Nicola Ciccone, chanteur et Esprit Libre

Nicola Ciccone présente son nouvel album, Esprit Libre,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Nicola Ciccone présente son nouvel album, Esprit Libre, qu'il a co-réalisé.

Patrick Woodbury, LeDroit

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«Je suis quelqu'un d'incroyablement insecure, je me pose beaucoup de questions». C'est ainsi que se dépeint Nicola Ciccone, noir de sourcil et du regard, visage taillé à la serpette, mais voix mielleuse qui chantonne dès notre rencontre.

Nicola Ciccone fait de la musique comme d'autres font du tricot le dimanche. 

En esthète, entre amis et sans se soucier du temps que ça lui prendra. Qu'importe qu'il lui ait fallu un mois pour écrire une seule chanson et trois ans pour offrir son nouvel album, Esprit Libre. Le chanteur compositeur-interprète sait prendre son temps. Il peut courir des marathons (déjà deux à son actif, jure-t-il) et ne craint pas l'effort. «Quand on a mal, on se sent vivant!». 

Dans sa bouche, les mots «personnel» et «émotions» sonnent comme des labels de qualité. Ses tourments, il les livre sans réserve dans ses 10 nouvelles compositions co-réalisées avec Peter Ranallo. 

Les titres ne s'embarrassent pas de circonvolutions poétiques: J'veux pas mourir avant d'être mort, J'veux plus quêter l'amour, Les bons gars finissent derniers ou la plus étonnante Cette chanson-là, elle jouera pas à la radio.

Il y dénonce à demi-mot la baisse des quotas de musique francophone sur les radios commerciales - «Cette chanson-là, elle jouera pas à la radio/C'est en français, y'a pas de boom boom, puis y'a trop de mots», chante-t-il, s'interrogeant dans la foulée sur la copie de disques qui le prive de ses droits d'auteur, mais qui élargit tout de même son public. 

«Faut-il qu'on meure pour que quelqu'un dise/Assez c'est assez», poursuit Nicola Ciccone. Basta!      

Le chanteur italien aux ritournelles populaires conserve sa verve intarissable, ses éclats de rire dopés d'un vaillant optimisme qui lui permettent d'envisager l'existence sous un aspect ensoleillé malgré les obstacles de la vie. Il a perdu son père l'automne dernier, en plein enregistrement d'album. 

«Cette semaine-là, je devais enchaîner quatre concerts, se souvient-il. Ç'a été très difficile, j'ai fait le premier concert, pour voir, et j'ai poursuivi sans rien dire au public. La vie continue, il faut continuer à se tenir debout.» 

Il s'épanchera plus tard, sur papier, en consacrant une chanson hommage au parent défunt, Oh toi mon père ainsi qu'au personnel hospitalier (L'infirmière) qu'il a longuement côtoyé ces dernières années alors qu'il accompagnait son père hospitalisé. Il garde en mémoire son combat contre les maladies cardiaques en arborant la médaille que ce dernier lui a léguée. Elle figure aussi dans le livret de l'album. «Le deuil, c'est comme une vague qui vient nous chercher et nous emmène au large», poétise-t-il. 

En pleine tournée médiatique, enchaînant une dizaine d'entrevues par jour, le chanteur trouve heureusement moult raisons de sourire et d'espérer: «Je vais préparer mon nouveau spectacle et écrire un autre livre.»

Une affection, une attention que son public lui rend bien. Pas de doute, sa gentillesse, ses bons sentiments laissent augurer à Nicola Ciccone encore de belles années de carrière.

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