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Les petites tempêtes de Marie-Hélène Frenette-Assad

Marie-Hélène Frenette-Assad... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Marie-Hélène Frenette-Assad

Patrick Woodbury, LeDroit

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Pour son quatrième disque, l'auteure-compositeure-interprète gatinoise Marie-Hélène Frenette-Assad sort sa guitare Dans la tempête, s'amusant à explorer les bourrasques de l'existence.

Moins les siennes que «toutes les petites tempêtes» qui secouent son équipage, ces amis dont elle scrute et chante le quotidien depuis longtemps. «Ils ont des vies beaucoup plus intéressantes que la mienne, pas toujours trépidante», avoue en riant celle qui, au seuil de la trentaine, se considère plutôt «raisonnable», et plus encline à passer ses week-ends au chalet familial qu'à faire la fiesta avec eux.

Sur ce disque «court et punché», qui représente à ses yeux «la suite logique de The Lion et la princesse, son précédent album, la chanteuse folk poursuit la tangente country amorcée en 2010.

«De concerts en trajets au chalet, «j'ai fait beaucoup de route, ces dernières années. Le country, ça va bien avec mon mode de vie...  Dans mon iPhone, il y a de tout, autant Taylor Swift que Christine and the Queens, mais en ce moment, j'écoute énormément de country, même des émissions de télé», note celle dont l'enfance avait plutôt été abreuvée de «gros pop» et ne s'est intéressée au folk qu'au secondaire.

Elle a confié la réalisation de son album à une de ses idoles locales, la blueswoman de Gatineau Roxanne Potvin - qui a une formation d'ingénieure en sonorisation, rappelle Marie-Hélène Frenette-Assad. «Je l'avais approchée pour qu'elle enregistre le disque. Finalement, c'est elle qui l'a réalisé. Le résultat est encore meilleur que prévu. »

Roxanne Potvin a tenu les guitares, conçu les arrangements vocaux, posé sa voix sur les choeurs. «Elle a vraiment respecté mon style», sans chercher à marquer les chansons au fer blues. 

«Souvent, je ne voyais pas où elle s'en allait, mais je lui faisais confiance. "Si tu entends une voix, ou un solo que je n'entends pas... prends la guitare et fais-le! Tu as le talent..."» Les lignes de basse ont ainsi été confiées à une contrebasse (tenue par Morgan Moore), illustre-t-elle.

 «Travailler avec Roxanne m'a permis d'assumer encore plus ce virage country. C'est elle qui disait: "Tiens, on va ajouter une guitare slide ici". On a beaucoup utilisé les guitares national, en métal, pour aller chercher un son plus bluegrass.» 

Mais pas question de tomber dans les clichés «en mettant du banjo partout, et en parlant de pêche et de pick-ups. Je ne voulais pas que ça ait l'air faux ou surfait, et donner l'impression d'avoir mis un chapeau de cowboy, juste pour aller percer un marché.»

«Il fallait que ce soit naturel, pour que le disque me ressemble. Il y a peu d'effets, peu de sons midi et plein de guitares. En réalité, on n'est pas à des années lumières de mon premier album. On n'est pas allées "ailleurs" dans les arrangements: avec moi, tout part toujours de la guitare acoustique.»

Dans cette tempête l'accompagne aussi le pianiste Antoine Levasseur-Rivard, son vieux complice au sein de Mirzam. Il a également travaillé sur les arrangements et les mélodies. Et s'est donné à coeur joie sur un «piano droit qui sonne un peu honky tonk». Il a en outre apporté un petit côté festif à certaines chansons, convient-elle, avant de préciser: «J'ai voulu faire quelque chose de rassembleur, pour qu'on puisse se reconnaître et se retrouver entre amis, mais ce n'est pas de la musique de party.»

Les chansons parlent «de deuils et de peines d'amour, mais aussi de tomber en amour. Parce que la tempête, pour moi, ça peut être très positif... il suffit de voir tout ce qui se passe dans ma vie ces jours-ci», poursuit cette hyperactive autoproclamée.

En marge d'une job à temps plein au Collège Saint-Alexandre, elle faisait cette semaine la tournée des médias, tout en supervisant les derniers préparatifs de son double lancement. Marie-Hélène Frenette-Assad donnera un avant-goût de l'album dimanche, au beau milieu des flots, sur la rivière des Outaouais, à bord d'un bateau de Croisières Outaouais. Le lancement est gratuit et ouvert au public.

La trentenaire en profitera pour présenter sa nouvelle petite entreprise, Baie Assad, par laquelle elle entend commercialiser des  «accessoires de chalet, bougies et autres objets artisanaux décoratifs qu'elle fabrique à partir de matériaux recyclés. Car Marie-Hélène Frenette-Assad, descendante d'immigrants libanais qui ont formé en Outaouais une dynastie de quatre générations d'entrepreneurs, désirait depuis longtemps faire honneur à cet héritage familial.

Pour y aller

QUAND? Dimanche 31 mai, 13h

OÙ? Marina de Hull (port de plaisance Jacques-Cartier)

RÉSERVATIONS: 819-593-4663 ; planbgestion@gmail.com

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