L'année 2014 en mélodies

L'équipe des arts du Droit a passé des centaines d'heures à écouter de... (Photothèque: La Presse)

Agrandir

Photothèque: La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Dossier de Michael

International

Dossier de Michael

c'est là qu'on met le petit texte de présentation, qui servira aussi pour la fiche; cette description apparaîtra dans la colonne du centre de chaque texte »

Le Droit

L'équipe des arts du Droit a passé des centaines d'heures à écouter de la musique au cours des 12 derniers mois. Plusieurs albums et chansons sont ressortis du lot, nous accompagnent dans notre quotidien depuis, pour des raisons aussi variées qu'eux. Histoire de partager avec vous un plus grand nombre de coups de coeur, nous avons chacun réuni 12 de nos pièces préférées sur ce qui s'avère nos «trames sonores» toutes personnelles de l'année 2014. En espérant vous donner envie de les (ré)écouter à votre tour!

Valérie Lessard

Janvier 

Trusty And True, Damien Rice (My Favourite Faded Fantasy): parce que c'est un vrai bijou et que je ne devais qu'en choisir une! Qu'on se le dise, il s'agit là de mon album de l'année, point à la ligne.

Février 

Goodnight Persephone, Alejandra Ribera (La Boca): une voix (é)mouvante comme la mer, une mélodie enveloppante. Tout pour bercer nos âmes, peu importe leurs états.

Mars 

I Need The Sun, The Seasons (Pulp): pour se mettre une dose de soleil entre les deux oreilles, grâce à ce dynamique jeune groupe de Québec.

Avril 

Et si cette fois était la bonne, Salomé Leclerc (27 fois l'aurore): c'est l'espoir qui se lève à l'horizon, transporté par les cuivres (trombone, cornet, baryton de marche et clairon) de Benoît Rocheleau et la voix de l'auteure-compositrice-interprète.

Mai 

Hymne à la joie, Alexandre Désilets (Fancy Ghetto): il y a des mots qui résonnent, par leur beauté et leur portée; c'est le cas de «Longtemps j'ai laissé tourner la vie / Comme un vieux disque / Faussé sur l'hymne à la joie»...

Juin 

Chu motivée, Garoche ta sacoche (Garoche ta sacoche): quand le stress se pointe, cette pièce déjantée de Cynthia Veilleux et Sonia Brochet me permet de relativiser bien des choses!

Juillet 

Grand Canyon, de Timber Timbre (Hot Dreams): on l'enfourche des deux oreilles pour une chevauchée dans un pays musical envoûtant. Dépaysement et coup de chaleur garantis. 

Août 

Raging Fire, Phillip Phillips (Behind The Light): la chanson la plus reprise en choeur dans ma voiture cette année... avec ou sans mes filles.

Septembre 

Worried Again, Bobby Bazini (Where I Belong): l'intensité du texte, du crescendo et des choeurs me donne des frissons à tous les coups.

Octobre 

Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis, Ralph Vaughan Williams (la première pièce dans cette captation à Salisbury: http://music.cbc.ca/#!/Remembrance-Day/blogs): en souvenir de la tournée de l'Orchestre du Centre national des arts au Royaume-Uni, et plus particulièrement du concert à Édimbourg, au lendemain de la fusillade survenue à Ottawa.

Novembre 

La Nuit, Dumas (Dumas): quand Dumas fait pop de cette manière, on a juste envie de fermer les yeux et de chalouper jusqu'au bout de la nuit...

Décembre 

Put Your Bags Down, Adam Cohen (We Go Home): la pièce au coeur de son plus récent opus. Une invitation à se poser, à faire le point sur l'année écoulée ou sur son parcours de vie.

Yves Bergeras

Janvier 

Des cowboys, des indiens, Patrice Michaud (Le feu de chaque jour): les planètes (radios, blonde, couvée) se sont alignées toute l'année pour me titiller l'oreille ad nauseam avec cet album. Toujours pas de nausées, 12 mois plus tard. 

Février 

Noyer le poisson, Antoine Corriveau (Les Ombres longues): j'ai été d'emblée hypnotisé par le folk traînard, les ambiances «nuit carbonisée», les jérémiades transies et la voix rugueuse de ce disque qui «réussit à s'échouer».

Mars 

Ce monde sans issue, Daniel Lavoie (La symphonie rapaillée): les poèmes de Gaston Miron, revus par Cormier-Léon-Bélanger et orchestrés par Blair Thomson. Du souffle. De l'humilité. Du coeur. Un disque de maîtres.

Avril 

La Cité des 333 Saints, Le R (Coeur de Pion): ce rappeur ottavien conjugue une plume de griot à de jolies mélodies nomades. Ses orchestrations jettent des ponts entre l'Amérique et le continent de ses origines béninoises. 

Mai 

Dans Ma Tête, Philippe Brach (La Foire et L'ordre): «On est ben, dans ma tête!» chante-t-il au pluriel, en faisant passer son imagination débridée pour une sorte de schizophrénie. Nous itou, on est ben sur sa planète...

