Modeste Céleste

Céleste Lévis... (Courtoisie)

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Céleste Lévis

Courtoisie

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La demi-finaliste Céleste Lévis a beau avoir séduit le public de La Voix 3 - qui a massivement voté pour que deux des chansons qu'elle avait interprétées au cours d'émission se retrouvent sur l'album compilation qui en a découlé - la jeune Franco-Ontarienne ne se considère pas moins émergente.

Son agenda est pourtant bien chargé. Une trentaine de dates cet été, disséminées principalement en Ontario et au Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick, où elle entreprendra une première mini-tournée. Deux concerts à Ottawa, où Céleste Lévis a élu domicile, sont au programme : l'un jeudi dernier, au parc Major's Hill, où elle a été invitée à participer au spectacle rétrospectif des 40 ans du Franco au côté des Porn Flakes et de son ex-coach Éric Lapointe ; l'autre en duo avec Mathieu Langevin, dans le cadre de la Saint-Jean Ottawa, le 20 juin.

Alors, quoi ? De la fausse modestie de sa part ?

« C'est sûr que je me suis un peu plus développée, mais je n'ai pas encore sorti d'album et je n'ai toujours pas d'agent. Je suis toute seule à gérer mes affaires », se défend-elle. Elle a donc booké elle-même tous ses concerts estivaux, rappelle-t-elle, pas pour en tirer gloire, mais pour l'illustration.

Ce disque, qui était pourtant fin prêt avant même sa première apparition à La Voix, elle a dû en repousser la sortie pour avoir le droit de participer à l'émission. Sauf qu'après tout le chemin parcouru jusqu'en demi-finale, elle ne se sentait plus à l'aise à l'idée de sortir un produit dont la qualité ne soit pas à la hauteur des attentes - autant les siennes que celles de ses fans - désormais beaucoup plus élevées.

Elle a donc entrepris d'en revoir les arrangements et certaines orchestrations. Plus country, plus folk ou plus rock ?, on n'en saura rien. Y entendra-t-on Éric Lapointe ? Sa réponse reste évasive : « J'imagine. Je crains de décevoir le public, s'il n'est pas là. »

Seule chose assurée : « le disque s'en vient ». « J'ai été approchée par une maison de disques au Québec », se contente-t-elle de préciser. Comme rien n'est signé, elle demeurera avare de détails, sinon pour indiquer une sortie avant Noël et une tournée dans la foulée. « Je suis rendue à un niveau très professionnel, je n'ai pas le choix de respecter les règles du jeu, notamment les embargos et omertas liés à la business artistique, s'excusera-t-elle.

Céleste, bien modestement, « attend toujours de voir si les gens vont aimer ce que je fais, ce que je suis. À La Voix, ce n'était pas mes chansons : je me contentais de faire des covers. Ça va être un test, l'album. »

Elle aligne les petites salles et les moins petites. En trio ou en formule à quatre. Parfois en compagnie de ses compères de La Voix, David Fleury et Mathieu Langevin. Et commence doucement à tester de nouvelles chansons sur scène. Elle laisse entendre qu'elle pourra bientôt souffler un peu, la gestion logistique entourant l'album et la tournée étant confiée à une équipe externe.

Faute de temps, l'artiste a abandonné - « temporairement », mais « sans regret » - ses études universitaires en maths et en musique, puisqu'elle peut enfin réaliser un rêve : réussir à vivre de sa musique. » Sa seule tristesse vient du fait qu'elle ne trouve guère le temps de retourner voir sa famille, à Timmins.

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