Laurence Jalbert et l'OSG sur des vagues d'émotions

Laurence Jalbert et l'Orchestre symphonique de Gatineau... (Martin Roy, LeDroit)

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Laurence Jalbert et l'Orchestre symphonique de Gatineau

Martin Roy, LeDroit

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L'Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) et Laurence Jalbert ont vogué ensemble sur des vagues d'émotions, vendredi. Une deuxième représentation de ce dernier concert de la huitième saison de l'OSG, en compagnie de l'auteure-compositrice-interprète, est prévue samedi soir, à la Maison de la culture de Gatineau.

Il faut reconnaître que la Gaspésienne, à la voix puissante, chargée de joies et de douleurs, possède un répertoire propice à une telle relecture symphonique. D'Au nom de la raison à Pour toi, de Je pars à l'autre bout du monde à Chanson pour Nathan, d'Évidemment à Tomber (unique rappel de la soirée), Laurence Jalbert et les musiciens ont ainsi fait voyager le public par monts et par vaux.

Apparaissant sous les applaudissements chaleureux de la foule, la chanteuse a d'emblée donné le ton à une soirée à fleur de mots, de tendresse, de rires complices et de serrements de coeur (voire de quelques larmes discrètement essuyées par la principale intéressée), en entonnant Héros, sobrement accompagnée de la guitare et de la voix de Jean-Philippe Lagueux. Elle a poursuivi en dédiant la plus confidentielle Une lettre à ses quatre petits-enfants, avant de se retourner vers l'ensemble des musiciens.

«Et là, pour les prochaines chansons, j'amène mes nouveaux amis Facebook avec moi!» a-t-elle lancé dans un large sourire.

Bercée par les cordes des violons, altos, violoncelles et contrebasses, transportée par les bois et les cuivres, elle a rendu hommage à Nelson Minville en reprenant Les anges dansent et en en faisant valser les paroles dans une autre dimension.

«Aaaahh! C'est tellement beau!» a-t-elle murmuré avec bonheur, une fois les dernières notes retombées.

Une pièce a priori plus sombre comme Corridor s'est imprégnée de lumière, voire d'une sorte d'espérance, portée par l'intensité de l'orchestre.

Les paroles d'Encore et encore ont pour leur part pris une nouvelle charge évocatrice. Entre les notes délicates et claires de la harpe, entre autres, timbale et cuivres ont joué d'un effet dramatique finement dosé, sans jamais tomber dans le pathétique.

Dans un registre plus joyeux, Laurence Jalbert a mis à profit le choeur formé des quelque 800 spectateurs présents hier pour chanter avec elle le refrain de Qui est cet homme ?. Elle s'est aussi permis une concluante incursion dans le registre country avec Jeter un sort et Je me sens bien auprès de toi.

«Ça en fait du violon, hein ?» s'est-elle exclamée gaiement, savourant visiblement le moment.

Par ailleurs, Yves Léveillé avait choisi deux oeuvres fort à propos en guise d'ouverture de première et deuxième parties de soirée : l'ondoyant premier mouvement du Pelléas et Mélisande de Gabriel Fauré, ainsi que le très beau Nimrod des Variations Enigma d'Edward Elgar.

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