Le jazz sans frontières de Petr Cancura

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Sarah McLachlan sera de passage au prochain Festival de Jazz d'Ottawa.

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Le Parc de la confédération vibrera cet été au passage de Sarah McLachlan, trois Beach Boys et l'unique Wynton Marsalis - il dirigera un orchestre composé de quinze des plus grands musiciens de jazz - à l'occasion du prochain Festival de Jazz d'Ottawa (FJO), qui se déroulera du 23 juin au 3 juillet.

Le directeur artistique du FJO, Petr Cancura, a dévoilé hier la programmation de cette 36e édition, qui proposera une soixantaine de concerts, en alternant géants du jazz et vedettes de la musique populaire - ou en les métissant, dans le cas du collectif SFJazz, qui plongera dans le répertoire de Michael Jackson, le 24 juillet - non seulement au Parc mais aussi au Centre national des arts et divers lieux du centre-ville de la capitale fédérale. 

Parmi les plus gros noms: Brian Wilson clôturera le festival, dimanche 3 juillet, en compagnie de ses comparses des Beach Boys Al Jardine et Blondie Chaplin. Le trio soulignera les 50 ans de Pet Sounds, considéré comme l'un de leurs albums-phare de la bande californienne. 

Sarah McLachlan sera de passage le 25 juin, Marsalis et son Lincoln Center Orchestra le 29. La grande scène accueillera aussi Buffy Sainte-Marie (28 juin) et Sharon Jones (le 26), ainsi que des habitués du festival: Michael Franti, accompagné des Spearhead, (le 2 juillet) ou encore Chick Corea (le 30). 

La présence de Corea - cette fois au sein d'un trio de virtuoses, avec Christian McBride et Brian Blade - avait déjà été annoncée par l'équipe du festival. Ce sera, du point de vue des amateurs de jazz, un des points d'orgue du festival, a souligné hier Petr Cancura. Le directeur artistique s'attend aussi à une performance de haut vol de la part de John Scofield et Joe Lovano (en quartet) et de celle du saxophoniste américain Kamasi Washington, qui se produiront au Théâtre du CNA, le 25 et le 22 juin, respectivement. 

Kamasi, qui a travaillé avec Herbie Hancock aussi bien qu'avec Kendrick Lamar et Lauryn Hill, est exactement le genre d'artistes polyvalents que M. Cancura aime inviter, car, en métissant les genres, il permet de s'adresser à une plus large clientèle que les seuls férus de jazz. Dans cette même perspective de «brouiller les frontières entre les genres musicaux» et d'encourager «les collaborations entre artistes», le saxophoniste américain (établi à Montréal) Colin Stetson offrira quant à lui deux spectacles distincts, le 27: le premier en duo avec la violoniste d'Arcade Fire, Sarah Neufeld; pour le second, il réinterprétera la 3e symphonie de Gorecki avec son nouvel ensemble, Sorrow, composé d'«improvisateurs hors-pairs». 

M. Cancura a aussi un faible pour la Banda de los Muertos, «neufs incroyables musiciens jazz de Brooklyn» qui offriront de la musique populaire mexicaine le 25 juin, et dont la moitié reviendra le lendemain, en session jazz, cette fois sous le nom d'Endangered Blood.  

La douzaine de membres de la réputée Fanfare Ciocarlia, que M. Cancura «essayait de faire venir depuis quatre ans», fera le voyage depuis la Roumanie pour faire danser Ottawa le 28 juin, dans le cadre de la série de concerts Ombres et lumières, donnés à 22 h 30. 

Autre artiste à ne pas rater, selon M. Cancurra: John Cleary, qui déboulera (le 28 juin) avec sa bande, Absolute Monster Gentlemen, et leur jazz influencé par les bayous. Ce pianiste britannique exilé à la Nouvelle-Orléans vient de remporter son premier trophée Grammy.

À ces noms s'ajoutent quelques grandes voix du jazz (les Canadiennes Stacey Kent, Laila Biali et Marianne Trudel; la britannique Gwyneth Herbert) et de la soul (l'Américaine Judith Hill, entre autres), ou encore le batteur jazz Dan Brubeck, fils du légendaire Dave Brubeck, qui viendront jouer «sous les étoiles», dans différents lieux, du centre-ville.

Les festivaliers pourront en outre apprécier Ben Caplan, - un de nos chouchous actuels; le saxophoniste renommé André Leroux; The 24th Street Wailers, versé dans le rock 'n' roll vintage; le trio scandinave The Thing; la pianiste américaine Myra Melford et son inclassable Snowy Egret. Sans oublier quelques formations ottaviennes de très boon calibre, comme le Mackenzie Rythm Section et The Riot Police.

«Je très fier de la programmation, en dépit des circonstances, lance Petr Cancurra, qui, à cause de la vigueur actuelle du dollar américain, a dû un peu se recentrer sur les artistes canadiens. «On est devenu très forts dans l'art de la négociation [des cachets]. Il fallait être très persuasifs, mais les agents américains ont été beaucoup plus compréhensifs, cette année, que l'an dernier. Ils réalisent mieux que notre marge de manoeuvre est limitée.»  

Renseignements: OttawaJazzFestival.com

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