La renaissance musicale de Sarah Bourdon

Sarah Bourdon... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Sarah Bourdon

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une renaissance: c'est ainsi que Sarah Bourdon vit la «chance de faire une deuxième première impression», avec son album Mouvement, lancé en janvier dernier. 

Car il lui en aura fallu, du temps, pour chanter haut et fort ce qu'elle est. Deux ans, qu'elle a notamment passés à partager la scène avec Yann Perreau dans le cadre de sa tournée À genoux dans le désir.

«Pour arriver à assumer ces nouveaux textes-là, j'ai dû d'abord m'accepter et m'aimer, fait valoir la trentenaire dans un sourire épanoui. Ça m'a donc pris le temps de trouver le courage de faire les choses comme je le voulais, sans avoir peur de déplaire.»

Pour y parvenir, elle a accepté de prendre la route avec Yann Perreau. Elle a assuré la première partie de la soirée avec ses titres de La longue trail (2013), pour ensuite l'accompagner pendant son spectacle.

«Je jouais de cinq instruments pendant la prestation de Yann, dont deux instruments, incluant un ukulélé, dont je n'avais jamais joué auparavant! C'était la première fois que je faisais ça pour un autre artiste et j'ai vraiment eu peur de me 'planter'. Yann m'a pourtant fait confiance, malgré tous mes doutes.»

Cette confiance lui a donné des ailes, entre autres pour travailler lentement mais sûrement ses nouvelles pièces. Pour en ciseler les mélodies, tantôt plus orchestrées (Le Poisson) ou mises en scène (Bétail); tantôt en misant sur le fameux ukulélé apprivoisé (Carnaval) ou sur le piano (L'ouvre-boîte) pour créer des atmosphères plus épurées.

Les (é)mouvances du coeur

Si La longue trail laissait déjà entendre les germes de sa véritable nature, Sarah Bourdon avoue sans gêne qu'elle n'a «pas tout à fait été capable de le défendre» et qu'il est ainsi passé plutôt inaperçu. Ce qui n'est pas le cas avec Mouvement, fruit mûr de ses réflexions sur ses raisons de faire le métier et somme de l'expérience accumulée. Pas étonnant qu'elle le considère comme son «premier vrai disque».

«Mouvement, c'est moi, ma vie, comment je me sens à l'intérieur.»

Elle se livre donc, parlant d'amour, de ses insécurités, de son besoin d'apprendre à se faire confiance, ainsi qu'aux autres et à la vie. Elle chante les mouvances et les nuances de l'âme.

«Je ne pense pas que c'est moi qui choisis d'écrire, c'est l'écriture qui me choisit... Si je fais de la musique, c'est parce que ça m'aide à me rapprocher de qui je suis et à me garder les deux pieux sur terre.»

«Et puis, tant qu'à avoir un métier public, je veux en profiter pour dire quelque chose et, qui sait, peut-être faire une petite différence», renchérit-elle.

Sarah Bourdon possède indéniablement une voix puissante, riche, capable de s'envoler dans les plus hautes notes comme de faire vibrer les basses. Or, nulle esbroufe dans ses interprétations: elle met clairement ses cordes vocales au service de ses textes et mélodies.

«Ça devrait toujours être comme ça, selon moi, quand on chante: faire passer la vérité de ce qu'on a à dire, des émotions qui nous habitent», répond-elle en toute humilité quand on lui fait le commentaire.

C'est ce qu'elle viendra faire, le 25 septembre prochain, à La Basoche, où elle partagera la scène avec André Papanicolaou, lors du premier «plateau double» de la saison automnale du cabaret.

Pour y aller

QUAND? Le 25 septembre, 20 h

OÙ? La Basoche

RENSEIGNEMENTS: 819-243-8000; ovation.qc.ca

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