Sarah McLachlan, dans tous ses états

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La fille. La mère. La femme. Sarah McLachlan se chante sous toutes ses facettes, sur Shine On, son plus récent album qu'elle s'en vient défendre sur les planches du Centre national des arts, vendredi soir prochain. Entretien avec une auteure-compositrice-interprète qui, à 46 ans, dit se connaître « mieux que jamais ».

Sur Laws Of Illusions, lancé en 2010, la Canadienne témoignait de son divorce avec le batteur Ashwin Sood, après 11 ans de mariage et la naissance de leurs deux filles, aujourd'hui âgées de 12 et sept ans. Shine On s'inscrit dans la foulée, rendant compte à la fois de la perte de son père, survenue peu après la sortie de Laws Of Illusions, ainsi que de sa vie de mère et de femme, d'abord célibataire puis de nouveau amoureuse.

« Ce disque est le reflet des décisions importantes que j'ai dû prendre au cours des dernières années, des changements que j'ai dû faire, aussi, pour me retrouver. Ça m'a pris du temps avant de comprendre qui je suis devenue et comment continuer d'avancer, d'évoluer. Mes nouvelles chansons renvoient à ce questionnement existentiel, à ce processus de reconstruction, en quelque sorte. Elles sont comme des cartes postales de mes différents états d'esprit », avoue-t-elle.

L'écriture de ces pièces aura donc été cathartique, convient-elle. Une façon de lâcher prise, dans ce qu'elle n'hésite pas à qualifier d'« heureuse combinaison de larmes et de rires ».

Du coup, la musique s'est avérée encore plus importante pour elle. Malgré les distractions d'avoir à gérer seule ses filles, lorsqu'elles sont avec elle. Malgré ses nombreux engagements, notamment auprès de l'école de musique portant son nom, à Vancouver.

« Tout est question d'équilibre et de temps. Disons que je suis chanceuse d'être ma propre patronne », souligne-t-elle.

« En contrepartie, c'est donc dire qu'il n'en tient donc qu'à moi de me discipliner pour porter chacun de mes chapeaux et assumer l'ensemble de mes responsabilités ! » renchérit-elle en éclatant de rire.

Cela inclut de reprendre la route, histoire de faire rayonner Shine On dans l'est du pays d'ici au 22 novembre, de même qu'en Australie, en février prochain, après une récente tournée aux États-Unis.

À l'instar de la majorité des autres dates à son horaire en Ontario, au Québec et dans les Maritimes, la prestation prévue au Centre national des arts affiche complet depuis longtemps.

« C'est une source incroyable d'énergie, de pouvoir donner des spectacles, de me retrouver ainsi enveloppée de musique. Et que j'aie la chance de le faire encore, 26 ans après mes débuts, me comble d'une infinie gratitude envers tous ceux qui me suivent et remplissent les salles où je me produis. »

La fille

La mort de son père adoptif, en décembre 2010, a sans contredit profondément marquée Sarah McLachlan.

« J'étais vraiment proche de lui, encore plus pendant les dernières années où il a lutté contre le cancer avec une telle dignité et une telle soif de vivre qu'il réussissait encore à voir le beau partout autour de lui », raconte-t-elle.

Elle a donc voulu lui rendre hommage de la manière la plus personnelle qui soit, c'est-à-dire en lui composant une chanson, sobrement intitulée Song For My Father.

La mère

Turn The Lights Down Low, c'est la mère s'adressant à chacune de ses filles, la main tendue et le coeur ouvert. Envers et contre tout.

C'est l'apprentissage sur le tas, l'acceptation de ses failles, souvent.

« Car être mère ne s'apprend pas dans un livre ! C'est un voyage qu'on entreprend avec les meilleures intentions comme seul guide, sans être certain de rien, ni qu'on ne se trompera pas en chemin. Il faut s'apprivoiser, faire confiance à son enfant et se faire confiance, également. Même quand on n'est pas d'accord, voire qu'on se dispute. Parce qu'être mère, c'est être là, pour le meilleur et pour le pire. »

La femme

Après son divorce, Sarah McLachlan a mis la femme en elle en veilleuse. Ne serait-ce que pour prendre soin de ses filles et rétablir ses repères et point d'équilibre.

« J'avais un deuil à faire, du recul à prendre pour vraiment me retrouver. Lentement mais sûrement, j'ai atteint de point où, plus consciente de mes envies et besoins et, surtout, ne voulant plus rien de compliqué dans ma vie, j'ai pu rallumer la femme en moi. »

Et, du coup, rencontrer un autre homme qui semble la combler par leur « compatibilité ». Résultat ? Flesh And Blood, toute empreinte du désir assumé d'une femme épanouie.

« L'existence comportant son lots de défis et de luttes, quand le désir revient, il faut savoir en profiter ! » clame gaiement la principale intéressée.

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