L'OCNA, pèlerin musical de l'identité canadienne

Pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération, le chef Alexander Shelley et les 70 musiciens de l'orchestre du CNA traverseront le pays d'un océan à l'autre, pour y donner une cinquantaine de concerts et d'activités éducatives.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Ce printemps, l'orchestre du Centre national des arts (OCNA) célèbre les 150 ans de la Confédération en allumant les bougies d'un gâteau musical dont la dégustation va se prolonger jusqu'à l'automne : une grande tournée le conduira sur la côte atlantique en avril et mai, avant la poursuite des célébrations au Centre et dans l'Ouest du Canada, fin octobre. Entrevue avec son jeune chef d'orchestre, Alexander Shelley, amené à diriger pour la première fois l'orchestre en tournée pancanadienne.

St John's (Terre-Neuve), Moncton, Charlottetown, Eskasoni, Saint John (Nouveau Brunswick), Halifax font partie du carnet de vol des quelque 70 musiciens participants, soit l'intégralité des effectifs de l'OCNA en production exceptionnelle loin des métropoles. 

« C'est important, selon notre philosophie, de rendre accessibles l'OCNA et la musique canadienne au maximum de gens et plus particulièrement à ceux qui n'ont pas l'opportunité d'assister à un concert d'orchestre. Je pense que c'était l'initiative la plus pertinente à prendre en cette année anniversaire. »

La tournée atlantique - du 26 avril au 7 mai - comprendra, parallèlement aux concerts, une cinquantaine d'activités éducatives et d'événements communautaires dans les villes traversées. Un arrêt est prévu dans la réserve d'Eskasoni, au Cap Breton, laquelle compte la plus grande communauté micmaque au monde et constitue le berceau familial de la poète Rita Joe. L'un de ses plus poignants écrits, I lost my talk, inspiré de ses années en pensionnat autochtone, a fait l'objet d'une partition composée par John Estacio sur commande de l'orchestre et sera interprétée à chaque prestation de la tournée.

« Ces deux dernières années, nous avons commissionné beaucoup de compositeurs pour de nouvelles pièces, dont un grand nombre ont trait à l'identité, fait valoir Alexander Shelley. Comme le Canada est aussi une destination d'immigrants, nous avons choisi un répertoire qui reflétait cette réalité historique. »

Sur les partitions des musiciens : la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorák conçue en expatriation sur le territoire américain. Dvorák ne resta seulement que trois ans aux États-Unis mais ce voyage l'inspira. 

Le chef d'orchestre et directeur artistique de l'OCNA a également choisi le concerto pour violon d'Eric Korngold, compositeur surtout connu pour ses musiques de film. Contraint d'émigrer suite à la montée du nazisme, il délaissera la musique dite « sérieuse ». À la fin de la guerre, Korngold reviendra à la musique de concert et composera aussi de la musique de chambre. 

« Son concerto pour violon créé une fois la guerre finie est l'expression d'une identité libre », partage le chef d'orchestre qui sait aussi se faire pédagogue. Le répertoire retenu présentera des oeuvres déjà produites. Seule nouveauté : des arrangements pour orchestre signés Rebecca Pellett de We shall remain, que l'on découvrira lors des concerts donnés à la réserve Eskasoni ainsi qu'à Halifax. 

Le deuxième volet de la tournée se poursuivra du 19 octobre au 2 novembre à Winnipeg, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Victoria et Vancouver. Si aucune date de cette tournée anniversaire n'est prévue dans les territoires du Nord, l'OCNA étudie la possibilité de se rendre au Yukon en novembre, puis au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest en janvier 2018.




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