Chloé Lacasse: une tournée transformée

Chloé Lacasse... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Chloé Lacasse

Etienne Ranger, LeDroit

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Il ne reste plus qu'une poignée de spectacles à la tournée Lunes, que Chloé Lacasse traîne depuis deux ans, mais qui a beaucoup évolué, théâtralement, la chanteuse ayant été formée tant au piano classique qu'au jeu dramatique, ce qui lui permet de privilégier sur scène une approche multidisciplinaire.

C'est la version légère du spectacle, présenté chez nous en formule trio - avec Geneviève Toupin aux guitares et piano et Vincent Carré à la batterie - que la Montréalaise présentera à la Quatrième salle du Centre national des arts, le vendredi 15 avril.

« J'ai hâte de me plonger dans autre chose », avoue l'auteure-compositrice-interprète en évoquant son prochain disque sur lequel elle commence à plancher. 

Mais pas de dépression post-partum en vue : « J'aime ces périodes de changements, et c'est le fun de voir à quel point le spectacle a évolué, parce qu'il a été nourri par plein d'autres choses », soutient celle qui a reçu l'an dernier le prix André « Dédé » Fortin, remis à des artistes émergents. Une distinction décernée sans que les artistes puissent soumette leur candidature, rappelle-t-elle, ravie de cette reconnaissance.

La musicienne n'a pas chômé, en deux ans : en marge de sa tournée, elle a assuré la plupart des premières parties d'Alex Nevsky. Elle en a profité pour tester ses chansons en France, à travers une dizaine de dates. C'est d'ailleurs là-bas que s'est formé et soudé l'actuel trio. « On s'est retrouvé à jouer tant dans des salles culturelles, devant un public plus âgé, que dans des bars à l'esprit punk. Il fallait constamment s'adapter, mais ça a donné beaucoup de souffle au trio. On est plus malléables, depuis. Et on a travaillé très fort pour livrer les chansons d'une autre manière. » 

Chloé Lacasse s'est particulièrement fait remarquer cet automne, à Montréal, où elle a revisité son répertoire - deux « EP », suivis par deux disques réalisés par Antoine Gratton - à travers un ambitieux projet musico-théâtral intitulé Les vies possibles. Ce spectacle a aussi été l'occasion de mettre en musique des textes plus poétiques de l'auteur de théâtre Mathieu Gosselin. « C'est mon grand coup de coeur », dira-t-elle de ce dernier. Le fruit de leurs collaborations pourrait bien nourrir le futur disque. À Ottawa, elle présentera au moins une de ces nouvelles chansons, Protège cette maison.

Elle a aussi mis en musique les textes La fête sauvage, un cabaret poético-politico-musical concocté par Véronique Côté et mis en scène par Benoit Landry, qui soulignait les 60 ans du Théâtre de Quat'sous; Chloé Lacasse était aussi sur scène. 

De quoi combler la pianiste, qui fondait il y a une dizaine d'années la troupe de théâtre In Extremis, et qui rêve à présent de « réconcilier [s]es deux facettes artistiques ». 

« Je ne veux pas de personnage extravagant à la Pierre Lapointe [...] je cherche à créer des tableaux. » Ce qui signifie pour elle « une recherche de mouvement dans l'espace », où l'on ne se cantonne pas à synchroniser des éclairages sur la musique. Une démarche inspirée par « le tandem Robert Lepage-Peter Gabriel, mais à ma petite échelle », rit-elle.

Pour y aller

Centre national des arts

15 avril, à 19h30 

1-888-991-2787; www.ticketmaster.ca

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