L'humble succès de Stef

Stef Paquette trouve enfin sa place au soleil.... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Stef Paquette trouve enfin sa place au soleil.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le Centre des arts Shenkman accueille samedi Stef Paquette, artiste pluridisciplinaire qui a attendu d'approcher le cap de la quarantaine pour sentir le vent du succès lui souffler enfin dans les voiles.

Depuis deux ans, ce vent s'est transformé en tornade, les projets s'accumulant au point que le Franco-Ontarien doive délaisser certains d'entre eux, tel ce one-man show aux allures d'autofiction, La vraie vie de Stef Paquette, qu'il avait commencé à développer avec le Théâtre du Trillium.

À Orléans, ce sont les complaintes intimistes du Salut de l'arrière-pays, disque profondément ancré dans la réalité culturelle et économique du nord de l'Ontario - et dépeintes en connaissance de cause, Paquette étant lui-même originaire de Chelmsford - que le Sudburois fera résonner, bien entouré du guitariste gatinois Alain Barbeau et du violoniste Patrick Pharand.

Une formule «gagnante», puisque c'est grâce à ce trio que le chanteur remportait le prix coup de foudre remis par le jury du festival-vitrine Contact Ontarois, en 2014, ainsi que quatre autre trophées.

Flashback. Le Salut de l'arrière-pays a été lancé en 2011, mais Stef Paquette, embarqué dans une foule de projets artistiques, n'a jamais trouvé le temps de «faire vivre les chansons sur scène». Pluridisciplinaire, dans son cas, signifie auteur-compositeur-interprète... mais également comédien, improvisateur, animateur, voire humoriste, selon l'inspiration du moment.

«Je me sens mentalement prêt, suffisamment mature pour partir à la conquête du Québec [et des autres provinces canadiennes]. Mais j'avoue que je ne sais pas trop comment prendre ce qui m'arrive. Rendu à 41 ans, je ne suis plus dans la game [artistique]. Je ne suis plus cool», s'étonne Paquette, en se demandant s'il ne serait pas plus sage de passer davantage de temps à la maison, à se consacrer à ses trois enfants, plutôt que de courir à fond de train les scènes de tout le pays. «Et je ne me vois pas leur demander de déménager dans un 3 1/2 à Montréal, juste pour suivre papa pendant qu'il essaie de suivre son rêve...»

Outre la tournée ontarienne de son album, il participe à celle de Love is in the Birds, un spectacle musical concocté par le Trillium.

En janvier, Paquette a participé au tournage de la série Motel Monstre. On pourra le voir dans trois épisodes à partir de janvier 2016.

Dans la peau de Charlie Rivière, il tient aussi un rôle de premier plan dans la télésérie anglophone Hard Rock Medical, dont la deuxième saison débute le 15 février. Cette série de TVO se penche sur la vie de huit étudiants en médecine, tout en prenant soin de dépendre la réalité spécifique du Nord ontarien.

Le chanteur, lui, est en lice pour trois prix Trille Or dans les catégories interprète masculin et auteur-compositeur, tandis qu'On se r'voit à soir, mélodie qu'il a composée sur le travail dans les mines, est en nomination pour le prix de la chanson.

Lui qui n'a «pas envie de jouer les vedettes», craignant que le public «s'écoeure», renâcle à se prêter au jeu de l'autopromotion. Au point de presque oublier de mentionner qu'il vient d'enregistrer six chansons.

Pour y aller

OÙ? Centre des arts Shenkman

QUAND? Samedi 7 février, 19h30

RENSEIGNEMENTS: 613-580-2787 ; www.shenkmanarts.ca

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