Artères rock signées Cormier

Louis-Jean Cormier a présenté la nouvelle version plus... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Louis-Jean Cormier a présenté la nouvelle version plus rock de son spectacle Les Grandes Artères à la salle Odyssée jeudi soir.

Etienne Ranger, LeDroit

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Louis-Jean Cormier avait prévenu que ses Grandes artères allaient emprunter la voie du rock pour se rendre sur scène. Et il a tenu promesse. Avec pour résultat que les quelque 800 spectateurs présents à la Maison de la culture de Gatineau jeudi soir ont passé (presque) toute la soirée... debout.

L'auteur-compositeur-interprète n'a d'ailleurs pas hésité à carrément interrompre Si tu reviens (la troisième des 15 pièces du spectacle) pour inciter les gens à prendre possession de la salle Odyssée en chantant «à tue-tête... si tu connais les paroles» ou en cachant «la personne en arrière de toi si tu as envie de te lever».

Il n'avait pas sitôt repris la chanson que les gens étaient déjà sur leurs deux pieds, se déhanchant et lui servant de choeur enthousiaste sur le refrain.

St-Michel (la pièce à la texture la plus psychédélique de son album) avait précédemment donné le ton, avec ses flashes de lumière blanche (et aveuglante) marquant le rythme et des jeux d'éclairage découpant les silhouettes de tous (y compris d'une dame qui, elle, n'avait pas attendu le signal de Cormier pour se mettre à danser).

Évacué, donc, le côté intimiste et feutré de l'album. Jeudi, l'artiste a littéralement décollé Tête première sur des guitares électrifiées (la sienne, comme celle de Simon Pedneault et du bassiste Guillaume Chartrain), avant de faire marcher La fanfare au pas de la batterie lourde Marc-André Laroque et des percussions incisives d'Adèle Trottier-Rivard, entre autres.

Même Le jour où elle m'a dit je pars, que le chanteur a entamée et terminée seul à la guitare, est parti en délirantes vrilles... le temps de faire tomber l'une des deux tasses de la table, sur l'image projetée en arrière-plan.

Et s'il est monté au Treizième étage, ç'a été pour mieux transporter les pièces de son premier album solo dans une autre dimension.

«Ça se pourrait que tu les reconnaisses pas tout de suite», a d'ailleurs prévenu Louis-Jean Cormier, avant de lui-même se perdre dans les paroles de Bull's Eye.

Pour cette portion du spectacle, au quintette de base se sont alors ajoutés Stéphane Bergeron, Marianne Houle et Antoine Corriveau, qui ont mis le feu à son Coeur en Téflon, en plus de carrément faire chanter et danser Tout le monde en même temps.

«C'est un beau voyage qu'on a fait ensemble ce soir. J'ai déjà hâte de revenir en avril», a affirmé le principal intéressé, avant de livrer la magnifique Deux saisons trois quart en guise d'ultime rappel.

Dans les Ombres d'Antoine

Fait aussi rare que révélateur du respect qu'il lui porte, Louis-Jean Cormier s'est pointé sur scène pour présenter au public l'auteur-compositeur-interprète Antoine Corriveau, qui assurait sa première partie. Une façon d'endosser l'artiste - qui était pour sa part accompagné du batteur Stéphane Bergeron (Karkwa) et de la violoncelliste Marianne Houle (Monogrenade) - et d'inviter les spectateurs à ouvrir grand leurs oreilles.

De la poésie de son Nouveau vocabulaire à la touche d'harmonica sur Je sors dehors, en passant par les élans électrisants de sa guitare sur Tu es comme la nuit, Antoine Corriveau a fait planer ses voluptueuses «Ombres longues sur un public qui l'écoutait vraiment. Et ce, même si sa voix était rendue encore plus rauque (et parfois difficilement intelligible, doit-on avouer) par «une grippe d'homme».

«Par souci de comparaison», il a donc invité les intéressés à venir l'entendre de nouveau, pour son spectacle complet cette fois, le 13 novembre à La Basoche. Tout ça avant de lui-même revenir devant le public pour présenter Cormier et sa bande, dans un échange de bon (et plutôt chouette) procédé.

Louis-Jean Cormier sera quant à lui de retour dans la région, le 12 mars, au Centre des arts Shenkman, puis en supplémentaire, le 29 avril, à la Maison de la culture de Gatineau.

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