Fioritudes, comme s'il était là...

Les Fioritudes, grand hommage scénique à l'oeuvre de... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Fioritudes, grand hommage scénique à l'oeuvre de Serge Fiori, faisaient un arrêt à la salle Odyssée vendredi soir.

Martin Roy, LeDroit

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CRITIQUE / Sublimée, voilà ce que l'on en a fait de l'oeuvre de Serge Fiori, vendredi, à la Maison de la culture de Gatineau, de Fiori-Séguin à Harmonium, jusqu'à aujourd'hui. Un spectacle hommage dont on se souviendra encore bien longtemps...

Catherine Major, au piano, venait à peine d'entamer La moitié du monde que déjà les cris des spectateurs fusaient de toute part. Il n'était pas là, sur scène, celui qui a mis 28 ans avant d'offrir ses Fioritudes, mais on pouvait presque sentir sa présence, nourrie par l'amour d'un public conquis d'avance, de toutes ces générations, de père en fille, qui lui vouent un culte depuis les années 1970. 

Accompagné d'Antoine Gratton, Alexandre Désilets s'est s'emparé de Viens danser, sa voix si parfaite pour porter les falsettos qui distinguent tant Serge Fiori. «On est une belle gang sur scène et dans la salle», s'est exclamé Antoine Graton, une fois terminée l'un des succès du Deux cents nuits à l'heure de Fiori-Séguin. «Pis on a un maudit band», a-t-il ajouté, la clameur de la foule redoublant d'ardeur. «Si vous applaudissez de même à chaque fois, on en a pour la nuit!»

Et ce band de cinq musiciens, que dire... 

Parmi les moments forts de la soirée, les duos, dont celui Marie-Pierre Arthur et Alex Désilets, qui ont repris si brillamment la poignante Duodadieu, que l'on connaît de la bouche de Diane Dufresne. Catherine Major, de ses envolées puissantes, a revisité D'accord (composée pour Nanette Workman), pour ensuite raconter comment - comme beaucoup d'entre nous - elle a découvert la musique de Fiori en mettant la main sur les vinyles du paternel. Debout et dans toute sa splendeur de future maman, elle a repris - à notre plus grand bonheur - En pleine face.

Pour couronner la première partie, Marie-Pier Arthur qui s'avance et s'empare, avec son timbre aérien, de la chanson Depuis l'automne, qui se terminera en apothéose avec les choeurs de Gratton, Désilets et Major. Ces choeurs qui tout au long de la soirée prirent diverses formes pour se marier au répertoire de Fiori. 

Au retour de pause, le voyage se poursuivra avec Antoine Gratton et Le monde est virtuel, chanson qui a marqué le retour de Serge Fiori sur les ondes et le sommet des palmarès. Assis sur un tabouret, Alexandre Désilets prendra soin de saluer les spectateurs, se disant très heureux de revenir dans son patelin, lui, un p'tit gars d'Aylmer. «Les albums de Serge Fiori ont toujours été bien accueillis car ils s'inscrivent dans leur époque», a-t-il lancé avant d'offrir Crampe au cerveau.  

Démanché (Gratton), Seule (Arthur et Alexandre) et Jamais (Major) se sont succédées, le tout dans une mise en scène de Luc Picard qui laisse toute la place à la musique de Fiori et où les éclairages ont habillé avec finesse chacune de ses compositions. 

Il en mettra du temps à venir sur les planches, Daniel Lavoie, acclamé dès qu'il s'y pointera. «Je suis le seul de la gang qui fait partie de la génération de Serge Fiori», a-t-il rappelé, vêtu d'un look «bucheron élégant qui rappelle les années 1970», celui qui un jour a rencontré Serge Fiori... mais n'a jamais pas osé le saluer...

Au piano, de sa voix rauque et puissante, il a séduit avec son Chat de gouttière

Le très rigolo Ian Kelly, qui ne «fume plus, ne boit plus, mais qui mange trop de chips et de gluten», y est allé de longues envolées ensorcelantes, voix et guitare, avec Laisse-moi partir, une prestation qui lui vaudra une ovation bien méritée. Zéro à 10, Ce qui est là et Si bien sont venues mettre un point à ce tour de chants de Fioritudes.

En rappel, Comme un fou et Ça fait du bien, dont les dernières notes retentiront jusque dans le hall de la salle Odyssée, comme si on ne voulait plus le quitter, lui....

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