D'harmonies et d'humour avec Quartom

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SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit

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Dans le café où l'entrevue avec Quartom se termine, une demande fuse après que les quatre chanteurs eurent interprété un extrait de Pavane pour la journaliste: Benoit LeBlanc, Julien Patenaude, Gaétan Sauvageau et Philippe Martel pourraient-il chanter autre chose pour les employées et gens attablés dans l'endroit, visiblement charmés par ce qu'ils venaient d'entendre? Le quatuor ne se fait pas prier et entonne Adeste Fideles, au grand plaisir des quelques spectateurs présents, qui ont ainsi droit à un avant-goût du spectacle de Noël que Quartom présentera dimanche à la salle Jean-Despréz, dans le cadre des brunchs-concerts Ponticello.

En quelques minutes, le groupe de musique a capella fait la preuve éloquente de ce que Gaétan Sauvageau prétendait justement quelques instants auparavant: «Nous n'avons pas besoin de faire des tests de son à n'en plus finir: nous avons seulement à ajuster nos voix et nous sommes prêts!»

«Et on se déplace léger: dans l'auto, c'est nous et nos valises, c'est tout!» renchérit en riant Julien Patenaude.

Bref, dans un milieu où tous les artistes cherchent à se démarquer pour se faire remarquer, elle est là, la marque de commerce de Quartom, né en 2008: dans les agréables harmonies des voix de ténor, baryton et basse des quatre hommes. Et ce, qu'ils chantent avec ou sans micro. Qu'ils soient dans un café, seuls sur scène ou entourés de l'Orchestre symphonique de Montréal. Qu'ils accompagnent Lisa LeBlanc, prennent part à la tournée Piaf a 100 ans. Vive la môme! ou interprètent l'hymne national sur la glace du Centre Bell.

«Qu'on reprenne des airs classiques ou plus populaires, chanter a capella exige une réelle concentration. C'est très exigeant. On ne peut pas penser à sa liste d'épicerie, quand on est en prestation...» explique Philippe Martel.

«... il faut constamment être à l'écoute les uns des autres, pour doser, s'adapter, au besoin», intervient Benoit LeBlanc.

«C'est la forme de chant la plus difficile, parce qu'on est vraiment sans filet, si l'un de nous flanche», conclut Gaétan Sauvageau.

Ils ont tous baigné dans la musique dès la naissance, entamé leur carrière au sein de choeurs d'enfants, puis poussé leurs études en chant classique (se faisant au détour l'oreille et les cordes vocales au français, à l'anglais, à l'allemand et à l'italien, voire à l'espagnol) jusqu'à la maîtrise.

Les quatre comparses se distinguent aussi par leur humour, qu'ils marient tout aussi allégrement que leurs harmonies, ainsi que par leur joyeuse propension à se relayer quand vient le temps de répondre aux questions.

«On présente toujours ce qu'on chante de manière humoristique. On ne serait pas capables de faire autrement, ça correspond à notre énergie, à nos personnalités. Tranquillement, on a donc réussi à établir notre touche d'humour, mais aussi à démontrer nos capacités vocales», fait valoir Julien Patenaude.

Album classique en préparation

Car ils ont beau ne pas se prendre eux-mêmes trop au sérieux (les pochettes de leurs deux albums en font foi), ils n'en prennent pas moins leur métier très au sérieux. À preuve, leur troisième disque logera à l'enseigne de l'étiquette ATMA, puisqu'ils y graveront un répertoire exclusivement classique l'an prochain.

«Il s'agit là d'un sceau d'approbation, d'une belle reconnaissance de notre travail, depuis nos débuts», soutient Benoit LeBlanc.

«C'est vraiment très flatteur et ça marque une progression, puisqu'on a vraiment envie de chanter avec des orchestres et de se faire entendre un peu partout», renchérit Philippe Martel, qui rêve d'Asie et d'Amérique du Sud, entre autres destinations.

Dimanche, c'est toutefois à Gatineau qu'ils revisiteront à leur manière des airs bien connus des Fêtes, tels Petit papa Noël ou encore Ave Maria, tout comme des chants mexicains (Cantemos, El Santo Niño), leur déjantée version de 12 Days of Christmas et un pot-pourri québécois incluant «des tounes qu'on imaginerait pas mélanger ensemble», clame fièrement Benoit LeBlanc, telles C'est Noël de Paul et Paul, 23 décembre de Beau Dommage et le Minuit, chrétiens.

Pour y aller

Quand: le 20 décembre, dès 10 h (concert à 11 h)

Où: salle Jean-Despréz

Renseignements: 819-771-6454

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