Les Chercheurs d'or à la conquête de la «root»

Quintette country-trad 100% québécois qui connaît un succès croissant, Les... (Courtoisie)

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Quintette country-trad 100% québécois qui connaît un succès croissant, Les Chercheurs d'or font, depuis trois ans, la moitié de leur carrière - et de leurs concerts - en France et en Suisse.

Bien que les salles soient remplies, marque «concrète» d'une stratégie réussie, ce succès reste «très relatif», s'empressent de corriger François Gagnon et Simon Pelletier-Gibert, respectivement guitariste et percussionniste-harmoniciste de l'équipe, en convenant que les retombées commerciales ne sont pas à la hauteur des efforts déployés par leur gang, qui aligne les spectacles à un rythme de marathonien. 

Bref, s'ils vivent correctement de leur art, Les Chercheurs ne roulent pas encore sur... l'or convoité. Et quitte à parler d'argent: le Cabaret La Basoche les accueille vendredi, tandis que le Centre national des arts les héberge le lendemain dans sa Quatrième salle, écrin habituel des jeunes pépites de la musique canadienne. Du show bon-bon-pas cher! Ne cherchez pas plus loin...

D'ailleurs, ils se produiront à Montréal, le 9 novembre, dans le cadre du festival Coup de coeur francophone (le même soir que les Ottaviens du Mehdi Cayenne Club).

Unilingues exportables

En 2015, et probablement les trois prochaines années, le quintette entend raffermir ses liens avec le Québec mais, en parallèle, veut se développer sur le marché anglophone de l'Amérique du Nord. «Un travail de longue haleine», reconnaît M. Gagnon, car, même si «c'est un band qui s'exporte très bien» et que leur musique soit très ancrée dans ce «sentiment d'appartenance à l'américanité», ils ont la ferme intention de continuer à chanter en français.

«On sent une ouverture du côté anglophone. Et que la langue n'est pas du tout une barrière», renchérit Simon Pelletier-Gibert, en rappelant qu'ils ont eu l'occasion de tester leurs matériel dans le nord des États-Unis et dans l'Ouest canadien, notamment au Stampede de Calgary, où ils ont reçu «une très belle réponse du public». 

Ne serait-ce que pour se démarquer, au milieu des nombreux bands nord-américains, «le leitmotiv, c'est de garder notre côté unilingue francophone, poursuit-il. C'est ce qui fait notre particularité et notre originalité [face à] tous ces groupes qu'on adore».  

«Musicalement, par contre, on s'ouvre de plus en plus. Le groupe est un peu sorti du "carcan" country. Ça demeure un truc folk, avec du violon (tenu par Marie-Christine Roy) et du banjo (Isabeau Valois, la chanteuse principale cofondatrice du groupe, avec M. Gagnon) et des tas d'influences: un peu de trad, un peu de jazz, et beaucoup de pop, depuis le deuxième album...» 

«... Et du rock aussi, enchaîne son acolyte. En fait, on essaie de faire des chansons populaires, mais avec un enrobage très roots», terme qui, dans sa bouche, désigne «toutes les musiques aux racines américaines».

Sur scène, Les Chercheurs d'or ont la réputation de brasser le tamis de la façon la plus énergique qui soit. Ils n'hésitent pas à déployer «tout un côté théâtral qui vient de nos influences sixties. Notre conception de la musique pop vient de la musique britannique de cette époque, qui en est la souche, finalement», estime le guitariste. «Une approche british, mais jouée avec des instruments roots.» Et un son qui se veut «de plus en plus global». 

Leurs tournées intensives leur laissent assez peu de temps pour s'asseoir, composer et peaufiner. Au point que leur prochain album ne sortira probablement pas avant la fin de 2015.

Qu'importe: ils on trouvé la parade: faute de local, ils pratiquent «dans les chambres d'hôtel, voire sur scène, durant les soundcheck et en show». Ils ont ainsi un plaisir partagé à se «mettre en danger» en laissant rapidement les chansons évoluer sur scène.

«De nouveaux morceaux émanent des tournées. Et l'approche devrait porter ses fruits, parce qu'une belle connivence s'est développée entre les membres du groupe», indique Simon Pelletier-Gibert.

Ils songent même à enregistrer leur prochain disque «un peu partout, histoire d'exploiter les endroits où l'on se retrouve», plutôt que de s'astreindre à une grosse pause studio qui, estiment-ils après avoir enregistré trois disques, ne parvient pas vraiment à rendre justice à l'intensité de leurs vibrations scéniques.

Pour y aller >

  • OÙ? La Basoche
  • QUAND? Le 7 novembre, 20h
  • RENSEIGNEMENTS: 819-243-8000 ; www.ovation.qc.ca
  • OÙ? Centre national des arts
  • QUAND? Le 8 novembre, 19h30
  • RENSEIGNEMENTS: 1-888-991-2787 ; Ticketmaster.ca
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