Diana Krall chante son amour pour Ottawa

Diana Krall... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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Diana Krall

Bernard Brault, Archives La Presse

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Si Daniel Lanois, poussé par l'Orchestre du Centre national des arts, a complètement renversé le public le 30 avril dernier par l'audace et l'excellence de sa proposition en revisitant - grâce aux arrangements symphoniques de David Martin - ses succès folk-rock et la musique expérimentale de Flesh and Machine, Diana Krall, dimanche, à la Salle Southam, a offert une prestation - peut être bien sans faille - mais quelque peu convenue avec son spectacle Wallflower.

Accompagné de l'Orchestre Eric Rupp, sous la direction de Chris Walden, et de ses cinq musiciens, Patrick Warren (claviers), Anthony Wilson (guitare), Karriem Riggins (batterie), Dennis Crouch et Stuart Duncan (violon), la chanteuse de jazz s'est assise au piano, la voix chaude et sensuelle, entamant We Just Couldn't Say Goodbye, sous les applaudissements de la foule.

«Je suis toujours heureuse de venir, ici, à Ottawa. Merci de m'accueillir et d'être aussi fidèles», dit tout sourire celle dont le passage se fait dans le cadre de la série «Le CNA présente» et qui tout au long de la soirée fut très peu loquace, offrant quelques phrases en anglais et, ici et là, un «merci» en français. Mais bon, ses admirateurs ne lui en voudront pas, la pianiste, sympathique, ne fait toutefois jamais dans les débordements de joie... There Ain't No Sweet Man, Let's Fall in Love et Love Letters s'enchaîneront ensuite.

Dans un cadre de scène aux coloris changeants, des vidéos et segments de film seront projetés, rappelant parfois le cinéma muet, tantôt une forêt, un paysage ou, simplement, un fond d'une couleur quelconque du nuancier Pantone.

Jazzer la soirée

Avec Temptation de Tom Waits, le guitariste Anthony Wilson s'en donnera à coeur joie, ponctuant la chanson de solos enlevants. Elle enfilera avec On the Sunny Side of the Street, un standard de jazz, pour ensuite aller dans un autre registre, A Case of You de Joni Mitchell.

Les lumières et les projections s'éteindront le temps de cette chanson, quelques chandelles éclairant le parterre pour donner un ton intimiste, Diana Krall, seule au piano, magnifique sous le projecteur, visiblement très prise par les paroles.

Il faudra près d'une heure avant qu'elle ne présente les chansons de Wallflower, dans lequel elle reprend en mode orchestral des chansons connues des années 1970 et 1980.

Elle s'élancera sur California Dreming (Mamas and the Papas), Operator (Jim Croce), If Take You Home Tonight, chanson inédite de Paul McCartney, ou, encore, Don't Dream it's Over (Crowded House), toutes des compositions brillamment interprétées par les 43 musiciens de l'orchestre. Les arrangements, à l'instar de ceux que l'on trouve sur son plus récent album, feront parfois dans la fioriture, les cordes versant dans un trop-plein de grandiloquence.

I'll string along with you concluant la soirée, le public lui offrira une ovation, quittant la salle sans pour autant être transcendé, Diana Krall ayant séduit mais laissant derrière elle une impression de déjà-vu.

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