Maxime Proulx «parle de lui»

Maxime Proulx... (Étienne Ranger LeDroit)

Agrandir

Maxime Proulx

Étienne Ranger LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

«À partir de maintenant, prépare ton show.» C'est l'ultime conseil que Céline Dion avait donné à Maxime Proulx, à la suite de son élimination de Star Académie, en mars 2009.

Et c'est le conseil que le jeune homme de 18 ans d'alors a choisi de suivre... de Plaisance à Montréal, où il a récemment lancé son tout premier album, Parle de moi, et d'où il se prépare à prendre les routes d'assaut avec son spectacle.

«Je veux être du prochain Festival de montgolfières de Gatineau! Voilà, l'appel est lancé!» clame à qui veut bien l'entendre l'auteur, compositeur, interprète et danseur aujourd'hui âgé de 24 ans.

À l'instar de la version de Ma gueule gravée sur son cédé, «que je livre comme l'histoire d'un petit garçon qui devient un homme», Maxime Proulx a définitivement pris pied dans le monde adulte et s'affirme, sur cette première galette, tout en cherchant à faire chanter et danser avec lui.

Pourtant, les lendemains «star-académiciens» auraient pu le désenchanter. Quand on lui demande ce qu'il a fait au cours des cinq dernières années, il répond par une liste de quelques mots: «Dépression, rencontres qui ne mènent finalement nulle part, déception, amertume et dépression de nouveau», énumère-t-il sans fard.

Il a de plus perdu son père, l'an dernier. Initialement hospitalisé pour un malaise bénin, «il a contracté la bactérie mangeuse de chair. En 13 heures, c'était fini...» raconte-t-il, le regard embué.

Son deuil, il confie l'avoir vécu «à travers l'écriture et la composition» de plusieurs pièces de Parle de moi. Pendant tout ce processus, son équipe a pris forme, un membre à la fois, incluant Tino Izzo, Éric Collard et John Nathaniel, qui signent à trois têtes la réalisation de son disque. Il a aussi retrouvé sa consoeur de Star Académie Vanessa Duchel pour écrire Prends un instant - par laquelle il invite tout un chacun à faire son examen de conscience en se regardant dans le miroir - en plus de compter sur Andie Duquette (La Voix) pour le duo Reste, évoquant la perte d'un être aimé.

Intimidation et affirmation de soi sont des thèmes récurrents, qui lui tiennent à coeur depuis longtemps. «Il faut prendre conscience de la portée de nos gestes et paroles, de leur poids. J'ai été pointé du doigt, plus jeune, à l'école, parce que j'aimais chanter et, surtout, danser. J'ai appris à m'accepter, à faire fi du jugement des autres, pour assumer pleinement qui je suis.»

Maxime Proulx a d'ailleurs poussé l'exercice jusqu'à laisser délibérément tomber la chemise pour certaines photos de son livret.

«Je n'aime pas du tout me voir sans chandail, avoue-t-il. Mais j'étais là, à chanter aux gens d'avoir le courage de s'accepter tels qu'ils sont, de faire face à leurs peurs. Comme mon père m'a toujours dit que mes plus grandes craintes finiraient par devenir mes plus grandes forces si j'arrivais à les apprivoiser, je me suis obligé à poser pour ces photos.»

Il s'affiche et s'expose donc, dans toutes ses ambiguïtés. On ne s'étonne d'ailleurs pas de l'entendre avouer que c'est grâce au coloré Adam Lambert (lui-même issu d'American Idol) que le Québécois chante comme il le fait. «Oui, Adam Lambert joue la carte de l'ambiguïté sexuelle, mais encore plus celle de l'ambiguïté tout court, fait valoir Maxime Proulx. D'une chanson à l'autre, tu as tour à tour l'impression d'entendre la plus garce des personnes puis le plus blessé des hommes. Je ne suis sûrement pas aussi théâtral que lui, mais je le trouve inspirant.»

Vlessard@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer