de 400 personnes se sont rendues au Record Center, samedi, afin de souligner la Journée des disquaires indépendants.

Martin Roy, LeDroit

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La popularité des disques vinyles ne se dément pas si on se fie à l'engouement suscité lors de la 10e Journée des disquaires indépendants, qui se déroulait samedi. Les mélomanes se sont précipités par centaines dans les différents commerces d'Ottawa.

Avant même d'ouvrir les portes du Record Center, samedi matin, le propriétaire John Thompson a pu compter près de 100 mordus de musique qui attendaient impatiemment de pouvoir mettre la main sur un vinyle inédit afin de souligner cette journée.

L'affluence dans son commerce n'a pas dérougi de la journée. En tout, près de 400 personnes s'y sont rendues dans l'espoir de faire une trouvaille musicale.

«L'avantage d'une journée comme celle-ci c'est de faire découvrir la musique sous un autre angle. C'est notre troisième participation à l'événement et c'est toujours très occupé», constate M. Thompson

Ce dernier observe également un engouement pour les vinyles, les tables tournantes et tout ce qui est vintage. Au cours des cinq dernières années, son commerce de la rue Wellington attire de plus en plus de curieux et passionnés de musique. Le retour aux sources est aussi populaire chez les hommes que les femmes de 25 à 35 ans, qui ont vu au cours des années défiler les cassettes, disques compacts et MP3. 

«Les baby-boomers retournent aussi aux vinyles. Ils retrouvent des boîtes de vieux disques dans le sous-sol. Ils se souviennent de leur jeunesse et recommencent à les écouter. C'est beau à voir», raconte M. Thompson.

Bien que la musique est accessible et disponible partout depuis l'ère du numérique, ceux qui ne jurent que par les vinyles le font pour l'expérience sonore et la variété des disques disponibles.

Plusieurs clients rencontrés au Record Center ont avoué qu'ils aimeraient mettre la main sur un vinyle original. «La qualité sonore est meilleure sur un vinyle. Il y a une chaleur dans la musique», constate Benoit Bilodeau, un amoureux de musique. «Depuis que j'utilise une table tournante, ça me fait réapprécier la musique. Ça me donne la chance aussi de redécouvrir de vieux artistes et des styles différents.»

La Journée des disquaires indépendants se tient chaque troisième samedi du mois d'avril depuis 2007. Lors de ses premiers balbutiements, l'événement s'était donné comme mission de stopper la fermeture des magasins de disques, alors que les téléchargements illégaux battaient leur plein. En tout, six disquaires indépendants de la capitale nationale ont participé à l'activité.

L'un des disques les plus courus samedi dans la région était une édition spéciale de L'amour est sans pitié de Jean Leloup, lancée en seulement 1000 exemplaires pour souligner le 25e anniversaire de la parution de l'album original.

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