Le grand plaisir des Petites Tounes (en vidéo)

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Les 4 saisons, c'est «notre album le plus accompli», soutient Carlos, porteur du chandail bleu au sein de la formation Les Petites Tounes, où l'on retrouve aussi Claude, Éric (le jaune) et Martin (le rouge).

Son public a faramineusement grossi depuis 2012, année charnière, lorsque Télé-Québec a commencé à diffuser les capsules musicales de ce quatuor coloré qui tourne pourtant depuis près de 20 ans.

Grâce à cette visibilité accrue, «on avait plus de moyens. Donc on a pris notre temps, en studio. On a aussi fait beaucoup de recherches [stylistiques] et on a pu aller beaucoup plus loin dans les arrangements», explique Carlos Vergara, qui a cofondé ce duo devenu quatuor avec son ami Claude Samson (le vert), lequel est aussi membre en règle de la troupe rock Vilain Pingouin.

Son ami... et collègue, car tous deux étaient éducateurs dans la même garderie, où ils enregistraient leurs petites compositions, à l'époque sur des cassettes, pour faire danser les gamins. M. Vergara n'a d'ailleurs lâché son job alimentaire, en CPE puis en milieu scolaire, qu'en 2007.

«C'est difficile de promouvoir son produit, quand on fait de la musique pour enfants: ça ne joue pas à MusiquePlus ni à la radio.» Télé-Québec a changé la donne, en leur permettant de devenir «le groupe de rock préféré des enfants», dit-il à la blague, mais reconnaissant.

Avec leur montage dynamique et leurs couleurs bariolées, les vidéoclips des Petites Tounes savent hypnotiser instantanément leur jeune public. Et, sur scène, tout en passant d'un costume à l'autre, les musiciens déploient la même énergie souriante.

L'esprit de la jeunesse

«Avoir longtemps travaillé en garderie fait qu'on connaît bien l'univers des enfants. Et on s'y plaît bien, nous aussi: on retombe dans cette magie, cette énergie de l'enfance. En spectacle, on arrive assez bien à garder leur attention. Peut-être parce qu'on sait comment communiquer avec eux. Mon approche, c'est de les considérer comme des amis», en surveillant toujours son langage, mais sans sous-estimer leur intelligence, explique Carlos Vergara, lui même père de quatre enfants. Dont une petite fille de sept ans qu'on entend chanter J'ai perdu ma dent, sur ce disque paru le 7 octobre.

En gang, le quatuor a neuf rejetons. Les chansons sont pré-testées: elles doivent «recevoir le sceau "approuvé!"» de leur marmaille ou celle de leurs amis avant d'être endisquées. «Avant, on faisait pareil en garderie. Un enfant, ça ne ment pas: il ne te dira pas que c'est pas bon, mais il va vite se désintéresser. On sait vite si ça va marcher ou pas.»

S'il s'adresse avant tout aux enfants, Carlos Vergara préfère le terme de «musique familiale». Seule l'écriture les textes nécessite une approche particulière. Pour le reste, «on fait de la musique, point». Comprendre: avec le même le souci d'authenticité et «le même sérieux» que s'ils s'adressaient à des adultes. «On a fait notre niche et on est assez respectés», tant par les parents que dans le milieu, croit-il. En 2011, sa petite troupe s'emparait du Félix de l'album de l'année, catégorie Jeunesse.

La clef du succès? «On s'amuse beaucoup! Et on transmet ce plaisir aux enfants.» Les quatre complices, des multi-instrumentistes aux goûts musicaux éclectiques, sont «super ouverts» à essayer toutes sortes de styles et de sonorités. Du reggae à la pop beatlesque en passant par le country et la chanson française, «on a tellement d'influences, qu'on peut [tout jouer]. Et on s'est tout permis, en 19 ans. On a même fait 30 secondes de heavy metal

Je suis vraiment chanceux! Avec quel autre band aurais-je pu gagner ma vie au Québec en jouant de la musique sud-américaine?» expose, hilare, Carlos Vergara, qui a des origines péruviennes. La même curiosité mélomane l'a poussé à prendre des cours de banjo - sur YouTube - à l'époque de la préparation de l'album Au grand galop, à saveur country.

Spectacle de Noël

Les musiciens défendront leur album en mai, en salles, et cet été, en festival. Mais le quatuor présentera son spectacle du temps des Fêtes, intitulé C'est à quelle heure, minuit?, le 13 décembre, à 14h, à l'École Rose-des-Vents de Cantley.

En outre, du 11 au 19 décembre, Les Petites Tounes sillonneront les écoles d'Ottawa et de l'Est ontarien, pour y présenter ce spectacle - cette fois en formule à trois, sans leur batteur. Seule la prestation à Cantley est toutefois ouverte au public.

Pour y aller >

  • OÙ? École Rose-des-Vents, Cantley
  • QUAND? Samedi 13 décembre, 14h
  • RENSEIGNEMENTS: 819-827-3434 ; loisirculture@cantley.ca (sièges non réservés)
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