Vilain Pingouin vient fêter ses 25 ans à Aylmer

Rudy Caya (au centre) et la joyeuse bande... (Courtoisie)

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Rudy Caya (au centre) et la joyeuse bande de Vilain Pingouin seront en spectacle jeudi soir aux Galeries d'Aylmer, dans le cadre de leur tournée 25e anniversaire.

Courtoisie

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Vilain Pingouin roule sa bosse sur scène depuis un quart de siècle. Un anniversaire que Rudy Caya et sa bande (Alain Godmer, Claude Samson, Michel Bélanger et Michel Vaillancourt) s'en viennent souligner jeudi soir, aux Galeries d'Aylmer.

«Qu'on soit encore là, 25 ans plus tard, ça valide un peu nos choix. Celui de ne pas faire de la musique à la mode, ce qui nous permet de jouer notre musique aujourd'hui sans avoir l'air dépassés ou donner l'impression d'avoir mal vieillis, et celui de ne pas toujours être dans la face du monde», fait fièrement valoir le chanteur. 

Ce dernier tient toutefois à préciser que cette tournée 25e anniversaire (le groupe a lancé son premier album, un éponyme, en 1990 et raflé le Félix du groupe de l'année en 1991) ne marque pas pour autant un retour. Bon an mal an, Vilain Pingouin donne «entre 10 et 15 spectacles par année» depuis les débuts du groupe. «Mais comme on a tous des jobs ailleurs, on n'a jamais juste compté sur nos chèques de musiciens pour vivre», explique Rudy Caya.

Cela ne l'empêche pas de prendre encore plaisir à fouler les planches et à ressentir l'énergie du public.

«Faire un ré de Marcher seul ou de Salut, salaud!, ça demeure jouer un ré. Le fun, on va donc le chercher dans la réaction de la foule, dans ce sentiment de faire partie du party. Parce qu'on est encore capable d'allumer le feu, dans une salle!» lance-t-il gaiement.

Or, en 25 ans, Rudy Caya note non seulement un changement dans la manière de consommer la musique, mais aussi dans le rapport entre le public et les artistes. «Les gens n'achètent plus nécessairement d'album, parce qu'ils consomment à la pièce. Je comprends la personne qui n'achète que la chanson qui pogne à la radio, mais il faut que cette personne comprenne quand même que, pour le créateur, cette toune-là n'existerait pas si elle ne faisait pas partie d'un tout, si elle ne s'inscrivait dans un processus», soutient-il.

Statut de vedette

Quant au statut de vedette, «il ne représente plus du tout la même chose qu'avant», regrette-t-il. Selon lui, ce qui prime, de nos jours, c'est le fait d'être connu pour plusieurs aspirants au métier.

«Avant, tu étais reconnu parce que tu excellais dans ton domaine... La gloire veut dire quoi, maintenant, quand les Kardashian sont considérées comme des "célébrités"?» soulève le chanteur, d'un ton un brin caustique, à l'autre bout du fil.

Rudy Caya évoque des relations plus sincères entre les membres de Vilain Pingouin et leur public.

«Nous avons vite désamorcé cette notion de "vedettes" avec ceux et celles qui venaient nous voir en spectacles. On ne parle donc pas de fans, mais plutôt de chums, quand on se retrouve. Ça fait des soirées agréables et sans prétention, parce qu'on est bien conscient qu'à travers nous et notre musique, ce sont les souvenirs qu'ils ont développés en lien avec nos chansons qu'ils aiment et se remémorent.»

Et c'est notamment cela que Vilain Pingouin se prépare à célébrer et à partager avec les spectateurs, jeudi soir.

Pour y aller

Quand? Jeudi 18 février, 20h

Où? Galeries d'Aylmer

Renseignements: go-tix.com

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