Un avant-goût de Simple Plan

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Simple Plan entend bien profiter de son passage à Ottawa pour «tester» quelques nouveautés auprès du public.

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Avec ses participations à quelques festivals estivaux, incluant le Bluesfest samedi soir, Simple Plan donne le coup d'envoi de sa nouvelle tournée, et ce, avant même que son cinquième album ne soit lancé, en octobre prochain. Qu'à cela ne tienne, le quintette montréalais - toujours formé de Pierre Bouvier, Jeff Stinco, Chuck Comeau, Sébastien Lefebvre et David Desrosiers - entend bien profiter de son passage à Ottawa pour «tester» quelques nouveautés auprès du public.

«C'est sûr qu'on fera une place à un certain nombre d'inédites [samedi] soir. Mais on est aussi conscients qu'en mode festival, les gens qui viennent nous voir veulent entendre des titres qu'ils connaissent bien, comme Perfect ou I'd Do Anything

Ce qui n'empêchera pas la formation de puiser parmi quelques anciens titres «rarement livrés» sur scène pour compléter la liste, prévient le guitariste.

Pour son cinquième album à venir, le groupe s'est justement payé une sorte de «retour aux sources», en se retranchant dans une maison en Californie pendant trois mois, plus tôt cette année.

«Il s'agissait d'un retour aux sources qu'il a quand même fallu orchestrer à cause de nos réalités personnelles et familiales, raconte Jeff Stinco en riant. À l'époque du premier album, on n'avait pas le choix: on était cassés et on avait mis toutes nos pommes dans le même panier. On vivait tous dans la même chambre, et on dormait dans des lits superposés! Cette fois, on avait quand même le luxe d'avoir chacun sa chambre!»

Or, ce n'est pas tant par nostalgie que par leur «besoin et envie de retrouver [leur] énergie naïve» que les membres de la formation ont décidé de renouer avec la cohabitation.

Pour le trentenaire, retour aux sources ne signifie pas retour en arrière pour autant.

«À vivre ensemble pendant trois mois, on se force à réfléchir sur qui on est, à confronter ses idées, etc. Et, selon moi, il tient justement à ça, le son Simple Plan: à ce qui sort quand on se retrouve les cinq gars ensemble! C'est cette tension créative qui mène au son authentique», fait valoir Jeff Stinco.

Le groupe a ainsi enregistré plus d'une quinzaine de pièces, en plus d'accumuler quelque 50 maquettes, pendant ses trois mois de réclusion.

Pas si simple

«La difficulté du processus, ç'a été de déterminer la direction qu'on voulait donner à l'album. Chaque fois qu'on arrêtait un choix, ça influençait le ton du disque. En fait, on aurait dû s'appeler The Not So Simple Plan

S'il est «sûr et certain» que la bande ne flirtera pas avec le grunge, l'esprit funk, lui, sera plus marqué, annonce le musicien.

«On fait des incursions dans différents styles, tout en gardant un équilibre entre ce que les gens connaissent de Simple Plan et là où nous sommes rendus aujourd'hui. Parce que dans notre manière de faire les choses, on est justement quelque part entre AC/DC qui assume "son" son, d'un disque à l'autre, et U2 qui se réinvente à chaque fois, quitte à carrément se planter.»

L'essentiel, de l'avis de Jeff Stinco, demeure la mélodie.

«Et puis, même s'il est techniquement terminé, tant que le nouveau disque n'est pas sorti, on se donne toute la marge de manoeuvre nécessaire pour ajuster des trucs ou changer des titres au besoin.»

À l'instar de Saturday, disponible depuis moins d'un mois, les Montréalais entendent malgré tout commencer à laisser entendre d'autres nouveautés d'ici à octobre, des chansons destinées d'abord et avant tout à leurs inconditionnels.

Samedi, mais peut-être pas Saturday

Première chanson originale lancée par Simple Plan en un peu plus de quatre ans, la toute récente Saturday (disponible depuis la fin juin) ne se retrouvera peut-être même pas sur le prochain album du groupe, au final.

«C'est une sorte de cadeau qu'on a voulu faire à nos fans, pour les faire patienter jusqu'à la sortie du disque, déclare Jeff Stinco. Ce n'est pas un extrait à proprement parler, et cette pièce n'est ni plus ni moins représentative de l'album à venir. De toute façon, nous n'avons jamais basé notre personnalité sur une unique chanson! Quand on va sortir un premier simple officiel, il sera accompagné d'un vidéoclip, comme il se doit.»

Quant à savoir si Saturday sera du répertoire interprété samedi soir, le musicien préfère ne pas se mouiller. «Toutes nos nouvelles pièces sont en option pour ce spectacle, alors on la chantera peut-être... ou pas!»

Une collaboration avec Bobby Bazini?

Oui, les membres de Simple Plan ont croisé l'auteur, compositeur et interprète Bobby Bazini à Los Angeles.

Jeff Stinco se fait néanmoins plutôt évasif sur la nature de leur éventuelle collaboration. «Je ne nierai pas que nous avons travaillé avec lui, mais je ne sais pas encore ce qui en ressortira vraiment.»

Est-ce que ça prendra la forme d'un «duo», d'une participation sur l'album des uns et/ou de l'autre? «Oui... peut-être... potentiellement, répond le guitariste d'un ton mutin. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il n'y a rien de commis sur disque... pour le moment.»

Une autre chose demeure claire: Bobby Bazini sera de son côté en spectacle au Festival western de Saint-André-Avellin, dimanche soir.

Pour y aller

QUAND? Samedi 18 juillet, 20h

OÙ? Plaines LeBreton

RENSEIGNEMENTS: ottawabluesfest.ca

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