Heymoonshaker: nature blues, essence beatbox

Dave Crowe et Andrew Balcon, du duo britannique... (Archives La Presse)

Agrandir

Dave Crowe et Andrew Balcon, du duo britannique Heymoonshaker, qui passera par Gatineau le 30 janvier.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(SHERBROOKE) Après des années de tournée et un premier album studio intitulé Noir, le duo britannique Heymoonshaker est en tournée au Québec pour présenter une musique où se croisent blues, rock et soul, mâtinés d'une voix beatboxante.

Au ginal, ;e duo visitera 24 villes, dont Gatineau, le 30 janvier.

Formé en 2009 par le guitariste et chanteur Andrew Balcon et par le percussionniste vocal Dave Crowe, à la suite d'une rencontre dans un camping de la Nouvelle-Zélande, Heymoonshaker résulte d'une volonté de faire de la musique sans artifice, laissant une large place à l'improvisation. Après une pause de trois ans, le duo s'est reformé en Suède en 2012 pour s'attaquer plus sérieusement à la création de textes et de musiques, où l'économie de moyen est compensée par une force créatrice et un éclectisme musical impressionnant.

«Nous avons commencé par jouer ensemble sans trop d'attente, mais, immédiatement, nous nous sommes connectés (sic)», explique Andrew Balcon.

La percussion vocale

Après un premier maxi (EP) intitulé Shakerism, plutôt artisanal et vendu lors des spectacles, Heymoonshaker lançait en octobre un premier disque digne de ce nom, Noir. En 12 chansons qui déménagent, l'album permet de découvrir une sonorité unique avec un chanteur à la voix puissante, parfois rauque à la Tom Waits, mais aussi capable d'une extrême sensibilité et accompagné d'un véritable phénomène de la percussion vocale. Dave Crowe pousse d'ailleurs très loin le human beatbox, technique vocale généralement associée au hip-hop.

«Avec la guitare et la voix, le human beatbox est comme un instrument. Nous avons découvert que nous pouvions faire quelque chose de nouveau, de différent. C'est un son que nous avons créé, que nous avons défini. Nous consacrons beaucoup de temps à expérimenter», dit Andrew Balcon, qui reconnaît avoir été influencé par Tom Waits dans sa jeunesse, ce qui apporte à certaines pièces comme Find Myself a Home une ambiance à la fois déjantée et bouleversante.

Lorsqu'on lui demande pourquoi Heymoonshaker se lance dans une telle tournée québécoise (entrecoupée de spectacles en Australie), alors que la formation n'y est pas très connue, Andrew Balcon répond qu'une première visite ici en 2014, suivie de quelques spectacles au début de 2015, a incité le groupe à revenir.

«Notre première tournée ressemblait à un entraînement militaire, mais là, c'est une vraie tournée. En fait, nous sommes en tournée depuis quatre ans, de sorte qu'on peut avoir l'air plus vieux que nous le sommes», ajoute-t-il à la blague.

Heymoonshaker se définit d'abord comme un groupe de scène. «Pour notre premier EP, nous n'avons pas eu le temps de peaufiner nos chansons. La captation était plus spontanée. Nous avons gardé cet esprit sur scène et nous y allons selon l'ambiance du moment», mentionne Andrew.

Dave Crowe n'a recours à aucun pré-enregistrement. «Il n'y a pas de compresseur audio, pas de réverbérations acoustiques. Nous voulons que ce soit le plus naturel, le plus organique possible», insiste le chanteur.

Pour y aller

Où? Salle Jean-Despréz

Quand? Le 30 janvier, 20h

Renseignements: 819-243-8000; ovation.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer