L'énergie familiale de Mara Tremblay

L'univers de Mara Tremblay oscille entre mélancolie et... (courtoisie, Camille Gladu-Drouin)

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L'univers de Mara Tremblay oscille entre mélancolie et rock.

courtoisie, Camille Gladu-Drouin

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Non, Mara Tremblay n'a pas remporté de Félix, mardi dernier, à L'autre gala, où son disque À la manière des anges était en nomination dans la catégorie «album alternatif de l'année». Mais rien qui puisse miner son moral.

«Je ne m'attendais pas à gagner. [...] J'étais de très bonne humeur, entourée de gens que j'aime, dans une ambiance de célébration de la musique.» Réjouie, aussi, par «l'accueil des gens». «Les gens ont crié quand ils ont entendu mon nom; juste ça, ç'a fait ma soirée», s'amuse-t-elle.

Et puis, le trophée est un peu resté dans la famille. Il a été décerné à Zulu, de Galaxie; or le leader de la formation, Olivier Langevin, avait coréalisé l'album de Mara Tremblay.

Elle promet d'être d'aussi bonne humeur, jeudi prochain, le 5 novembre, lorsqu'elle montera sur les planches de la Salle Jean-Despréz.

«C'est en m'entourant de gens que j'aime que je reste de bonne humeur. J'essaie de faire de la musique dans un esprit de famille», rappelle Mara Tremblay, qui, pour la présente tournée, s'est entourée de son amoureux et de son fils - nommément: Sunny Duval aux claviers et guitares et Victor Tremblay-Desrosiers à la batterie - et de «deux super amies», Marie-Anne Arsenault (basse) et Victoria Lord (guitare).

Une famille qui, hors scène, s'élargit, car il faut ajouter sa cousine, directrice de tournée, et sa «bru», derrière la table à t-shirts et cédés. Ce «cercle cher à mon coeur» lui permet de retrouver au quotidien «l'euphorie» des grandes réunions de Noël. «Pas de chicane, jamais de tension. Rien que du plaisir!» sourit-elle.

Le quintette offre un show très rock, qui ébouriffe passablement À la manière des anges, aux ambiances plutôt romantiques et mélancoliques.

Ce sixième opus «effleure plein de sujets; ça parle d'amitié, de deuils; Que la peine passe est inspirée de la force que me donnent mes enfants dans tout ce que je peux vivre, [moi qui] souffre de troubles bipolaires», dit-elle.

Les chansons constituent un tout qui parle de l'importance «de se connecter à quelque chose qui soit plus grand que nous, plus grand que les tracas de nos petits rapports humains - parfois destructifs. L'idée des anges, c'est un peu d'ouvrir nos coeurs, notre tête, nos perceptions, pour essayer d'être plus généreux et connectés. C'est se poser un peu moins de questions pour se laisser vibrer à tout ça.»

Le spectacle, lui, alterne entre deux tempos. «Il y a une bonne part de mélancolie, tout comme il y a beaucoup de morceaux plus rock, tirés des anciens albums. [...] J'ai deux personnalités... c'est clair que ça se reflète dans ma musique. Et sur la scène aussi.»

Le rock, elle «ne l'effleure pas»: «Je le ressens dans mon ventre, je le joue sincèrement. Pareil pour la musique plus douce: je n'essaie pas de modérer mes émotions. J'ai besoin de les vivre pleinement, et je crois que c'est ce que le public apprécie».

ADN artistique

Les artistes ont en commun «un langage, une façon de communiquer» dont elle ne pourrait pas se passer, laisse entendre Mara Tremblay. La musique est inscrite dans son ADN: ses parents étaient très branchés sur le milieu artistique; son père jouait du piano, de la guitare et du violon; et elle a débuté les cours de musique à 7 ans. C'est désormais grâce à la musique que Mara Tremblay, désormais multi-instrumentiste (violon, guitare, piano... et mandoline), se sent «complète».

«Je me suis toujours entourée d'artistes. Les papas de mes garçons sont des artistes [le chanteur Yves Desrosiers et l'humoriste-musicien Daniel Grenier, des Chick & Swell] ce qui a peut-être aussi influencé la voie qu'ils ont prise.» Le plus jeune des deux enfants, Édouard, a développé très tôt des aptitudes de comédien: «à un an, il aimait nous faire croire qu'il pleurait, et après il riait. Même chose pour Victor, qui était batteur à la naissance.» Aujourd'hui âgé de 13 ans, Édouard tient le rôle principal dans le film Les démons, de Philippe Lesage, qui a pris l'affiche vendredi au Québec (mais pas en Outaouais).

On pourra aussi entendre Mara Tremblay sur le disque Pag revisité, hommage collectif à Michel Pagliaro à paraître le 6 novembre, et sur lequel elle interprète What the Hell I've Got, en duo avec Sunny Duval. «Et Victor à la batterie, s'exclame-t-elle. C'était extraordinaire, parce qu'on a enregistré la chanson vraiment comme un live, avec une énergie très familiale

Pour y aller

Où: Salle Jean-Despréz

Quand: Jeudi 5 novembre

Renseignements: 819-243-8000; www.ovation.qc.ca

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