Tocadéo, indépendants et fiers de l'être

Benoit Miron, Dany Laliberté, René Lajoie et Patrick... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Benoit Miron, Dany Laliberté, René Lajoie et Patrick Olafson se sont rencontrés en 2003 grâce à la comédie musicale Don Juan.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Ils ont fait leurs armes en comédie musicale dans des méga-productions, mais préfèrent désormais compter sur eux-mêmes pour rencontrer leur public. Les quatre chanteurs de Tocadéo n'hésitent pas à faire des kilomètres pour promouvoir leur nouvel album éponyme enregistré sur scène.

Une bande de joyeux lurons qui, en costumes tirés à quatre épingles, ne passent pas inaperçus. Ils sont élégants, ils ont de belles voix, LeDroit les a rencontrés à Ottawa.

Autoproduit, le groupe enchaîne les concerts - «7 ans de tournée», précise le chanteur Dany Laliberté - et multiplie les sorties d'album, ce qui lui permet de se maintenir fièrement à flot.

Face aux impasses du show-business, «à un marché saturé», ils ont opté pour l'autoproduction. En organisant leurs prestations, en finançant leurs cinq disques, ils ont conquis une certaine notoriété qu'ils n'envisageaient pas à la formation du groupe, en 2008. Plusieurs dates affichent complet et leur spectacle Ils chantent elles est programmé jusqu'à l'automne 2016.

«À court terme, nous ne pensions qu'à des contrats corporatifs», reconnaît Dany Laliberté, membre fondateur du quatuor.

Tocadéo finit par trouver son public - «les 45 ans et plus». Il lui consacre toutes ses énergies: séances de signatures post-concert, émissions de grande écoute, les quatre doivent ajouter à leur horaire de répétitions des plages de temps consacrées à la «promo».

«Nous nous sommes rencontrés en 2003 grâce à la comédie musicale Don Juan, raconte Benoît Miron. Aucun de nous n'avait alors de rôle principal et on jouait en alternance.»

Élégance et émotion

Puisqu'il est bien connu que l'union fait la force, Dany Laliberté partage l'idée de se retrouver en formation exclusivement masculine, misant sur des costumes élégants et une facture musicale sans prétention. «On y va davantage pour l'émotion que pour la performance vocale», concède-t-il. La formule a peut-être été retoquée par une certaine presse qui les ignore, mais Tocadéo s'en moque.

«On interprète ce que le public veut entendre, tout en restant fidèles aux chansons, résume Patrick Olafson. Quatre voix d'hommes, ça dégage de la puissance et un côté grandiose.»

Le groupe bénéficie de la direction musicale de Marc-André Cuierrier, qui oeuvre également à l'arrangement du répertoire adapté au quatuor.

Le dernier album, sorti le 6 novembre dernier, ne lésine pas sur les classiques: de My Way d'Elvis Presley à Amazing Grace ou Yesterday des Beatles, en passant par Hallelujah de Leonard Cohen, rien ne semble trop beau pour Tocadéo qui a enregistré son disque à la Place des Arts de Montréal.

«Nous sommes des passionnés, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons choisi Tocadéo comme nom de scène. En référence à tocade», conclut son inventeur Benoît Miron.

«Goût très vif, généralement passager, souvent bizarre et déraisonnable, pour une chose ou pour une personne», nous dit l'ami Robert. Entre «toc» (imitation) et «tocante» (montre), un choix tip top!

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