2015 en 13 chansons: les coups de coeur d'Yves

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Après avoir écouté plus d'un album en boucle, les membres de l'équipe des arts se sont amusés à compiler les chansons ayant marqué leur année 2015. Voici donc, dans l'ordre ou le désordre de la sortie des titres retenus, la compilation d'Yves Bergeras.

Janvier

When We Were Young, Lora Bidner (To the North): l'Ottavienne Lora Bidner a ciselé un magnifique iceberg. Les cordes - violons, violoncelles, ukulélé et voix - flottent, prisonnières de vagues folk écumées de musique de chambre. Expérimental, mais la compositrice d'à peine 25 ans fait preuve d'une impressionnante maîtrise.

Février

Robot Lynx, Galaxie (Zulu): sur Zulu, Olivier Langevin et ses complices Galactiques continuent de repousser les limites de l'hyperespace à grands coups de riffs stoner rock. C'est dansant, pur sang, incandescent. Et à présent qu'ils sont étiquetés «groupe de l'année» par l'Adisq, on ne saurait les ignorer plus longtemps...

Mars

Got You Well, Gabrielle Papillion (The Tempest Of Old): quelle tempête? Malgré son titre, le cinquième album de Gabrielle Papillon respire plutôt le calme. De sa voix envoûtante, la songwriter néoécossaise nous enveloppe dans une Symphonie des jours meilleurs. Une forêt où souffle un vent folk, mais qui bruisse sous les variations orchestrales qui confère au disque sa délicate puissance.

Avril

Blue Moon Drive, Lee Harvey Osmond (Beautiful Scars): le folk psychédélique caverneux que sculpte Tom Wilson atteint des sommets de perfection sur ce troisième album grave et paisible. Beautiful Scars donne envie de d'observer le jour qui décline, ou une quelconque fin du monde, autour d'un feu de camp en compagnie de Wilson/Lee Harvey Osmond.

Mai

Ndjè Yèm, Blick Bassy (Akö): sans renier ni la langue ni les instruments de sa terre natale, le Cameroun, Blick Bassy rend hommage au blues du Mississipi sur son troisième album, Akö. Élégance jazz, vibrations dépouillées mais aériennes, voix feutrée jouant dans les aigus: son blues indolent se fait berceuse. Dépaysement garanti!

Juin

Through the Mirror, Spacemak3r (II): on a couru voir - trois fois en deux jours - Spacemak3r au Montebello Rockfest, où la petite tribu montréalaise du heavy metal gothico-circassien a animé un des sites extérieurs au festival. On triche, car II date de 2014, mais les énergiques énergumènes ont mis le feu au festival, bien entourés des échassiers et cracheurs de feu et de sang du Carnaval Abraxas, méritant leur mention ici.

Juillet

S.O.B., Nathaniel Rateliff (Nathaniel Rateliff & The Night Sweats): bijou soul et gospel, cet hymne railleur-éraillé aux relents swampy s'est imposé avec humour dans mon salon, où, pour que mes jeunes enfants continuent à l'apprécier à tue-tête, nous avons remodelé le refrain, et chantons en famille «sandwich», au lieu de «son of a bitch».

Août

Si proche et si loin à la fois, Philippe Brach (Portraits de famine): on a choisi cette piste juste pour le plaisir de mentionner Klô Pelgag, qui participe à ce duo. Mais tout cet album kaleïdoscopique, où les soubresauts artistiques de Brach l'échevelé rencontrent les brides et bémols de maître (Louis-Jean) Cormier, vaut largement le détour.

Septembre

Chanson Urgente, Catherine Major (La maison du monde): chaque pièce de la Maison bâtie par Catherine Major (et son amoureux Moran) est un paysage en soi. Un panorama ouvert sur l'infini du coeur, aux mélodies subtiles, où la douceur est exempte de toute mièvrerie. Les arpèges de Chanson Urgente, bilan de vie et d'amour où chaque seconde est essentielle, nous émeuvent particulièrement.

Octobre

Les vers de terre, Cowboys Fringants (Octobre): Les vers de terre grouillent aveuglément et misérablement dans les entrailles de l'automnal opus des Cowboys Fringants, mais l'énergie cuivrée de cette chanson accusatrice nous transporte, nous enrage, nous hématome et nous éblouit à chaque fois.

Novembre

Super chiac Baby, Les Hôtesses d'Hilaire (Touche moi pas là): pour nous, le bonheur du chiac passe moins par les délires électro de Radio Radio que par le rock progressif sans défaut, l'attitude «bilinguisse modernisse» et l'humour trashy-comique des grisantes Hôtesses d'Hilaire. Le «psychotronique» troisième album du quintette acadien est une des perles de 2015.

Décembre

Étoile, étoile, Pierre Flynn (Sur la terre): de passage à Gatineau début décembre, le poète nous a emporté dans les rêveries poétiques des constellations qui constituent Sur la terre, un disque absolument céleste.

La 13e Lune

We Three Kings, The Souljazz Orchestra: We Three Kings est un cadeau du Souljazz Orchestra. Ce classique devait figurer sur une compilation de Noël qui n'a jamais vu le jour. Loin des versions choralisantes traditionnelles, les rois mages s'y trémoussent sur les grooves afro-jazz enfiévrés de la bande d'Ottawa. À écouter sur Bandcamp!

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