Kanye règne sur les plaines LeBreton

Kanye West a commencé la soirée en force... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Kanye West a commencé la soirée en force avec sa chanson Stronger et Power.

Etienne Ranger, LeDroit

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Kanye West, ce Dieu autoproclamé. Le rappeur d'Atlanta l'a affirmé à plusieurs reprises au cours des dernières années. Selon lui, il est un dieu, ni plus ni moins.

La chose intéressante avec la religion, c'est que nous sommes libre de croire au dieu de notre choix. Certains ont mené une croisade contre Yeezus, récoltant au passage près de 1700 signatures pour exiger pour que West ne puisse se produire, vendredi, au Bluesfest d'Ottawa.

Pour ses opposants, le rappeur est un être déplorable, misogyne et doté d'un ego démesuré (ses plus grands fans conviendront que l'artiste mérite ce dernier qualificatif).

De l'autre côté, les fidèles du Dieu Kanye sont venus écouter sa parole. Tel un pèlerinage, par milliers, ils se sont massés autour de la scène principale et se sont laissés emporter par les rythmes et les rimes de Kanye West.

De circonstance, Kanye West est entré sur scène (après une attente d'environ 20 minutes) et a enchaîné les hits Stronger et Power, comme pour établir dès le départ sa supériorité. Dans la première pièce, il a mis l'accent sur les mots «Take this, haters», comme s'il souhaitait lancer un message à ses opposants.

Si ce message n'était pas suffisamment clair, il s'est plus tard lancé dans une envolée verbale, un véritable sermon (comme il en a l'habitude), où il a essentiellement envoyé paître ceux qui ne voulaient pas de lui au Bluesfest.

«I don't give a f**k what you think about me, a-t-il lancé sous des applaudissements nourris. There's a lot of enjoyable music out there, but there's only one mother f***ing Kanye West!»

Des propos qu'on pourrait traduire par: «Je me fous de ce que vous pensez de moi. [...] Il y a beaucoup de musique agréable, mais un seul Kanye West!»

La religion comme thème

La religion est un thème important dans l'univers de Kanye West, très clairement. Sur scène, il est apparu derrière un faisceau de lumière, comme s'il arrivait directement du paradis. Pendant sa performance, il revêt un capuchon qui fait immédiatement penser à un moine et l'image classique qu'on se fait de ces religieux.

Le premier commandement du Dieu Kanye ne s'est pas fait attendre: les caméras de télévision ne peuvent capter d'image du spectacle.

Le compte Twitter d'ICI Ottawa-Gatineau l'a annoncé avant le début du spectacle. Les photographes ont, de leur côté, pu prendre des clichés, mais seulement à distance de la scène.

Une relation avec la presse qui étonne peu lorsqu'on écoute les paroles de New Slaves qu'il a interprété avant son sermon. «So go and grab the reporters, so I can smash their recorders», prononce Kanye devant la foule en délire. Il n'a pas anéanti de caméras, vendredi soir, mais elles étaient inutilisables malgré tout.

L'évaluation de foule n'a pas été réalisée, mais on parlait d'une des plus imposantes foules de l'histoire du Bluesfest d'Ottawa. Aussi détestable peut-il être, Kanye West est aimé et il est aimé par un grand nombre.

Il entamait Blood on the Leaves lorsqu'il a fallu conclure cet article, mais la fête semblait loin d'être terminée.

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