Roger Tabra meurt à 66 ans

Roger Tabra a entre autres collaboré avec Éric Lapointe, Ginette Reno,... (Archives La Presse)

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Roger Tabra a entre autres collaboré avec Éric Lapointe, Ginette Reno, Isabelle Boulay, Sylvain Cossette, Mario Pelchat, et Marie-Chantal Toupin.

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La Presse Canadienne

Le parolier Roger Tabra, qui a composé plus de 400 chansons pour une cinquantaine d'interprètes québécois, dont Éric Lapointe, est décédé en France à l'âge de 66 ans, des suites d'une longue maladie.

D'origine française, Roger Tabra s'était établi au Québec au début des années 1990.

C'est son association avec Éric Lapointe qui l'a surtout fait connaitre au public québécois, notamment grâce aux chansons « N'importe quoi » et « Mon ange ».

Outre Éric Lapointe, Ginette Reno, Isabelle Boulay, Sylvain Cossette, Mario Pelchat, France D'Amour, Dan Bigras et Marie-Chantal Toupin, pour ne nommer qu'eux, ont fait appel à ses talents d'auteur et compositeur.

En entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, Marie-Chantal Toupin était très émue de parler de l'homme qui lui a composé deux de ses plus grands succès. « Ça fait longtemps qu'il souffre, il a mérité son paradis », a-t-elle dit.

Elle retiendra de lui l'image d'« une âme blessée », d'un être à part et très « spirituel ». « Je lui disais : "Tu me fais penser à Jésus" », s'est-elle souvenue.

Selon la chanteuse, il a dû rentrer en France pour obtenir des soins, auxquels il n'avait pas accès au Québec puisqu'il n'était pas citoyen canadien. « C'était l'enfer d'être loin des siens, de ses enfants, a-t-elle confié. Chez lui, c'était ici. »

Mme Toupin a ajouté qu'elle adorait sa voix, si bien qu'elle a envoyé chez lui une équipe pour enregistrer un passage de sa chanson « Premier baiser », puisqu'il était déjà malade et alité. Cette chanson, tirée de l'album du même nom, a été lancée en 2010.

Roger Tabra a obtenu la Médaille de l'Assemblée nationale, en 2013.

Son ami, le journaliste Claude André, a expliqué que Tabra avait « un coeur d'enfant ». Il avait surtout « un grand besoin d'amour ». M. André a qualifié son regretté ami de « personnage gainsbourien ».

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