Radio Radio «anglifié»

Radio Radio débarque samedi soir à Saint-André-Avellin pour... (Courtoisie)

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Radio Radio débarque samedi soir à Saint-André-Avellin pour déballer en avant-première Light The Sky, un album au contenu exclusivement anglo.

Courtoisie

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Radio Radio débarque samedi soir à Saint-André-Avellin pour déballer en avant-première Light The Sky, un album au contenu exclusivement anglo, à paraître le 19 février. Ce pré-lancement (au pub Le Saint-André) affiche déjà complet. Les amateurs pourront se consoler au Ritual Nightclub d'Ottawa, qui accueillera les Acadiens le 4 mars.

Pour le duo à la verve chiac, changer de langue «était la suite naturelle des choses», indique Gabriel Malenfant. «L'identité de Radio Radio était rendue assez forte» pour autoriser ce switch à l'anglais, porté par «une envie» et non pas une décision stratégique, et qui n'altère en rien l'âme de la formation, précise-t-il.

«Mon intériorité artistique est intacte. [...] Au début de ma carrière, quand on a commencé à écrire en anglais, mon identité n'était pas faite, je n'avais pas de références acadiennes ou québécoises en rap [...] mais après 10 ans, on a trouvé notre lexique, notre bagage, nos symboles.»

«Quand on a laissé sortir les chansons et quand on a enregistré, ça coulait à flot... C'était un bon signe.»

Grooves électro-dance festifs mâtinés de hip-hop aux flows énergiques: les deux extraits venus donner un avant-goût du disque, Tonight's the Night et My Dance Floor (et sa chorégraphie typiquement Radio Radieuse), témoignent effectivement que l'énergie du groupe n'a pas changé. 

«Célébrer la vie, aborder le quotidien avec une certaine joie de vivre, c'est notre objectif premier. C'est le fun à tourner en spectacle et à partager sur les ondes.» 

Le cinquième album du duo joue encore la carte de la dérision. «Ce sont toutes des tounes de party, mais pleine de satire», découvrira l'auditeur qui «soulève les couches de l'oignon». 

«On chante la joie de danser tout seul sur le dancefloor ou de chanter à tue-tête dans la voiture, en se foutant de ce que les autres pensent. [...] Mais on se moque aussi de nous, par exemple en riant des rénovations - on en fait beaucoup - et de Mike Holmes, qu'on décrit comme le demi-Dieu des rénos. On érige des totems culturels, ce qui nous donne de la distance pour les aborder en les critiquant subtilement.»

Malgré la fiesta, le disque marque une rupture. Light The Sky n'a pas été produit par leur beat-maker habituel, Alexandre Bilodeau. L'ex-troisième larron de Radio Radio, qui avait réalisé Ej Feel Zoo, a lâché ses amis dans la foulée pour se consacrer à sa carrière solo (sous le nom d'Arthur Comeau). Un départ «en bons termes», précise Gabriel Malenfant.

Alphonse Doucet et lui n'ont pas été livrés à eux-même longtemps: quatre figures importantes de la scène électro-rap montréalaise leur ont «apporté quelques instrus» [mélodies]. Champion leur a offert Cause I'm a Hoe.  Les deux premiers extraits sont signés par le DJ J.u.D. et le «roi du power funk» Sash'U. 

Le pianiste Alex McMahona a quant à lui pris en mains la réalisation de Light The Sky, en supervisant notamment «l'homogénéïté» du disque et des sonorités. 

C'est en formule quatuor - avec Steve Caron à la batterie et Kim Ho aux guitares - que le duo partira en tournée. Celle-ci les amènera à travers l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Avec bien plus de dates qu'auparavant, car, oui, il «est beaucoup plus facile de convaincre les diffuseurs» canadiens d'accueillir la formation «anglifiée» - contraction de «anglophone» et «amplifiée».

Pour y aller

Où? Le St-André (St-André-Avellin)

Quand? Le 13 février, 21h (à guichet fermés)

***

Où? Ritual Nightclub (Ottawa)

Quand? Le 4 mars, à 22h

Renseignements: 613-680-7661 ou www.facebook.com/RITUAL.Ottawa

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