La fougue de Mélissa Ouimet

Mélissa Ouimet... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Mélissa Ouimet

Etienne Ranger, LeDroit

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On l'a connue résiliente quand les juges de l'émission La Voix n'ont pas retourné leurs fauteuils pour la sélectionner. «À 19 ans, j'aurais craqué, pas là.»

Une décennie plus tard, il est facile de deviner le tempérament bouillonnant que s'est forgé Mélissa Ouimet au fil des tournées. Bars, spectacles «corpo», mais aussi premières parties prestigieuses (Robert Charlebois, Véronic DiCaire)...

Artiste fidèle des scènes franco-ontariennes, l'auteure-compositrice-interprète s'est donné le temps de sortir son premier disque qui devrait paraître au printemps. Elle en offrira un aperçu lors d'une première prestation à Contact Ontarois, vitrine de diffusion artistique francophone; mais réservera l'exclusivité des 11 chansons au public du Centre des arts Shenkman, le 21 janvier. 

Silhouette élancée, «tête de cochon» comme elle le répète à l'envi aux journalistes, la chanteuse originaire de Saint-Albert dévoile une personnalité plus riche et plus étonnante que celle des clichés télévisés. Elle ne sera pas un énième rejeton des télé-crochets et s'en moque. Le premier extrait de son album donne le ton: Personne ne pourra m'arrêter, un clin d'oeil revendiqué à son expérience télévisuelle mitigée. 

Sa route artistique n'a rien du long fleuve tranquille: la rockeuse peine à trouver son style au sein d'un marché à forte concurrence. Elle ne décroche pas d'emblée les subventions nécessaires à la poursuite de son travail.

Après un premier changement de réalisateur lors des débuts de la création de son disque, Mélissa Ouimet dit avoir enfin trouvé l'entourage qui la mènera à bon port. S'entourant de collaborateurs paroliers et compositeurs (Luc Tellier, Eliane Michaud, Camille Gélinas), Mélissa Ouimet n'en est pas moins une fille de caractère. Du moins, est-ce ainsi qu'on l'imagine, à l'écoute des premières pièces de son album sans complexes, dessinant le portrait d'une femme tantôt mère aimante, tantôt amante vénéneuse. C'est franc du collier, parfois plus conventionnel...

«Je ne suis pas du genre à chercher le contrôle sur tout, dit-elle. Bien m'entourer, ça m'a permis de mélanger les couleurs et les opinions sur cet album.» 

Sans artifice, elle nous confie qu'il lui reste encore le mixage et le mastering de son travail, toujours en attente d'un contrat avec une maison de disques. 

Et quand elle cherche un peu de réconfort, la chanteuse désormais établie à Montréal sait qu'elle peut compter sur sa région natale. 

«J'ai reçu beaucoup de messages d'encouragement à la suite de ma défaite à La Voix. C'est important d'être soutenu par son public», partage celle qui a bénéficié d'une bourse du Conseil des arts de l'Ontario (CAO) pour la création de son premier disque.   

La chanteuse espère beaucoup de son passage à Contact Ontarois, qui pourrait décider si son premier album s'exportera sur les scènes outre-Atlantique après le 15 avril, date à laquelle elle se produira dans la ville d'Alexandria.

Pour y aller

Quand? 21 janvier, 19h30 

Où? Centre des arts Shenkman

Renseignements: 613-580-2700 ou mifo.ca

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