Le party de Noël d'Alain-François

Alain-François, qui a enregistré quatre albums en trois... (Martin Roy, LeDroit)

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Alain-François, qui a enregistré quatre albums en trois ans, veut à présent prendre une pause. «La trilogie, c'est terminé pour un boutte.»

Martin Roy, LeDroit

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Décembre, c'est la période de l'année où les sapins commencent à enneiger le bout de leurs branches. C'est aussi celle où Alain-François débarque avec son violon, ses reels «néo-trad'» et sa Trousse du temps des Fêtes. Presque une tradition: il est déjà rendu au tome III.

Les deux premiers volets du concept se sont écoulés à 30 000 exemplaires. Pas mal, pour un projet démarré «pour le plaisir, sans se prendre au sérieux. J'étais loin de m'imaginer qu'un jour, je serais en train de présenter un tome trois».

La formule de son album-concept est simple, mais soigneusement travaillée: huit chansons de Noël; autant du Nouvel An. Réparties à égales mesures, entre du matériel original, «parce qu'apporter de la nouveauté, c'est cool», et des reprises «réarrangées» de façon à sonner assez rock, malgré les coups d'archet. Tout ça avec l'objectif avoué de ressusciter «l'ambiance festive des partys de famille». Et, tant qu'à faire, titiller notre «os rigolo» ou notre «os qui a bu un p'tit verre de trop»: «Il y a un côté humour très prononcé».

Qui, de plus en plus, s'exprime en duos. Depuis cinq ans, il organise en novembre dans son coin de pays, Victoriaville, La Fête des Fêtes, un souper-spectacle-laboratoire festif où il invite sur les planches deux artistes différents. Le week-end dernier, c'était Annie Villeneuve et William Deslauriers. L'année précédente, Dumas et Andrée Watters. «C'est cette vague-là qui nous a fait rencontrer du monde. Ç'a fait boule de neige.»

La touche Salvail

Comme on pose une étoile décorative sur la cime de l'arbre, Alain-François aime proposer une chanson «complètement absurde». «Il y a eu Les Chick 'n Swell qui ont fait quelque chose de totalement éclaté sur le tome I. Dans le II, on avait un conte avec Normand Brathwaite et Claude Poirier, c'était n'importe quoi. Cette fois, c'est Éric Salvail, qu'on a laissé s'époumoner.» L'animateur brame en faussant volontairement la note.

Une fois les bandes enregistrées, Alain-François, homme de gang jamais à court de moyens, va chercher les amis et sa famille, pour qu'ils saupoudrent l'album de cris de joie et de bonne humeur favorisant la sensation que le party est pogné. Ou alors ils jouent d'un instrument: «Ma fille Laurie a chanté sur chacun des trois disques. J'ai fait joué ma tante et mon oncle au violon sur Saint-Dilon sur le premier. Ma soeur fatigante a joué à la criarde sur le tome deux, et mon père est venu jouer de la cuiller. On a eu un fun fou! Mais c'est encore de même, chez nous: ça joue de la musique tout le temps, du violon, du piano... Même pas besoin de mettre de disque.»

Au concept s'ajoute une vitrine Internet éponyme qui, par hyperliens interposés, regroupe «toutes sortes de folleries» glanées sur la Toile, de la recette du bonbon-patate à une série de capsules humoristiques.

Alain-François, qui a enregistré quatre albums en trois ans, veut à présent prendre une pause. «La trilogie, c'est terminé pour un boutte», déclare celui qui a l'impression d'avoir délaissé un peu trop sa blonde et sa fille et qui commanderait bien «du repos» au Père Noël. L'hiver prochain, il se consacrera plutôt à la scène. Il a dans sa mire une tournée best-of de sa Trousse, avec des invités surprise à géométrie variable, qui concordera sans doute avec la sortie d'un coffret.

Il prépare aussi, pour la fin mars, une série de spectacles avec Marjo et un troisième invité, que ce soit Marco Calliari, France D'Amour ou d'autres amis. La formule s'intitule Trad 'n' roll', et lorgnera du côté des festivals d'été.

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