Alex Nevsky au sommet

L'auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky poursuit son ascension «qu'on dirait sans...

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L'auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky poursuit son ascension «qu'on dirait sans fin, en ce moment». «Je suis juste un peu sur le cul, mais constamment, depuis deux ans», admet-il.

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Lorsqu'il a lancé Himalaya mon amour en août 2013, Alex Nevsky pensait en vendre 5000 exemplaires. Deux ans et près de 40000 disques ayant trouvé preneurs plus tard - sans oublier son passage remarqué sur le plateau de La Voix en tant que mentor de l'équipe de Marc Dupré et trois Félix raflés au passage -, l'auteur-compositeur-interprète poursuit son ascension «qu'on dirait sans fin, en ce moment».

«Je suis juste un peu sur le cul, mais constamment, depuis deux ans.»

«Je pensais avoir atteint le sommet de la reconnaissance, lors de ma prestation lors de la finale de La Voix, au printemps de 2014, enchaîne le principal intéressé, à l'autre bout du fil, mais il y a ensuite eu la réaction des radios, qui font tourner mes chansons, et le Gala de l'ADISQ...»

En octobre dernier, Alex Nevsky était en effet couronné, tant par l'industrie que par le public, repartant chez lui avec les trophées de Chanson de l'année (pour On leur a fait croire), d'album pop de l'année et, cerise sur le sundae, d'interprète masculin.

Une carrière comme un marathon

«Je suis pris au dépourvu par tout ça, confie-t-il. En même temps, je ne tiens rien pour acquis et je continue à concevoir ma carrière comme un marathon. C'est encore comme ça que je veux la vivre, en tout cas: je veux faire mon meilleur album à 50 ans... en espérant qu'il y aura encore des gens pour m'écouter!»

D'ici là, le quasi trentenaire s'ajuste à son nouveau statut et à la réalité de livrer des prestations devant de plus grandes foules, comme lors du spectacle de la Fête nationale sur les Plaines, à Québec, ou celle qui répondra à l'appel du Festival de montgolfières de Gatineau, jeudi prochain.

«Présenter un spectacle devant une centaine de personnes comme à La Basoche, ce n'est évidemment pas la même pression que de monter sur la scène d'un plateau de télé devant plus de trois millions de téléspectateurs. Cela dit, mon métier, je l'entrevois beaucoup plus façon Basoche, justement, dans l'échange, la communion avec le public.»

Pour faire face aux foules, Alex Nevsky ne cache pas qu'il a toutefois dû «apprendre à parler et à me sentir à l'aise devant plus de 2000 personnes à la fois».

«Disons que je ne suis pas un naturel comme Marc Dupré ou Éric Lapointe, à ce chapitre! admet-il en éclatant de rire. Mais j'ai fait mes classes et j'ai fini par trouver ma zone, une manière qui me ressemble, même devant un plus large public.»

Besoin de relativiser

Cela dit, il repartira à zéro, cet automne, se réjouit-il, alors qu'il se rendra en France pour lancer Himalaya mon amour de l'autre côté de l'Atlantique. «Je vais me présenter là-bas devant des gens qui ne me connaissent pas ou peu. J'ai la chienne, mais en même temps, ça me permet de relativiser tout ce qui m'arrive ici depuis deux ans. Et puis, même chez nous, je vais devoir tout recommencer, quand je reviendrai avec mon nouvel album.»

Ce qui devrait se faire en août prochain, espère-t-il. Car même s'il n'a pas eu beaucoup de temps pour écrire et composer au cours des derniers mois, il a malgré tout «huit ou neuf pièces pratiquement terminées ou en chantier» dans ses cartons. Il entend par ailleurs lever les voiles pour un mois, après son séjour en Europe et le prochain Gala de l'ADISQ, histoire de «[s']effacer un peu» et de profiter de ce recul pour créer.

«Je ne sais pas encore si je serai de retour à La Voix, mais je sais que j'ai besoin de prendre une pause, ne serait-ce que pour donner une chance à mes nouvelles chansons de vivre pour la suite des choses», conclut celui qui hésite entre Bali ou le Chili de Pablo Neruda (qu'il s'est remis à lire récemment) comme destination.

Un parmi cinq

Pour donner le coup d'envoi du Festival de montgolfières de Gatineau, Alex Nevsky ne sera pas seul sur la scène principale. Il sera bien entouré: des gars des Trois Accords, Karim Ouellet, Klô Pelgag et Claude Bégin.

«Pas question d'avoir cinq artistes en solo, qui livrent leurs cinq chansons sans se mélanger. J'ai trop envie de partager le micro avec tout le monde, que ce soit sur mes tounes ou les leurs!»

La formule reste à établir. «Nous discutons beaucoup, entre nous et avec le groupe de musiciens maison, mais tout va se placer concrètement quand on commencera les répétitions en début de semaine prochaine.»

S'il n'ose donc pas s'avancer sur les titres des pièces qui seront interprétées au cours de la soirée, Alex Nevsky est bien conscient qu'il peut quant à lui difficilement «passer à côté» d'On leur a fait croire («surtout pas pour une prestation en plein air!») ou de son succès Fanny. «Notre mandat, c'est clairement de faire tripper les gens!»

Pour y aller

OÙ? Parc de la Baie

QUAND? Le 3 septembre, 20h30

RENSEIGNEMENTS: 819-243-2330; montgolfieresgatineau.com

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