Un Caboose qui roule sa bosse

Pierre-Alexandre Fortin, Isabelle Lemme et Sylvain Massé, alias... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pierre-Alexandre Fortin, Isabelle Lemme et Sylvain Massé, alias Caboose Band.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La Caboose Band survivra-t-il à L'Auberge du chien noir, l'émission dont il est issu?

C'est ce qu'espèrent ses comédiens-musiciens, qui, après avoir organisé «pour se faire plaisir» un spectacle au Lion d'Or à Montréal, l'an passé, ont vite été dépassés par la demande: les billets se sont envolés en moins de 24 heures; ceux de la supplémentaire, de façon presque aussi fulgurante. 

Un engouement inattendu, disent-ils, en dépit de la phénoménale popularité du téléroman radio-canadien - qui connaîtra son dénouement en mars 2017, à l'issue de sa 15e saison... un record de longévité pour un feuilleton hebdomadaire québécois, L'Auberge talonnant Rue des Pignons et Les belles histoires des pays d'en haut

«La troisième place, c'est très bien, mais en terme de nombre d'heures diffusées, je crois même qu'on est les premiers», se réjouit Sylvain Massé, qui campe Ken, le batteur du Caboose. «Et peut-être les derniers, parce qu'à la vitesse où on tire la plogue sur les séries, en ce moment, ça n'arrivera plus», poursuit-il, tandis ses complices Isabelle Lemme (alias Mathilde, la chanteuse) et Pierre-Alexandre Fortin (Alex, le guitariste), opinent d'un signe de tête. 

C'est sans autre prétention que celle de «remercier le public de sa fidélité» que le «band de garage de L'Auberge» a lancé en février son tout premier disque, soutient M. Fortin en rappelant que les membres du septuor fictif sont avant tout des comédiens, non des musiciens. 

Un disque bonus, en quelque sorte, car des douze titres de l'album, neuf sont des compositions originales (signées Stéphan Côté et Renaud Paradis) qui n'avaient jamais été interprétées à l'écran. L'une d'elles, Le Clan Clique, a par la suite été réutilisée dans l'un des épisodes de la série. 

À Gatineau... et Orléans

Le trio rencontrait la presse d'Ottawa, mardi, pour faire la promotion de la tournée qu'ils amorceront cet automne. Pas dans des petits bars, mais dans les grosses salles municipales. 

Un arrêt est prévu à la Maison de la culture Gatineau, le 3 novembre. Une trentaine de dates au total, dont des supplémentaires pas encore annoncées, qui tiendront la bande occupée... jusqu'en avril 2017, quand la série aura, elle, rendu l'antenne. 

«On sera à Orléans le 29 avril 2017. Ç'a nous a été annoncé ce matin», lâche Sylvain Massé. Ce que ni le site du Caboose, ni celui du Centre des arts Shenkman ne confirment. Les billets seraient en vente à la fin du mois.

Et ils disparaissent très vite. 

«C'est du délire. Il y a vraiment une réaction très émotive du public. Et on se sent vraiment privilégiés», avoue-t-il, tandis que M. Fortin s'excuse presque de voir un groupe fictif remplir les salles plus facilement que bien des artistes «plus talentueux». 

L'effet «nostalgie», fouetté par l'annonce de la fin de la série? Pas seulement. L'Auberge du chien noir est «devenu un véritable rendez-vous familial», qui plaît autant aux hommes qu'aux femmes, analyse le batteur. «Il n'y a pas de drame, c'est un show qui fait du bien», enchérit Isabelle Lemme, pour qui le public a développé des liens très forts avec ces personnages, qui ont vieilli en même temps que les téléspectateurs. 

Les comédiens constatent régulièrement l'attachement puissant que le public témoigne à ces personnages.

Sur scène, le septuor se transformera à l'occasion en octuor, en faisant appel au batteur Louis Gagné.  

Outre leur matériel original, ils revisiteront plusieurs morceaux entendus au fil du téléroman, et textureront d'harmonies vocales, marque de commerce du Caboose, des covers inédites. 

Les musiciens resteront dans la peau de leurs personnages et égayeront ce spectacle de deux heures à travers des saynètes théâtrales, servies en clin d'oeil aux fans de l'émission.

Beau succès pour un band incorporé tard dans l'émission dans le but de réduire les dépenses, et destiné à remplacer les véritables vedettes qui venaient chanter à L'Auberge, expose Sylvain Massé.

Ce serait bien le comble si l'équipe, qui n'a jamais gagné de prix télévisuel, décrochait un trophée en musique, sourit M. Fortin, rêveur.

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