Winnie l'oursonne... canadienne

Lindsay Mattick est l'arrière-petite-fille de Harry Colebourn et... (Valérie Lessard, LeDroit)

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Lindsay Mattick est l'arrière-petite-fille de Harry Colebourn et qui est le «père» de la vraie Winnipeg, dite Winnie, ayant inspiré le personnage de Winnie l'Ourson de l'auteur britannique A.A. Milne. Une statue de son aïeul et de l'oursonne est érigée au zoo de Londres, là où Winnie a fini ses jours, 20 ans plus tard.

Valérie Lessard, LeDroit

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(Londres) «Qui aurait cru qu'en achetant une oursonne pour la somme de 20 $ à un trappeur de l'Ontario, alors qu'il était en route pour l'Angleterre avec son régiment, il y a 100 ans, mon arrière-grand-père allait avoir un tel impact sur la littérature? Que de la guerre et sa noirceur, il resterait ainsi des histoires pleines d'humanité qui seraient racontées de génération en génération?» soulève Lindsay Mattick, rencontrée au zoo de Londres, plus tôt cette semaine.

Il faut savoir que son arrière-grand-père, le vétérinaire et soldat manitobain Harry Colebourn, a baptisé l'oursonne en question Winnipeg, en hommage à sa ville natale. Ladite Winnipeg a vite été surnommée... Winnie par les membres du 34e Régiment de cavalerie de Fort Garry.

Si les aventures de Winnie l'Ourson, telles qu'écrites par le Britannique Alan Alexander Milne, nourrissent l'imaginaire de milliers d'enfants depuis des décennies, le parcours de la véritable - et 100 % Canadienne - Winnie s'avère tout aussi fascinant. Ce parcours, directement lié à la Grande Guerre, a entraîné Mme Mattick sur les traces de son arrière-grand-père, au cours des dernières années, afin de mieux comprendre et raconter son héritage familial, en plus de mettre au jour la «connexion canadienne» existant entre Winnipeg et le célèbre personnage des livres jeunesse et dessins animés.

«Quand je suis tombée enceinte de mon fils, qui s'appelle Cole en hommage à son arrière-arrière-grand-père Colebourn, je me suis dit qu'il était temps que je trouve une manière d'expliquer ce pan de notre histoire familiale qui s'inscrit dans l'Histoire en plus d'avoir marqué le milieu littéraire», soutient celle qui a évidemment grandi avec les aventures de Winnie l'Ourson, «même si c'est plus tard que j'ai vraiment compris ce qui m'unissait au personnage».

Lindsay Mattick lancera à l'automne 2015 l'album illustré Finding Winnie, dont elle lira des extraits en primeur, aujourd'hui, à Salisbury, en marge de la tournée de l'Orchestre du Centre national des arts au Royaume-Uni, commémorant justement le centenaire de la Première Guerre mondiale. Pour la fière descendante du capitaine manitobain, il s'agit d'une première visite sur les plaines de Salisbury.

«Pour moi, la boucle sera enfin bouclée, en quelque sorte. Harry a posé un simple geste, dicté par son amour des animaux, lorsqu'il a acheté Winnie. Il l'a amenée avec lui jusqu'à Salisbury, où son régiment était établi pour s'entraîner avant de partir au front.»

Au moment de traverser la Manche pour aller combattre, Harry Colebourn a toutefois donné Winnie au zoo de Londres, «où il est venue la voir chaque fois qu'il était en permission», précise Mme Mattick.

Son arrière-grand-père avait l'intention de ramener Winnie au Canada avec lui, à la fin de la guerre, «mais il a dû se rendre à l'évidence que le zoo de Londres était devenu son nouveau chez-soi». Et c'est là qu'en 1926, A. A. Milne et son fils Christopher feront la rencontre de celle qui deviendra sous sa plume Winnie l'Ourson, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Les frais de ce voyage sont en partie assumés par le Centre national des arts.

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