Le saut dans le vide de Geneviève Leclerc

La Gatinoise Geneviève Leclerc a interprété Prière païenne avec sa partenaire... (OSA Images/TVA)

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La Gatinoise Geneviève Leclerc a interprété Prière païenne avec sa partenaire Rebecca Fiset-Côté, dimanche soir.

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La Gatinoise Geneviève Leclerc a «sauté dans le vide» lors de son Duel à La Voix, dimanche. Parce qu'elle faisait totalement confiance à son coach Marc Dupré. Parce qu'elle s'était ouverte aux propositions de sa partenaire Rebecca Fiset-Côté, avec qui elle a interprété Prière païenne, une chanson de Jean-Jacques Goldman popularisée par Céline Dion. Et parce qu'elle ne tenait absolument rien pour acquis, sinon qu'elle saurait survivre «s'il n'y avait pas de filet pour amortir la chute».

Résultat? Elle a rallié les quatre coaches à sa cause et confirmé sa place au sein de l'équipe de Marc Dupré.

«Je suis habituée à avoir des feuilles de musique, à lire et suivre les notes sur les partitions. Là, Marc me demandait de lâcher prise, de me fier à mon instinct, de chanter sans mes repères traditionnels. Plus jeune, j'aurais été trop déstabilisée et stressée par tout ça. Si mon expérience sur les bateaux de croisière et sur scène m'a appris quelque chose, c'est ça: m'ouvrir aux autres et faire confiance. C'était de toute façon la seule manière de repousser mes limites, d'être à la hauteur des attentes de Marc et du talent incroyable de Rebecca», confie la femme de 32 ans, jointe à Montréal, au lendemain de la diffusion de son Duel.

Si elle avait l'air si sonnée d'avoir été choisie par son coach au terme du duo avec sa jeune coéquipière, c'est parce qu'elle l'était «pour vrai».

«Je ne m'attendais vraiment pas à être choisie, avoue Geneviève Leclerc. Rebecca possède un talent, à 17 ans, comme j'en ai rarement entendu! Ce qui est encore plus admirable, chez elle, c'est que jamais je n'ai senti qu'elle essaierait de profiter de mes faiblesses, parce que l'inverse était aussi vrai: nous formions un vrai duo. Je n'aurais pas été aussi heureuse de ce qui m'arrivait si elle n'avait pas été volée par Éric [Lapointe].»

Par ailleurs, la Gatinoise se réjouissait que Pierre Lapointe la compare à un vin étant arrivé à pleine maturité.

«C'est un des plus beaux compliments que j'ai reçus à vie! lance la trentenaire. Parce qu'à 17 ans, j'étais pour ma part un vin jeune, plein de potentiel, que j'étais tellement impatiente de goûter! Pourtant, il faut accepter qu'une bouteille gagne à être mise au cellier pour la laisser vieillir si on veut qu'elle remplisse ses promesses. J'attends depuis 15 ans d'ouvrir ma bouteille! C'est comme si La Voix venait de me permettre de déboucher un Bourgogne: je suis prête à exploser!»

Cela n'empêche toutefois pas Geneviève Leclerc de garder les deux pieds sur terre pour la suite des choses.

«Je vis l'aventure une étape à la fois, sans regarder trop loin devant. La seule chose que je contrôle, dans tout ça, ce n'est pas le résultat, mais bien les heures de travail que je mets à me préparer. Or, si je commence à imaginer ce qui pourrait arriver, je vais m'empêcher de savourer chaque instant pour ce qu'il a à m'apporter», fait-elle valoir.

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