Juin 

Brooklyn Baby, Lana Del Rey (Ultraviolence): Del Rey continue d'explorer la douceur nonchalante. Ambiances sombres de nuage vaporeux, mais aériennes et planantes.

Juillet

Dressed In Black, Sia (1000 Forms Of Fear): Sia Furler, qui pond des megahits à la pelle pour les Lady Gaga et Madonna de ce monde, n'est jamais aussi renversante que lorsqu'elle met en scène sa propre voix.

Août 

Ailleurs, Ben L'Oncle Soul (À coup de rêves): après avoir fondu sa voix et son âme soul dans le répertoire de quelques géants Motown et gospel, Benjamin Dutertre s'amuse à faire comme eux. Et y parvient à la perfection.

Septembre 

Ô Jeunesse, Mokaïesh (L'amour qui s'invente): de loin, mon album coup de coeur de 2014! Les chansons d'amour, souvent, me lassent ou m'agacent. Pas celles de Cyril Mokaïesh, Français qui aime sans sucre ajouté, en triturant une tripe poétique furieusement romantique.

Octobre 

Beau Mystère, Michel Robichaud (Beau Mystère): un inventaire échevelé des petits plaisirs de la vie et des grandes questions existentielle qui chatouillent le cerveau de cet artiste émergent, «moisissable» et prometteur. 

Novembre 

Aimant, BATpointG (Une seule note): la chanson joue sur le syndrôme bipolaire de cet album «rap-musette» qui, entre Zebda et Java, jongle avec un verbe fertile, un oeil critique, un accordéon jovial et une imagination folle.

Décembre 

Christmas Overture, The Aaron Lindsey Orchestra  (Motown Christmas): L'air de Noël, et juste lui: pas un mot. Ni cannes, ni grelots. Mais quel ouragan symphonique ! L'orchestre est insufflé d'une énergie quasi-hard rock.

Maud Cucchi

Janvier 

L'autre côté de la lune, Arthur H (Soleil Dedans): rêveur et dansant, solaire et lunaire. Le charme canaille et la sensualité tendre d'Arthur H en concentré. On l'attend avec impatience le 23 janvier à la salle Jean-Despréz. 

Février 

Moving on, Asa (Bed of Stone): une voix soul qui sait éviter l'excès de sucre, de belles inventions de production pour une musique calme et portée avec ferveur.

Mars 

Hallelujah! (J'ai tant besoin de toi), Ben l'Oncle Soul (À coup de rêves): une énergie gonflée à bloc qui plonge ses racines dans les années 1950. On calque ses pas sur ceux du swing afro-américain... jusqu'au bout de la nuit!    

Avril 

In Our Prime, The Blacks Keys (Turn Blue): pépite cachée de l'album, la chanson dessine une mélodie alanguie sur fond de guitares sulfureuses. L'ange Pink Floyd passe discrètement. On plane.

Mai 

Heart Of Glass, Blondie (Greatest Hits, Deluxe Redux): la réédition de ces succès nous offre une bonne excuse. D'autant qu'il ne faut plus compter sur les prestations en concert de la chanteuse pour se trémousser, foi de festivalier.

Juin 

Dernière heure, Charlélie Couture (Immortel): ça balance reggae, entre solitude et cruelle réalité. Un appel au carpe diem avant que «la cloche ne sonne»... du Charlélie brut et bondissant, épatant.

Juillet 

Les paradis perdus, Christophe (Intime): encore de la triche, mais absolument incontournable. Seul au piano, Christophe ravive ses grands succès. Aérien, épuré, libre (un peu déjanté), bref, irrésistible.

Août 

Zazue (Sweet Sue), The Hot Sardines (The Hot Sardines): idéal pour démarrer la journée du bon pied! Surtout les premières mesures. Tralala, tsoin tsoin.

Septembre 

Vallée des merveilles, Jean-Louis Murat (Babel): juste pour entendre Murat murmurer «par ces extravagances tout étourdi, où est ma chemise se demande le petit cochon de nuit, où est ta chemise...» Chanté avec tant de naturel, on le prendrait presque au sérieux.   

Octobre 

Le dermatologue, Klô Pelgag (L'alchimie des monstres): on ne se lasse pas de ce cabinet des curiosités (paru fin 2013), intelligemment surréaliste, qu'on explore sans se soucier de perdre pied. Une promenade d'un charme inépuisable dans des musiques qui fertilisent l'imagination.   

Novembre 

Rainbow, Robert Plant (Lullaby... and the Ceaseless Roar): beaucoup de couleurs musicales soyeuses sur cet album surprenant. Dont l'emblématique Rainbow, à contempler en boucle.   

Décembre 

Quand l'Afrique va se réveiller Tiken Jah Fakoly (Dernier Appel): un titre gorgé d'une foi rastafarienne brûlante et extasiée. Son plaisir est évident, communicatif; le nôtre est incontestable.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer