Cossette en mode travail-famille

Le nouveau disque de Sylvain Cossette ne prétend pas... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Le nouveau disque de Sylvain Cossette ne prétend pas révolutionner le monde de la musique. «Il est toujours question du bonheur, du malheur, des ruptures, de la mort. C'est simple, mais essentiel», assure-t-il.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Double actualité pour Sylvain Cossette. Mardi dernier, le chanteur annonçait la parution d'un nouvel album et celle d'un livre offert sous le même titre, Accords. Deux propositions réalisées en partie en famille, avec sa compagne Andrée Watters à la co-production, ses filles Élisabeth au chant et Judith au graphisme et à la photographie. Même le chien Groupie (sic) pose sur l'album à titre de premier public.

«Une bulle créatrice dans une bulle de famille», résume sereinement le chanteur rencontré en milieu de semaine à Ottawa pour la promotion de ses projets présent et futur. Il sera de retour dans la région, en concert à la salle Jean-Despréz, les 5 et 6 mars prochains.

Ce nouveau disque ne prétend pas révolutionner le monde de la musique: «Il est toujours question du bonheur, du malheur, des ruptures, de la mort. C'est simple, mais essentiel», assure-t-il. Les compositions, cette fois, sont néanmoins toutes originales et signées par Sylvain Cossette.

Quant au livre Accords, une photobiographie, il dresse un savoureux portrait du chanteur fraîchement quinquagénaire. La structure du livre rappellera au lecteur les nombreuses coupes de cheveux qui ont accompagné son parcours, de la raie impeccable à la fin des années 1970 à la coupe Longueuil (assortie d'une moustache!) quelques années plus tard, en passant par la crinière permanentée en 1990, année de nomination aux prix Juno dans la catégorie «meilleur groupe prometteur» avec sa formation Paradox.

«Je n'ai jamais dit à personne que je deviendrais chanteur, partage Sylvain Cossette. Je n'avais aucun plan de carrière, j'étais libre et tout est tombé à la bonne place au bon moment. C'est peut-être pour ça que mon succès a pris du temps.»

Une aventure musicale sur plus de deux décennies au cours de laquelle la route chaotique des concerts dans les bars se trouve vite éclipsée par l'ascension qu'on lui connaît: de son premier succès Tu reviendras à son interprétation de la chanson Que je t'aime, des comédies musicales Notre-Dame de Paris à Dracula notamment. Désormais, le chanteur aspire à une plus grande proximité avec son public, à plus de simplicité aussi, après 15 années à participer à des spectacles à grands déploiements.

Accords parfaits

Confronté à l'image un peu lisse que d'aucuns lui reprochent, Sylvain Cossette répond que son seul souci a toujours été cette recherche d'équilibre, cette constance à toute épreuve qui lui aura permis de tourner le dos aux sirènes de la célébrité. «Je suis un gars discipliné dans son indiscipline, je fais simplement très attention à ma voix.»

En parcourant les légendes des photographies du livre, on le découvre d'une timidité maladive dans sa jeunesse. Il avoue avoir été victime du syndrome de l'imposteur à ses débuts, lui, le 11e d'une fratrie de 12 enfants qui aurait eu du mal à trouver sa place au sein de sa famille. Pas le genre à pousser les portes ou à forcer si ça ne passe pas. L'artiste préfère bien s'entourer et rend souvent hommage à son agent, conseiller, avocat et producteur Mark Vinet. «Chaque fois, il m'a aidé à me rendre à l'étape supérieure», soutient-il.

Il évoque cette période faste de sa carrière où, après avoir parcouru les routes du Québec avec le très populaire projet 70s, présenté plus de 400 spectacles en six ans, l'artiste décide de racheter tous les droits de ses chansons à son précédent gérant.

«Je suis contre le fait qu'une maison de disques détienne l'intégralité des droits d'une chanson à vie, croit-il. Il faudrait instaurer un système de prêt, c'est une question de principe.»

Désormais, il n'a plus besoin de demander la permission pour chanter, ni enregistrer ses propres chansons. Préfère-t-il interpréter les siennes ou celles des autres? «J'ai autant de plaisir à reprendre Freddy Mercury que mes propres compositions. Chanteur avant tout!» répond-il sans hésiter.

La petite entreprise familiale de Sylvain Cossette ne connaîtrait pas la crise...

Pour y aller >

  • OÙ? Salle Jean-Despréz
  • QUAND? Les 5 et 6 mars, 20 h
  • RENSEIGNEMENTS: 819-243-8000 ; www.ovation.qc.ca
Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer