Lora Bidner, le regard loin au Nord

To the North est un disque 100% ottavien, souligne... (Courtoisie, Corey Graham)

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To the North est un disque 100% ottavien, souligne fièrement Lora Bidner.

Courtoisie, Corey Graham

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L'Ottavienne Lora Bidner lancera son nouvel album, To the North, samedi soir au LIVE! on Elgin.

Un disque folk orchestral vibrant, aux «paysages très cinématographiques», malgré son côté «progressif et expérimental», résume Lora Bidner, dont le ukulélé danse amoureusement avec le violoncelle et les violons. «On peut dire que c'est du "folk de chambre".»

Ce disque teinté de «mélancolie», au détour duquel on peut entendre un chant de baleines et dont «les subtilités s'apprécient mieux avec une paire d'écouteurs», la guitariste et son groupe (dirigé par un jeune violoncelliste inspiré, Raphael Weiroth-Brown) l'interpréteront dans son intégralité et dans l'ordre, car il «raconte une histoire».

To the North est un disque 100% ottavien, souligne fièrement Lora Bidner. Tous les musiciens sont issus de la capitale. Le disque a été enregistré dans le quartier Glebe, au Gallery Studio, avec Dean Watson, qui l'a coproduit. Même la pochette, joliment peinte, est l'oeuvre d'un artiste d'Ottawa, Dom Laporte, souligne-t-elle.

L'album sort sans étiquette. Vu la qualité du produit, on peine à croire qu'il a été autoproduit. Le site de sociofinancement PledgeMusic a permis à Lora Bidner de réunir 25% des fonds nécessaires au projet. «Ç'a a enlevé beaucoup de pression financière.» Tout le reste sort de sa poche.

«C'était difficile, mais ça m'a donné la liberté de faire exactement ce que je voulais», dit-elle sobrement.

Un projet de longue haleine, entrepris il y a plus de trois ans. Quoique certaines chansons, nettement plus vieilles, «remontent à l'époque où j'étais au secondaire», sourit la jeune femme, qui fêtera son 25e anniversaire... samedi, sur les planches.

Jeune, mais déjà acomplie. Lora Bidner a fait paraître un premier disque en 2008. La même année, elle remportait le Cappie award de la «Créativité» pour la trame de la pièce The Triangle Factory Fire Project. En 2010, elle recevait un prix Capital Youth Spirit of the Arts. En 2013, elle montait sur une scène du Bluesfest, au sein de feu le trio The Musettes.

La musicienne est aussi à l'aise au piano qu'à la guitare, et se débrouille plutôt bien aux percussions «mélodiques», comme le hang, dérivé du steeldrum.

L'animateur radio à CKCU (et fondateur du Festival folk d'Ottawa), Chris White, la considère comme «l'artiste émergente la plus intéressante et la plus prometteuse» qu'il ait rencontré.

Elle a composé les trames de multiples pièces de théâtre et films documentaires, entre autres projets parallèles.

Étrangement, «je ne me suis jamais perçue comme une artiste de scène [performer] mais comme une compositrice. J'aime la scène mais je ne l'ai jamais vraiment prise au sérieux. Sans doute parce que j'ai longtemps manqué de confiance en moi.»

Lora Bidner vient tout juste de déménager à Toronto, pour y entamer une maîtrise universitaire, dans la foulée du baccalauréat en musique décroché à l'Université Carleton.

Pour y aller

Quand? Samedi 26 septembre, 20h

Où? LIVE! (220, rue Elgin, à Ottawa)

Renseignements: www.lorabidner.com

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